Merci à tous ceux et celles qui contribuent à l'enrichissement de mes blogs et qui m'adressent des diaporamas, photos, histoires, jeux, chroniques... : Stella Israël, Charles Levy, Jean-Claude Dos Reis, Soly Barchechath, Nina Melloul, Raquel Dahan-Dayan, Gaby et Jacqueline Cabessa, Madeleine Dahan-Bohbot, Sylvie Sabbah, Soly Azran, Claire Erbibo, Claudine Amzallag-Suissa, Simone Barak, Francine Kaufman, Dora Marrache, Jean-Marie Gélinas, Jacky Azoulay, Julia Coriat, Ondine Roustan, Charles Zagury, Daniel Laprès...

Sauf erreur, les chansons, diaporamas, photos, histoires, jeux... adressés par d'anciens safiots et publiés ici sont libres de droit : si toutefois je me suis trompé, c'est de bonne foi et en tout état de cause sans but lucratif. Merci aux ayant droit de se manifester par courriel, je supprimerai ce qui doit l'être ou mentionnerai l'accord de publication.

Veuillez:
* consulter, sur la colonne de droite, le sommaire
* cliquer sur l'article de votre choix.

Nous vous souhaitons une agréable visite!!!

N.B. Nous vous suggérons de consulter, de temps à autre, notre livre d'or: http://www.swisstools.net/guestbook.asp?numero=86997
et vous invitons à y placer vos commentaires et suggestions. Merci!


Un super video juke-box

Grands ou petits , jeunes ou vieux , hommes ou femmes archivez ce document c’est un vrai régal.....
Vous pouvez réécouter + d’un siècle de chansons , une archive à conserver sans " modération’

Un super video juke-box, à conserver dans ses favoris !!!
C’est une vraie mine d’or,
Entrez le nom de l’artiste que vous souhaitez écouter, dans la petite fenêtre prévue à cet effet.
Je n’ai pas réussi à prendre en défaut ce site et pourtant j’ai tapé des noms de chanteurs qui ont eu leurs heures de gloire avant 1940! (par exemple : Berthe Silva, Reda Caire, Jean Lumière, Rina Ketty, Mistinguet....),
On trouve également d’anciennes vidéos.
C’est tout simplement ahurissant!

http://uwall.tv/

mercredi 12 mars 2008

Décès de Samy ELMAGHRIBI

Samy El Maghribi z.l.
décédé ce 2e jour d’Adar beth 5768, le 9 mars 2008.
Au nom de tous les safiots de Montréal, nous présentons à sa famille nos plus sincères condoléances.
Sami ElMaghribi, de son vrai nom Salomon Amzellag, est né en 1922 à Safi, mais sa famille s’installe à Rabat à partir de 1926. Tout petit, Sami est attiré par la musique et à l'âge de 7 ans, il fait sa première école buissonnière pour rejoindre un groupe de musiciens dans le quartier juif de Rabat.
Il commence à se familiariser avec la musique andalouse et apprend à jouer du oud (luth oriental) par lui-même. Il se perfectionne par la suite en fréquentant le Conservatoire de musique de Casablanca et les cercles des maîtres de musique andalouse les plus réputés. A l'âge de 20 ans, il décide de quitter son poste de directeur commercial pour se consacrer au chant et à la musique
Le répertoire de Sami ElMaghribi est très large :
D’une part il reprend les chansons traditionnelles. Il a notamment marqué de son empreinte les anciennes qçidas de Sidi Qaddour Al 'Alami, de Benmsaib, du Cheikh Bouazza, de Bensliman et autres grands ténors de la poésie malhoun. La qçida Bensoussan en particulier, a été écrite par Benyechou et chantée par d'autres chanteurs avant que Sami ne la popularise, il en est de même des autres qçidas comme "Al kawi", "Mal hbibi malou", etc.
D’autre part il compose entre 1950 et 1965 une musique populaire inspirée des motifs traditionnels, dont les premiers titres lui ont aussitôt valu l'admiration du public. On ne peut oublier ses chansons les plus célèbres : Ay ay ay loukan kanou andi le mnain, Kaftanek mahloul ya lala ou Oumri ma nensak ya mama. Il crée un style personnel basé sur les noubas du gharnati, le moual marocain, le malhoun et le haouzi, en développant l'art des melismes, des nuances et des modulations vocales.
Il chante aussi la vie quotidienne : la chanson du "marché noir" pour déplorer la disette et le rationnement des années de guerre, en 1955 il salue le retour de Sa Majesté Mohammed V avec "Alf hniya wa hniya, Koulou 'la sslama Sidna Mohammed Alkhamis Soltan al Maghrib", en 1960 il exprime sa peine après le tremblement de terre d'Agadir avec sa "qaçidat Agadir".
Il poursuit sa carrière à Paris, où il donne de nombreux concerts et crée sa propre marque de disques, Samyphone. Le succès de ses disques et de ses représentations dans tous les pays où se sont établis des immigrants originaires d'Afrique du Nord confirment sa renommée internationale.
En 1960 , Sami ElMaghribi émigre au Canada. En 1967 il devient rabbin et se consacre aux chants religieux et aux Piioutims. Ses nombreux admirateurs craignent que leur idôle ne délaisse à jamais le chant populaire . Effectivement, il s'abstient à paraître en public comme artiste chanteur puis il se ravise et il répond par une chanson "Salouni nnas" (les gens m'ont questionné..) Par cette chanson, il affirme qu'il n'y a pas d'incompatibilité entre le culte et le chant profane. Il a tenu à le prouver dans les rares soirées qu'il a, depuis lors, animées, dont celles à Paris au Canada et celle au Théâtre Mohammed V aux côtés de Raymonde al Bidawiyya et de Abdelhadi Belkhyat.

Aucun commentaire: