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Il nous a quittés Vendredi 26 Juin 2009 à l’âge de 79 ans.
Il s’est éteint en Floride à Miami où il s’était rapproché de ses enfants. Il a inhumé aux côtés de son épouse au cimetière de son Moshav Yad Rambam près de Ramleh.
Originaire de la ville de Settat au Maroc et ancien élève d’une importante yechiva où il a été formé et moulé, il a immigré en Israël en 1956 pour s’installer dans le Mochav de Yad Rambam près de Ramleh.
Aux Etats-Unis, il était adulé et considéré le chantre des fêtes juives notamment de Tichri pour animer des offices religieux dans des bateaux de croisière.
Je l’ai personnellement connu il y a 9 ans de cela lors d’un week end à Kfar Maccabiade. Il animait la prière et chantait encore comme autrefois lorsqu’il avait été considéré comme une icône du pays. Il me paraissait alors timide et bien à l’aise et très entreprenant dans les discussions qu’il ne voulait pas râter.
Il m’avait invité à le rejoindre dans son Moshav pour me remettre ses mémoires rédigées de notes éparses pour boucler un livre qu’il n’avait jamais pu publier. J’étais accompagné du philosophe et écrivain Carine Brenner qui m’a appris la nouvelle de don décès.
Dans ses mémoires non éditées on ressent sa force de vivre, sa joie éternelle de chanter en exprimant son identité juive marocaine extrêmement forte en même temps que de la liturgie de nos fêtes héritée des siens qu’il a réussi à son tour de transmettre afin que de nouvelles générations puissent la reproduire.
Dans ses écrits, il rappelle sa trajectoire d’enfant au Maroc, son itinéraire de jeune grandi dans la yechiva et abondamment sa démarche et son action humanitaire en faveur des plus défavorisés d’alors en Israël qu’il considérait comme des laissés-pour-compte, voire même des citoyens de seconde zone dont la majorité était originaire comme lui du Maroc.
Son action contre l’establishment ashkénaze en Israël avait pour objectif de mettre en avant en la dénonçant la ségrégation vécue autrefois par ses pairs dans les petites villes en voie de développement d’Israël.
Jo s’en est allé mais on peut affirmer avec vigueur qu’il était généreux, présent auprès des pauvres de sa communauté, conscient des dangers de la mondialisation quoi nous guettent en pensant que notre combat serait celui de ne jamais brader notre héritage. Faire connaître son œuvre et sa richesse est notre devoir.
Je pense à toi, à nos fréquents entretiens téléphoniques, à ta voie quand tu roulais le R et aux siens.
Tu fais déjà partie de notre « patrimoine », tu étais un géant de notre musique et de nos prières mises en musique. Ton œuvre exemplaire en chansons et en philosophie de la vie continuera à vivre à travers les jeunes générations. Ce travail sera assuré par nos amis, c’est promis - juré !
Jo, mon ami, tes CD que tu m’as offerts seront toujours comme par le passé sur le plateau le Vendredi après-midi à la veille du shabbat
Rendez-Vous avec toi dans une autre vie et continueras de chanter le Shabbat tes airs délicieux qui feront vibrer tous les murs du paradis.
Arrik Delouya
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