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Grands ou petits , jeunes ou vieux , hommes ou femmes archivez ce document c’est un vrai régal.....
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mardi 18 septembre 2007






A. Le jour du pardon

Rabbi Akiva dit: "Heureux Israël devant qui vous purifiez-vous... devant l'Eternel... comme il est dit et je vous aspergerai d'eau pure... (Ezechiel 36).

Le jour de Kippour revêt une telle importance que même les Juifs les plus éloignés tiennent à y marquer un lien avec la Communauté ou le peuple juif, en venant au moins écouter le Chofar annonciateur du pardon Divin ou même en se contentant de se réunir avec la famille pour vivre ce jour redoutable.

Ce "jour du pardon" nous a été dévoilé par Moïse qui, après la faute du veau d'or implora pendant 40 jours l'Eternel et obtint le pardon pour le peuple d'Israël le dix Tichri au coucher du soleil avant que les portes du ciel ne se referment (Neïla).

En ce jour chaque année, l'Eternel purifie son peuple de ses fautes, presque automatiquement. Ce jour révèle la vraie nature du peuple juif qui ne peut renoncer au lien particulier qui le lie à son D-ieu.

Si pendant toute l'année, les enfants d'Israël oublient quelquefois leur mission, le jour de Kippour ils clament du plus profond de leur coeur et à haute voix leur véritable volonté: "Écoute Israël, l'Eternel est notre D-ieu l'Eternel est un". "Que soit source de bénédictions le nom de l'honneur de sa royauté à jamais".

Le jour de kippour, nous répétons à plusieurs reprises "Car en ce jour il vous sera pardonné (réparé) (de) toutes vos fautes, devant l'Eternel, vous serez purifiés".

De plus, lorsque nous lisons les maximes de nos pères (Pirké Avot) nous commençons par cette phrase comme "Kol Israël..." "Tout Israël a part au monde futur".

Si le pardon et le monde futur nous sont assurés "automatiquement" quelle est la véritable valeur de nos actions et du libre arbitre ? "Torat Hachem Témima Mechivat Nafech". Le psalmiste s'écrie: "l'enseignement (Torah) de l'Eternel dans sa totalité, ramène (ravive) l'âme".

Très souvent, nous participons à des cours où écoutons des conférences dont nous ne retenons que quelques idées. Si nous n'étudions pas un sujet dans sa totalité, cela peut entraîner des non-sens graves. C'est en général le cas pour Yom Kipour et le monde futur.

B. Quel pardon?

Il faut savoir que ne sont pardonnées en ce jour que les fautes commises envers l'Eternel. Celles commises envers les autres nécessitent leur pardon. C'est pour cela que l'on a l'habitude de déclarer officiellement que nous pardonnons à tous ceux qui auraient fauté envers nous-mêmes.

C'est vrai, Yom Kippour pardonne en tant que jour comme l'a enseigné le Rambam, mais pas toutes les fautes, ni automatiquement: cela demande notre participation.

La Téchouva personnelle est nécessaire, de plus, les fautes envers un autre homme nécessitent le pardon de celui-ci . Quant à "Tout Israël a part au monde futur...", trop peu de personnes connaissent la suite de cette Michna. "Et voici ceux qui n'ont pas part au monde futur : celui qui ne croit pas en la résurrection des morts, celui qui dit que la Torah n'est pas Divine..." . Ces enseignements nous montrent qu'en fait l'âme du peuple juif dans son ensemble est liée à l'éternité. Comme dit le Tania (livre écrit par Rabbi Zalman de Lyadi) Helek Elo-ah mimaal - une partie du D... supérieur.

La volonté profonde de chaque juif est de perpétuer le message et les idéaux de nos prophètes. Rares sont ceux qui renient cet héritage, même s'ils ne se sentent pas "obligés" par une pratique "du détail". Les deux phrases citées plus haut sont le reflet de cette vérité, mais leur développement nous montre que l'on a toujours le choix, à D-ieu ne plaise de s'en détacher totalement.

C. Les obligations du jour

Elles sont essentiellement liées à la Téchouva.

1/ Le vidouï : c'est-à-dire la confession devant D-ieu de toutes ses fautes, que nous récitons à la fin de chacune des cinq prières (amida) de ce jour. Si une personne à un souvenir précis d'une faute qu'elle a commise, elle ne peut se suffire de la formule globale mais doit mentionner sa faute explicitement.
2/ Pour le jeûne, les malades et les accouchées consulteront une autorité rabbinique. - Interdiction d'absorber toute nourriture ou boisson, même un verre d'eau. Il est permis de sentir des herbes odorantes .
3/ Tous les travaux interdits le chabath le sont également en ce jour.
4/ Jouissance du corps. - S'oindre d'huile (ou des lotions même très liquides, pour le bien de la peau). - Se laver même les mains (le matin on ne pratiquera les ablutions rituelles que sur les doigts et avec ceux-ci encore humides on se nettoiera les yeux). - On ne portera pas d'eau à sa bouche même pour la rincer. - On ne porte pas de chaussures de cuir. - Les rapports conjugaux sont interdits. - On évitera de s'orner à outrance de bijoux, ce qui rappelle notre participation à la faute du veau d'or.

"Car en ce jour il vous sera pardonné de toutes vos fautes, car c'est devant l'Eternel que vous vous purifiez" . Lorsque Yom Kippour coïncide avec le chabath on commence l'office avec l'accueil du chabath. Certains commencent avec Mizmor chir léyom hachabat

D. Kol Nidré

En arrivant à la synagogue on se vêtit du Talith après avoir récité la bénédiction. Si on tarde à venir et qu'il fait déjà obscur (après le coucher du soleil) ou si on empreinte le Talith d'une autre personne, on ne récitera pas la bénédiction. En effet la mitsva des Tsitsit (franges du talith) doit s'accomplir le jour, sur un vêtement qui soit notre propriété .

Après les psaumes d'usage, on se lève pour réciter Kol nidré. Kol Nidré est la dernière possibilité que nous possédions pour nous détacher de paroles incontrôlées qui pourraient nous enfermer dans des obligations au-dessus de nos moyens. On sort les séfarim (livres de la Torah) puis le Hazan et deux autres personnes lisent trois fois Bichiva chel maala etc...qui invite tous ceux qui auraient fauté (même s'ils se sont convertis, à D-ieu ne plaise, à une autre religion) à revenir prier avec toute la communauté.

Puis on récite à la suite kol nidré. Chez les séfarades, l'assemblée répète à chaque fois à voix haute, chez les achkénazes l'habitude est de le dire à voix basse en même temps que le hazan. C'est également l'occasion pour tous de pardonner à haute voix à tous ceux qui nous ont fait du mal, avant que nous-mêmes ne demandions à l'Eternel de nous pardonner. Le hazan récite la bénédiction du jour (chéhéhiyanou). On rentre les séfarim puis on entame l'office d'arvit.

E. Les cinq prières

Arvit: Même lorsque Yom kipour coïncide avec chabat on récite Véou rahoum avant Baréhou.(Quelques rares communautés l'omettent comme pour un chabbat habituel) . Pendant tout Yom kippour lorsqu'on récite le chéma Israël on prononce la deuxième phrase (Baroukh chem kevod malkhouto léolam vaèd, - que soit source de bénédiction le nom de ta gloire à jamais - ) à voix haute contrairement à l'habitude car en ce jour nous ressemblons aux anges qui eux le disent à voix haute . Certains restent éveillés toute la nuit en étudiant jusqu'au matin.

Chaharit: Certains ne récitent pas la bénédiction de chéassa li kol tsorki - qui m'a fait tout ce qui m'est nécessaire -. On ne prolonge pas inutilement l'office du matin afin de pouvoir prier moussaf avant la septième heure de la journée, heure à laquelle le sacrifice de minha était offert.

Moussaf: On sera particulièrement attentif lorsque le hazan reprend à haute voix la amida car on y récite le séder haavoda c'est à dire le service que réalisait le grand prêtre dans le temple le jour de Kipour. Et c'est un des moments les plus intenses de ce jour. Lorsque l'on se prosterne à terre comme à l'époque du temple en entendant prononcer le Tétragramme on le fera sur des tapis ou sur tout autre vêtement mais pas à même le sol comme certains idolâtres.

Minha: Les séfarades ajoutent tsidekatékha et avinou malkénou à cause du chabbat mais pas les achkénazes . Les cohanim ne font pas la bénédiction pendant la répétition de la amida

Néila: C'est la clôture, la dernière prière avant que les portes du ciel ne se referment. Bien qu'il soit nécessaire que les cohanim terminent leur bénédiction avant le coucher du soleil , si la prière a pris du retard, l'habitude est de la réciter quand même tant qu'il ne fait pas nuit . Après les sélihot on récite plusieurs versets jusqu'à être sûr que la nuit est tombée (voir horaires dans un calendrier) car il est permis seulement alors de sonner du chofar. Après le chofar on commence sans tarder arvit et on termine par la bénédiction de la nouvelle lune.
On ne peut manger après kipour qu'après avoir récité la havdala. Celle-ci se récite sur le vin et les bougies, mais pas sur les plantes odorantes. Si Kipour coïncide avec Chabat l'usage Achkénaze est de ne pas réciter la bénédiction sur les plantes odorantes car nous ne recevons pas le supplément d'âme chabbatique à cause du jeûne .

L'usage des Séfarades par contre est de la réciter comme chaque samedi soir. On ne récite la bénédiction sur la bougie que si elle était allumée depuis la veille de kipour . Cette différence avec la bougie de chaque samedi soir vient du fait que le samedi soir nous récitons une bénédiction sur l'allumage du feu en souvenir du feu qu'alluma Adam pour la première fois lorsqu'il fut chassé du Gan Eden.

Par contre à la fin de Kipour nous nous récitons une bénédiction sur l'allumage d'une bougie allumée avant Kipour pour témoigner de la sainteté de ce jour pendant lequel il est interdit d'allumer tout feu. Une bougie allumée à la fin de ce jour ne témoigne pas de cela .

Assurés d'avoir obtenu le pardon de nos fautes, nous avons l'habitude dès motsaé kipour (le soir après kipour) de commencer la construction de la souka pour montrer notre joie et notre volonté de vivre et d'accomplir les commandements de la Torah. Le midrach dit "A la fin de kipour une voix sort et proclame - va et mange ton pain avec joie... ".

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