
Comme ton père :
Gad Elmaleh livre sa première prestation dramatique face à Richard Berry dans Comme ton père. Nous sommes en 1968, la Famille Maïmon a fuit l'Israël pour venir en France, reprendre une nouvelle vie. Ils s'installent alors dans la capitale, quartier de Belleville. Le père de famille fait rapidement la rencontre de Serge, un parrain local avec qui il va se lier d'amitié, et avec lequel il va faire quelques casses, tout en mentant à sa famille. Sauf qu'il se fait arrêter assez rapidement et décide d'endosser la responsabilité des méfaits en couvrant Serge. Il écope alors d'une lourde peine de prison, qui laisse sa femme en charge de la famille, tout en devant alors traiter avec Serge.
Comme ton père est un drame familial, raconté et vu à travers les yeux du plus jeune fils. Avec cet angle d'attaque complètement assumé par une voix-off présente dès le début du métrage, l'histoire nous donne ses parts d'ombre et ses embellissements, tel que le font les enfants lorsqu'ils s'imaginent des choses. Ainsi, ce film se fait mystérieux sur certains aspects (la relation mère – Serge ?) et nous livre une histoire idéalisée mais qui ne contourne pourtant pas l'aspect sombre et dure du périple français de cette famille. En effet, Comme ton père relate la difficile insertion d'immigrés lorsque ceux-ci prennent un mauvais chemin. Et ce tout en décrivant l'éternelle lutte entre les juifs et les arabes, qui s'étend jusque dans les rues de la capitale française entre des enfants forcément influencés par les actes des adultes, les entraînant dans une spirale de la violence et de la haine qui fait malheureusement toujours parler d'elle quarante ans après.
Sur un plan sociologique, Comme ton père vise donc assez juste et le fait avec une réelle gravité procurant quelques scènes poignantes, surtout lorsqu'apparaît à l'écran Yaël Abecassis, formidable actrice, de loin la plus convaincante en mère de famille forte et fragile à la fois. Ce n'est pas vraiment le cas du reste du casting, visiblement pas très bien dirigé par Marco Carmel. Richard Berry livre avec rigueur et professionnalisme une performance honorable en parrain un brin caricatural tandis que Gad Elmaleh ne convainc pas totalement pour son premier rôle « sérieux », manquant un peu de nuances dans ses expressions, et ne disposant en plus de trop peu de temps à l'écran pour réellement faire ses preuves.
Mais le plus malheureux est que le jeune Jules-Angelo Bigarnet fait preuve d'un jeu trop approximatif voire outrancier qui diminue forcément l'impact du film, puisqu'il en est le centre. De plus, la mise en scène est trop plate, digne d'une série télévisée lambda, qui n'aide pas à rentrer dans le film, le début semblant bien brouillon. Heureusement que certains éléments, thèmes et scènes du film soient assez marquants pour maintenir un certain intérêt envers ce drame familial touchant mais pas forcément très original, et dont le final pourra être diversement apprécié.
Gad Elmaleh livre sa première prestation dramatique face à Richard Berry dans Comme ton père. Nous sommes en 1968, la Famille Maïmon a fuit l'Israël pour venir en France, reprendre une nouvelle vie. Ils s'installent alors dans la capitale, quartier de Belleville. Le père de famille fait rapidement la rencontre de Serge, un parrain local avec qui il va se lier d'amitié, et avec lequel il va faire quelques casses, tout en mentant à sa famille. Sauf qu'il se fait arrêter assez rapidement et décide d'endosser la responsabilité des méfaits en couvrant Serge. Il écope alors d'une lourde peine de prison, qui laisse sa femme en charge de la famille, tout en devant alors traiter avec Serge.
Comme ton père est un drame familial, raconté et vu à travers les yeux du plus jeune fils. Avec cet angle d'attaque complètement assumé par une voix-off présente dès le début du métrage, l'histoire nous donne ses parts d'ombre et ses embellissements, tel que le font les enfants lorsqu'ils s'imaginent des choses. Ainsi, ce film se fait mystérieux sur certains aspects (la relation mère – Serge ?) et nous livre une histoire idéalisée mais qui ne contourne pourtant pas l'aspect sombre et dure du périple français de cette famille. En effet, Comme ton père relate la difficile insertion d'immigrés lorsque ceux-ci prennent un mauvais chemin. Et ce tout en décrivant l'éternelle lutte entre les juifs et les arabes, qui s'étend jusque dans les rues de la capitale française entre des enfants forcément influencés par les actes des adultes, les entraînant dans une spirale de la violence et de la haine qui fait malheureusement toujours parler d'elle quarante ans après.
Sur un plan sociologique, Comme ton père vise donc assez juste et le fait avec une réelle gravité procurant quelques scènes poignantes, surtout lorsqu'apparaît à l'écran Yaël Abecassis, formidable actrice, de loin la plus convaincante en mère de famille forte et fragile à la fois. Ce n'est pas vraiment le cas du reste du casting, visiblement pas très bien dirigé par Marco Carmel. Richard Berry livre avec rigueur et professionnalisme une performance honorable en parrain un brin caricatural tandis que Gad Elmaleh ne convainc pas totalement pour son premier rôle « sérieux », manquant un peu de nuances dans ses expressions, et ne disposant en plus de trop peu de temps à l'écran pour réellement faire ses preuves.
Mais le plus malheureux est que le jeune Jules-Angelo Bigarnet fait preuve d'un jeu trop approximatif voire outrancier qui diminue forcément l'impact du film, puisqu'il en est le centre. De plus, la mise en scène est trop plate, digne d'une série télévisée lambda, qui n'aide pas à rentrer dans le film, le début semblant bien brouillon. Heureusement que certains éléments, thèmes et scènes du film soient assez marquants pour maintenir un certain intérêt envers ce drame familial touchant mais pas forcément très original, et dont le final pourra être diversement apprécié.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire