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dimanche 20 mars 2011

DM

Chronique audio et écrite -de Dora MARRACHE:



ISRAËL : HARCÈLEMENT ET DÉLÉGITIMATION (3/4)



Dans les deux parties précédentes, j’ai voulu montrer que l’État d’Israël suscite convoitise et jalousie parce qu’il possède des caractéristiques qui font de lui un État différent de tous les autres.


Alors, les Palestiniens veulent s’approprier la Terre d’Israël, persuadés qu’ils seront alors un peuple pareil au peuple juif.


Le but que poursuivent les Palestiniens est donc l ‘anéantissement du peuple juif. C’était le but de l’OLP, tout comme c’était celui des armées arabes le jour même de la proclamation de l’État d’Israël. Faut-il rappeler ici ce que disait en 1995 Arafat : « La bataille ne se terminera pas avant que la totalité de la Palestine ne soit libérée », ou encore en 1996 « Notre but est d’éliminer l’État d’Israël et d’établir un État qui soit entièrement palestinien » ?


Et aujourd’hui rien n’a changé. Il n’est d’ailleurs qu’à rappeler la Charte du Hamas dont l’article 6 se lit comme suit : « Israël existera et continuera d’exister jusqu’à ce que l’Islam l’anéantisse comme il a anéanti d’autres auparavant. »


Alors, comme l’appropriation de la Terre d’Israël passe par l’élimination de son peuple, ils recourront à différents moyens.


L’ACTION MILITAIRE


Le 14 mai 1948, l’Indépendance de l’État d’Israël est proclamée et le lendemain même Égyptiens et Jordaniens s’unissent. Persuadés que la loi du nombre leur permettra de se débarrasser du peuple juif dans un délai très court, ils choisissent de passer à l’action, l’action militaire, il va sans dire. Ils livrent une terrible bataille aux Juifs, bataille qui ne prendra fin qu’en février 49. Certes les Juifs en sortiront vainqueurs, mais au prix de très lourdes pertes.


Et c’est lors de cette guerre que, sur les conseils de la Ligue arabe, des centaines de milliers de Palestiniens prennent la fuite, convaincus qu’ils reviendront rapidement.


Cette guerre sera suivie de trois autres guerres : la Guerre du Sinaï en 56, puis celle des Six jours en 67 et la Guerre de Kippour en 73. Chacune de ces guerres se termine par une défaite cuisante des États arabes. Qui plus est, Israël en ressort grandi.


Devant ces échecs successifs et les pertes considérables qu’elles ont entraînées, les Arabes en arrivent à penser qu’Israël est invincible, qu’il va falloir envisager d’autres moyens que les guerres pour « jeter les Juifs à la mer ».


LE TERRORISME


Objectif : Épuiser psychologiquement et moralement les Israéliens pour qu’ils choisissent la fuite et quittent le pays.


Comme dans beaucoup de cas de harcèlement psychologique, on commence donc par l’intimidation et les menaces, ce qui veut dire par une action violente qui consiste à s’attaquer à l’intégrité physique et psychologique des Israéliens.


À l’instar des pays du Maghreb qui ont réussi à chasser les Français, les États arabes voient dans le terrorisme le moyen le plus rapide pour arriver à leurs fins. Le terrorisme n’est rien d’autre, comme le définit le Petit Robert que « l’emploi systématique de la violence pour atteindre un but politique », et ce dans le but de créer un climat de terreur qui contraindra les Israéliens à prendre la fuite.


C’était mal connaître ce peuple que d’imaginer qu’il ne résisterait pas aux attentats. Non seulement le terrorisme n’avait en rien changé la situation, mais il avait apporté deuil et souffrance dans les deux camps.


Le gouvernement israélien, ne pouvant négocier avec des terroristes et obligé d’assurer la défense de ses citoyens, a tout tenté pour prévenir les attentats meurtriers, mais en vain. Il a donc choisi l’autodéfense qui est inscrite dans le droit international. C’était oublier que tous les pays ont droit à l’autodéfense, sauf l’État d’Israël ! C’était oublier qu’en matière de droit international ce qui est valable pour les autres ne l’est pas pour lui parce que lui n’est pas comme les autres. Il « a violé » cet interdit et a choisi la seule option qui lui parut valable pour assurer sa défense: l’édification d’une barrière de sécurité.


Aussitôt que fut érigée cette clôture de sécurité, les Palestiniens ne pouvaient plus rentrer en Israël et y commettre des attentats-suicides.


Alors, ils lancent quotidiennement des roquettes sur les villes du Sud d’Israël qui vont payer un lourd tribut.


Contrairement à ce que prétendent les ennemis d’Israël, la barrière de sécurité n’est en rien un obstacle à la paix. En revanche, il faut le reconnaître et comprendre le désarroi des Palestiniens : elle constitue un obstacle de taille pour les terroristes.


Quand tous les moyens pour détruire Israël ont échoué, quand les kamikazes ont été découragés par ce qu’ils appellent « le mur de la honte », quand la carte de la violence a été épuisée, restait à trouver une autre stratégie pour s’approprier l’État d’Israël : la délégitimation. Il s’agit donc de prouver que ce pays n’a pas sa raison d’être, que l’existence d’un État juif ne se justifie nullement.




LA DÉLÉGITIMATION


Le préalable à la délégitimation est l’isolement.


L’isolement, c’est ce qui correspond dans le cas du harcèlement à la placardisation. Il s’agit, comme l’indique le mot, de mettre la victime au placard, de l’isoler, de lui supprimer les moyens de communication pour qu’elle n’existe plus aux yeux des autres, pour la néantiser.


Et c’est exactement ce que veulent faire les Palestiniens : mettre Israël à l’écart sur la scène internationale. Il s’agit de faire de l’État d’Israël le mouton noir de la planète, celui qu’il faut éliminer pour vivre en paix.


Comment ? En lançant une campagne de diffamation et en recourant au boycott. Alors il sera facile de passer à l’offensive ultime : la délégitimation.




1. La guerre médiatique


Objectif : Isoler Israël sur le plan international


Mais tout seuls, les Arabes savent qu’ils ne peuvent lutter contre Israël, les expériences passées le leur ont prouvé, leurs tentatives de délégitimation ont échoué. Ils ont donc besoin du soutien des Occidentaux et ils sauront l’obtenir.


Comment ?


a)Se présenter comme victime


Dans tous les cas de harcèlement, le pervers essaie toujours de se faire passer pour une victime. Alors, les Palestiniens se font passer pour des hommes qui n’ont rien à se reprocher, qui sont les victimes innocentes d’un État monstrueux, d’une armée qui n’a de cesse de perpétrer des crimes de guerre contre eux. Se présenter comme victime est un excellent moyen pour gagner la faveur des medias et des pays occidentaux. Ils obtiendront très facilement le soutien des ONG occidentales car l’Occident aussi a ses raisons de haïr l’État d’Israël et le peuple juif. L’antisémitisme n’est pas mort, il suffit de le réveiller. Il rejaillit de ses cendres, plus brûlant qu’il ne l’a jamais été en prenant une nouvelle forme et en adoptant un autre nom : l’antisionisme. Qui plus est, on va faire de l’antisémitisme, auquel on aura donné le nom d’antisionisme, une vertu qu’on présentera comme l’apanage des humanistes. On applaudit et on encourage ceux qui ont la haine du Juif. Il est donc évident qu’il n’existe aucune différence entre les deux mots, « antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi », avait dit Martin Luther King.


Et les medias vont plaider la cause palestinienne. Ce sera d’autant plus facile qu’ils savent qu’en règle générale on préfère entendre parler de la souffrance de hommes plutôt que de leur bonheur. Ils vont donc se faire un plaisir de s’acharner sur l’État d’Israël, de le diaboliser et de présenter le peuple palestinien comme son souffre-douleur. Et cette violence quotidienne des medias aura pour effet d’augmenter la haine.


Ils réussiront même à se surpasser : ils sauront choisir les mots qui leur permettront de dresser l’opinion publique contre Israël : les habitants de Judée-Samarie sont des « colons » ; les Israéliens, des « nazis » ; les terroristes, des « militants » dont ils reprendront avec force les déclarations haineuses.


Jamais, au grand jamais, ils ne souffleront mot des frappes aériennes israéliennes remarquablement précises pour faire le moins de victimes possible parmi les civils. Jamais ils n’évoqueront les boucliers humains dont se servent les Palestiniens pour donner de Tsahal l’image d’une armée monstrueuse.


D’ailleurs, les medias ont-ils montré les Palestiniens célébrant le crime crapuleux commis par deux des leurs dans la nuit du vendredi 11 mars ? Ont-ils parlé des Palestiniens distribuant dans les rues de Gaza des friandises pour célébrer la mort de cinq malheureuses victimes israéliennes ? Non, tout ce qui peut nuire à la cause palestinienne doit être passé sous silence.


Ils manipuleront l’information sachant que « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Et comme dans ce domaine Israël leur laisse le champ libre, qu’il ne réagit pas à ce délire de mots tueurs, de phrases assassines et d’images qu’on a manipulées, les commentaires négatifs ont pour effet d’augmenter le nombre de détracteurs d’Israël .


Un des moyens utilisés dans le harcèlement psychologique consiste précisément à déconsidérer la victime, à répandre des rumeurs sur


son compte, à salir sa réputation.




b) Israël coupable


« Un procédé évident pour déstabiliser l’autre consiste à l’amener à se culpabiliser » nous dit la psychanalyste Marie-France Hirigoyen, et elle précise que « la victime idéale est une personne consciencieuse ayant une propension naturelle à se culpabiliser ».


Or cette propension naturelle est bien présente chez le Juif. Nous savons que les rescapés de la Shoah, par exemple, se sentiront toute leur vie coupables d’avoir survécu. De plus, Israël est un État qui accorde une grande importance au jugement des autres nations, c’est un État très vulnérable qui veut être à la hauteur de ce qu’on attend de lui.


Alors les Nations-Unies vont multiplier les résolutions pour décréter l’État d’Israël coupable. Et si elles en ont décidé ainsi, c’est qu’il l’est.


De quoi l’État d’Israël s’est-il rendu coupable?


Coupable de Colonisation : Les medias assimilent le sionisme au colonialisme et présentent Israël comme un État colonisateur qui s’est approprié les terres des malheureux Palestiniens. Alors, ils parlent des « implantations juives », de « Jérusalem occupée », des « colons » et emploient moult mots-tueurs. Autant de phrases et de mots qui font mal à Israël, qui entachent sa réputation et celle de son armée. Comment peut-on accuser Israël de colonialisme si on se fie à la définition de ce mot, à savoir une « Doctrine qui vise à légitimer l’occupation d’un territoire ou d’un État, sa domination politique et son exploitation économique par un État étranger » ?


Quand les Juifs arrivent en Palestine, ils ne s’installent pas en tant que colonisateurs, mais après que l’ONU eut reconnu leur droit légitime de vivre sur cette terre. Quant à la Judée-Samarie que les medias appellent la Cisjordanie, elle n’a nullement été volée aux Palestiniens – peuple qui n’existait pas avant la Guerre des Six jours - elle a été conquise à la Jordanie qui, soit dit en passant, ne l’a jamais revendiquée. Et la bande de Gaza a été conquise à l’Égypte.


Seulement, voilà : Israël est un coupable idéal pour les Européens, c’est en quelque sorte le moyen pour eux de se décharger de leur passé de colonisateurs, de faire leur mea culpa. Et cette accusation de colonialisme aura pour effet de remettre en question la légitimité de l’État d’Israël.


Coupable de l’échec des négociations Jean Daniel, journaliste juif, n’hésite pas à rendre Israël responsable de l’échec du processus de paix. Faut- il lui rappeler que Rabin avait consenti des concessions majeures en contrepartie de la fin de la lutte armée sans réussir pour autant à l’obtenir ? Comment prétendre qu’on est prêt à discuter de paix et à s’asseoir à la table des négociations quand on exige des Israéliens pas moins que le territoire sur lequel ils vivent ?


Coupable d’Apartheid Prétendre que l’État d’Israël pratique l’apartheid est un des moyens mis en œuvre pour l’isoler sur le plan international et justifier le boycott dont il est frappé.


Apartheid : encore un mot violent , un mot-tueur ! Comment peut-on décrire Israël comme un pays qui pratique la politique d’apartheid ? En quoi peut-il être comparé à l’Afrique du Sud où la minorité blanche tenait en esclavage les Noirs ? Ces derniers n’avaient accès ni à l’éducation, ni à la santé, ils n’avaient ni le droit de se mêler aux Blancs ni celui de voter.


Or ce n’est pas le cas des Arabes israéliens qui jouissent des mêmes droits que les citoyens israéliens. On ne peut pas même prétendre qu’ils sont traités en dhimmis comme l’étaient les Juifs dans les pays arabes, statut qui faisait d’eux des êtres inférieurs face aux Musulmans.


Israël est une démocratie où les Arabes israéliens ont le droit de vote, où ils élisent leurs propres députés, où ils fréquentent les universités, où ils occupent des postes dans tous les secteurs au même titre que les Israéliens. À l’Université hébraïque de Jérusalem, on trouve des salles de prières pour les Musulmans et les jeunes musulmanes sont autorisées à rester voilées.


Il semblerait donc que les medias occidentaux, dans leur attendrissement et leur empathie pour la victime, et dans leur acharnement contre Israël, ne sachent plus ce qu’est l’apartheid puisqu’ils n’hésitent pas à comparer l’État d’Israël à l’Afrique du Sud au temps de l’Apartheid. Certains iront même jusqu’à dire qu’Israël ne veut pas faire des Palestiniens des esclaves, il veut les éliminer en procédant à un nettoyage ethnique .


En accusant Israël de pratiquer l’apartheid, on le présente comme un État raciste, donc un État qu’il faut démanteler.


Coupable de génocide C’est l’accusation absolue, l’Accusation par excellence, celle qui permet d’obtenir l’unanimité parce qu’elle concerne le viol d’un interdit « Tu ne tueras point ». Les Juifs, qui ont donné au monde les Dix commandements, sont alors présentés comme les premiers à violer ce commandement, et cette accusation suffit amplement à justifier la haine pour Israël, le désir de le voir disparaître.


De quel génocide les Israéliens se sont-ils rendus coupables ? Si génocide il y a eu, il est bon de se demander alors comment la population palestinienne a pu quadrupler. Et si l’on se fie aux déclarations du ministre de l’Intérieur du Hamas, ce sont 700 combattants qui ont été tués. Et on parle de génocide !


Alors quels mots emploierait-on pour parler des massacres de Palestiniens dont se sont rendus coupables la Jordanie, le Liban et la Syrie ? Et leur nombre dépasse très largement celui des chiffres avancés par le Hamas !


En réalité, on ne parle de génocide et de crimes commis par Tsahal à l’encontre du peuple palestinien que pour justifier le boycott- c’est d’ailleurs la raison invoquée par les militants BDS - et pour appeler ensuite à la délégitimation de cet État.


Nous savons tous que pour détourner l’attention des populations des vrais problèmes, il faut toujours un coupable. Si ce n’est pas le Juif, c’est l’État d’Israël. On le rend donc coupable de la corruption qui règne dans les pays arabes, tout comme de la sécheresse et du chômage .


Alors, un peu comme dans le Procès de Kafka, les nations n’ont de cesse d’admonester Israël, de le menacer, de lui laisser entendre qu’il n’a pas le droit d’exister. Et Israël tarde bien souvent à se défendre quand il ne se réfugie pas dans le silence.


Mais à bien y penser, quelle que soit l’attitude qu’il adopte, il sera jugé coupable. S’il se défend, on en conclura qu’il a bien quelque chose à se reprocher, donc que les Palestiniens ont raison de porter telle ou telle accusation contre lui. Et s’il ne se défend pas, on dira que se taire c’est acquiescer. On voit bien que, quoi qu’il fasse, il sera coupable.


C’est encore là un des moyens du harcèlement psychologique.


En fait, il faut lui imputer toutes les fautes possibles pour l’isoler et remettre en question la justification d’un État pour le peuple juif.


Dora Marrache
Chroniqueuse Radio-Shalom/ Montréal




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