ÉNONCÉ + EXPLICATIONS
AMUSONS-NOUS!!!
Allez les matheux !!! Qui d`entre vous serait en mesure de m`expliquer comment fonctionne ce "TRUC" qui semble en tous points "INCONTOURNABLE"? …
Amitiés!
Albert
Comment calculer son âge par le chocolat...
Ne nous donne pas ton âge, tu nous mentirais certainement...
Tu vas voir, ça marche à tous les coups.
Ne triche pas en regardant au bas de la page!
Cela prend seulement une minute.
Fais les calculs en continuant.
Ne regarde pas au bas de la page avant d’avoir fini tous tes calculs.
Nous te promettons que ça marche !
1. Choisis le nombre de fois que tu voudrais manger du chocolat chaque semaine (plus d’une fois et moins de 10 fois).
2. Multiplie ce nombre par deux (pour être plus près de la réalité)
3. Ajoute 5
4. Multiplie par 50 -Oui, tu peux te servir d’une calculatrice.
5. Si tu as déjà célébré ton anniversaire cette année, ajoute 1760. Sinon, ajoute 1759.
6. Maintenant, soustrais ton année de naissance (nombre de 4 chiffres)
Tu devrais obtenir un nombre à trois chiffres.
Le premier chiffre est le nombre de fois que tu veux manger des chocolats chaque semaine.
Les deux autres chiffres représentent...
ton âge! (mais oui, avoue-le!!!)
EXPLICATIONS
Comment calculer son âge par le chocolat?
A) x = nombre de chocolats/semaine
19cd = votre date de naissance (en supposant que vous êtes nés entre 1900 et 1999)
c = chiffre des dizaines de votre date de N.
d = chiffre des unités (date de N.)
S = ensemble-solution de l'équation
B) Mettons, les données du problème , en équation:
S = ( 2x + 5 )50 + 1760 - ( 1900 + 10c + d )
C) Résolution de l'équation :
S = 100x + 250 + 1760 - 1900 - 10c - d
S = 100x + ( 110 - 10c - d)
D) Interprétation :
L'ensemble-solution de l'équation est :
S =100x + (110 -10c - d)
100x est le premier des trois chiffres (chiffre des centaines), il représente le nombre de chocolats
(110 -10c - d ) est l'âge ( chiffre des dizaines et chiffres des unités)
EXEMPLES :
1er exemple:
a) nombre de chocolats que tu voudrais manger/semaine : 3
b) ta date de naissance est : 1942
c) Appliquons la solution de l'équation:
S =100x + ( 110 - 10c - d)
S =100.3 + 110 -10.4 - 2 = 300 + 110 - 40 - 2
S = 3 6 8
Le premier chiffre représente le nombre de chocolats ( 3 )
Le nombre, formé par les deux derniers chiffres, représente ton âge (68 ans)
2e exemple:
a) nombre de chocolats que tu voudrais manger/semaine : 5
b) ta date de naissance est : 1910
c) Appliquons la solution de l'équation:
S =100x + ( 110 - 10c - d)
S =100.5 + 110 - 10.1 - 0 = 500 + 110 -20
S = 5 9 0
Le premier chiffre représente le nombre de chocolats ( 5 )
Le nombre, formé par les deux derniers chiffres, représente ton âge ( 90 ans )
3e exemple:
a) nombre de chocolats que tu voudrais prendre/semaine : 7
b) ta date de naissance est : 1956
c) Appliquons la solution de l'équation:
S = 100x + ( 110 - 10c - d)
S = 100.7 + 110 - 10.5 - 6 = 700 + 110 - 50 - 6
S = 7 5 4
Le premier chiffre représente le nombre de chocolats ( 7 )
Le nombre, formé par les deux derniers chiffres, représente ton âge ( 54 ans)...
Exemple n° 4:
Afin de rendre les calculs accessibles à tous -et rester dans le domaine du «raisonnable», nous avons, délibérément, limité à 9 le nombre de chocolats/semaine.
a) nombre de chocolats / semaine : 5600
b) ta date de naissance : 1947
c) Résolution:
S = 100x + 110 - 10c - d
S = 100(5600) + 110 - 10(4) - 7
S = 560 000 + 110 -40 -7 = 560063
d) Interprétation:
5600 = nombre de chocolats / semaine
63 = ton âge
sauf que : vouloir manger 5600 chocolats / semaine est une situation invraissemblable voire «utopique»...
Mathématiquement parlant, cela marche avec n'importe quel nombre de 1 vers ... l'infini !!! Mais...
À la prochaine!!!
Safiots, soyez les bienvenus! Je vous invite à participer activement à l'enrichissement de ce blog...Je vous invite à également visiter les sites:
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Sauf erreur, les chansons, diaporamas, photos, histoires, jeux... adressés par d'anciens safiots et publiés ici sont libres de droit : si toutefois je me suis trompé, c'est de bonne foi et en tout état de cause sans but lucratif. Merci aux ayant droit de se manifester par courriel, je supprimerai ce qui doit l'être ou mentionnerai l'accord de publication.
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N.B. Nous vous suggérons de consulter, de temps à autre, notre livre d'or: http://www.swisstools.net/guestbook.asp?numero=86997
et vous invitons à y placer vos commentaires et suggestions. Merci!
Un super video juke-box
Grands ou petits , jeunes ou vieux , hommes ou femmes archivez ce document c’est un vrai régal.....
Vous pouvez réécouter + d’un siècle de chansons , une archive à conserver sans " modération’
Un super video juke-box, à conserver dans ses favoris !!!
C’est une vraie mine d’or,
Entrez le nom de l’artiste que vous souhaitez écouter, dans la petite fenêtre prévue à cet effet.
Je n’ai pas réussi à prendre en défaut ce site et pourtant j’ai tapé des noms de chanteurs qui ont eu leurs heures de gloire avant 1940! (par exemple : Berthe Silva, Reda Caire, Jean Lumière, Rina Ketty, Mistinguet....),
On trouve également d’anciennes vidéos.
C’est tout simplement ahurissant!
http://uwall.tv/
jeudi 30 décembre 2010
mercredi 29 décembre 2010
AK/JMG
Bonsoir Renée et vous tous
Pour votre information, courriel que je viens d'envoyer à Amir Khadir avec c.c. à Lysiane Gagnon du Journal La Presse
Amitiés
Jean-Marie
Monsieur Amir Khadir
député de Mercier
Je suis entièrement d'accord avec la chronique de Madame Lysiane Gagnon, publiée le 21 décembre 2010 dans le journal La Presse. Comme le déclare Madame Lysiane Gagnon, vous êtes une personne publique M. Khadir et votre antisionisme "obsessionnel" est bien connu de tous les milieux, prétendre le contraire et vouloir cacher votre "obsession" antisionisme, la chose est impossible. Les médias sont farcis de vos prêches habituels sur '' l'apartheid " israélien, de plus, vous répétez encore la même obsession antisionisme dans votre réponse du 27 décembre 2010 à Madame Lysiane Gagnon.
Ce qui a de plus inouï à entendre de vous, c'est que pour vous justifier de l'accusation d'apartheid que vous portez envers Israël, vous évoquiez les noms de Desmond Tutu, compagnon de Mandela, et Jimmy Carter, l'ex-président américain et même Le professeur Stephen Scheinberg, ancien dirigeant du B'nai Brith. Vous savez très bien M. Khadir que l'antisionisme des autres, ne peut en aucun cas, justifier le vôtre M. Khadir.
Vous déclarez militer depuis 1980 contre la dictature religieuse en Iran, et que vous avez pris la parole dans ce sens là plusieurs fois et passé de nombreuses motions à l'Assemblée Nationale sur ce sujet. En bien voici à titre d'exemple quelques une de vos plus récentes interventions à l'Assemblée Nationale, ça vous évitera de les chercher :
Déclaration : Persécutions que vivent des chrétiens en Iran
Motion : Exprimer la préoccupation de l'Assemblée sur la situation des droits de l'homme en Iran
Motion : Polygamie, islam, pouvoirs religieux
Motion : Réclamer la libération des prisonniers d'opinion en Iran et le respect des aspirations démocratiques du peuple iranien
Motion : Condamner la détention du réalisateur iranien Jafar Panahi et la recrudescence de la répression politique en Iran
Motion : Affirmer le soutien de l'Assemblée aux femmes iraniennes qui luttent contre la violation de leurs droits fondamentaux
La lecture des minutes de vos 6 interventions présentées à l'Assemblée Nationale ont attiré mon attention sur le fait qu'elles ont été passées à toute vitesse avec la plus grande discrétion. Bien entendu, vous me direz que ce n'est pas de votre faute ? En lisant les minutes de vos motions, on se rend bien compte quand même que personne parmi vos collègues députés à l'Assemblée Nationale semble vous prendre vraiment au sérieux ? Pour ma part, je n'aurais jamais eu connaissance de vos motions à l'Assemblée Nationale si votre bureau de comté ne me les avait pas envoyées par courriel. Comment voulez-vous que le public le sache si vous dénoncez l'Iran en catimini ?
Par contre, c'est tout le contraire que vous avez comme attitude lorsqu'il s'agit d'attaquer Israël, la seule démocratie au Proche Orient. Je vous ai entendu vociférer plus d'une fois avec le PAJU sur l'accusation en autres d'apartheid portée contre Israël devant le Consulat Général d'Israël qui, à l'époque, était situé au coin de Peel et René Levesque. Par contre pour ce qui est des horreurs qui se passent présentement dans votre pays d'origine l"Iran, je constate que vous préférez plutôt la discrétion ?
Le peuple iranien vit présentement un véritable cauchemar, et ça, dans des conditions 1000 fois plus horribles et inacceptables que la situation vécue par les arabes palestiniens ? Mais cette misère du peuple iranien ne semble pas vous troubler plus que ça ? Oui je sais, vous avez présenté des motions à l'Assemblée Nationale que personne d'ailleurs ne savait qu'elles avaient été présentées par vous, sauf vous ?
Pendant ce temps, que se passe-t-il en Iran ? Le premier souci dans la vie d’un jeune Iranien n’est pas de jouer ni de s’amuser, mais de survivre : 85% des Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté. C’est une réalité reconnue par le régime iranien, qui place le seuil de pauvreté des Iraniens à 238 dollars en moyenne nationale et 400 dollars à Téhéran pour 2005,
en 2006, on est passé à 283 $ en moyenne nationale et 480 dollars à Téhéran,
en 2007, on est passé à 325 $ en moyenne nationale et 560 dollars à Téhéran,
en 2008, on est passé à 405 $ en moyenne nationale et 650 dollars à Téhéran,
et actuellement, on frôle les 800 $ à Téhéran, alors que les meilleurs salaires en moyenne nationale ne dépassent guère les 300 dollars.
Pour survivre, les Iraniens sont obligés de cumuler les petits boulots à la limite de la loi. Ils volent, ils trafiquent. Cette vie précaire est le lot de 85% des familles iraniennes C'est dans cette même logique que le taux de chômage des jeunes iraniens est déclaré à 80 %. On appelle ça, un tôt de chômage intéressant ?
80% des jeunes iraniens n’ont aucun avenir et vivent sous le seuil du néant, et parmi les 20% restant (moins les 1% du régime ) qui peuvent envisager de se marier, un grand nombre éprouve de réelles difficultés pour se loger. Le plus petit studio dans un quartier défavorisé en zone urbaine a un loyer de 350 à 400 dollars et nécessite un dépôt initial de dix mois de loyer alors que les salaires d’ingénieurs plafonnent à 350 dollars. Les prix ne cessent d’augmenter et les salaires quand ils sont payés ne bougent pas.
De plus, les statistiques iraniennes ignorent les femmes qui sont quasi exclues par la loi du monde du travail ce qui fait augmenter leur taux de chômage à 98%. Ce qui place le véritable taux de chômage des jeunes (les deux sexes confondus) aux alentours de 80% (49+28,9). Ce taux de chômage devient dès lors écrasant et explique la chute de la natalité en Iran : sans emploi et sans revenu, les jeunes sont incapables de se marier et de fonder une famille. Ils ne peuvent pas non plus accéder à un logement et doivent rester dans leur famille de naissance. L'Iran se meurt !
Les jeunes iraniens sont désespérés, et voient devant eux uniquement comme avenir le résultat de l’obstination nucléaire des mollahs. Malgré tout, ils gardent toujours l'espoir dans un avenir meilleur qui viendra pour eux dans un changement de régime. Mais personne ne vient à leur aide ? Pas même vous M. Khadir, obsédé par l'antisionisme, et la destruction d'Israël.
En attendant, sachez M. Khadir que le régime des mollahs subventionne 20 centres de formations de terroristes et donne plus d’un milliard de dollars de fond de soutien à des dizaines de groupes terroristes à travers le monde… dans ce même pays 5 millions d’iraniens vivent avec 1 dollar par jour ?
Le peuple iranien devient 12% plus pauvre tous les ans. Au cours des 28 dernières années et grâce à la générosité des mollahs iraniens, les arabes palestiniens voient eux leur niveau de vie s’améliorer et devenir de plus en plus riches en dépit des dénégations des responsables du Hamas et des autres groupes terroristes arabes palestiniens.
On pourrait continuer ainsi d'énumérer les misères sans fin du peuple iranien, et vous Amir Khadir, au lieu de vous occuper de l'extrême détresse et misère dont souffre votre pays d'origine, l'Iran, vous vous abandonnez à l'antisionisme haineux pour détruire Israël. Quelle tristesse ?
Source : http://www.iran-resist.org/
Jean-Marie Gélinas
c.c. à Madame Lysiane Gagnon, Journal La Presse
Publié le 27 décembre 2010 à 06h00 | Mis à jour à 06h00
Ni fanatique ni antisémite
Amir Khadir
L'auteur est député de Mercier et porte-parole de Québec solidaire.
Dans sa chronique du 21 décembre 2010, Lysiane Gagnon me traite de «radical fanatique» et laisse planer l'accusation d'antisémitisme sur ma personne. Quelle action me vaut ce dénigrement? Le fait d'avoir passé une heure à un piquetage organisé par le PAJU (Palestiniens et Juifs unis) devant la boutique de chaussures Le Marcheur.
Québec solidaire soutient la campagne internationale Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), qui vise à faire pression sur Israël pour qu'il cesse son traitement discriminatoire des Palestiniens. Sur cette question, Israël est critiqué par l'ONU, Amnistie internationale, Human Rights Watch et de nombreux récipiendaires du Nobel de la paix dont Nelson Mandela, que l'on ne pourrait taxer de fanatisme ou d'antisémitisme.
Notre approche pour la campagne BDS a toujours été de prôner le boycott des produits et la sensibilisation. En effet, comme Françoise David et moi l'avons fait devant une succursale de la SAQ, il s'agit de boycotter les produits israéliens et non les marchands. On cherche à convaincre ces derniers de la justesse et de l'utilité de ce boycott. C'est dans cet esprit que j'ai tenté en vain de communiquer avec le propriétaire du Marcheur pour l'inciter à cesser de vendre des souliers fabriqués en Israël. Mon intention n'était pas d'encourager le boycott de ce commerçant et j'espère que tout malentendu sera définitivement dissipé bientôt, quand le PAJU aura réévalué son action et sa démarche, comme il compte le faire prochainement.
Je comprends très bien les critiques des positions de Québec solidaire ou la remise en question de ma présence à un tel rassemblement. Vive la démocratie. Mais je ne peux accepter d'être accusé de ce que je ne suis pas?: un fanatique motivé par la haine d'un groupe ethnique.
En 30 ans d'implications sociale et politique j'ai participé à des centaines de rassemblements, de pétitions, de campagnes et de piquetages pour défendre la démocratie et les droits humains partout dans le monde. Depuis 1980, je milite contre la dictature religieuse en Iran. J'ai pris la parole et passé de nombreuses motions à l'Assemblée nationale à ce sujet. On ne m'a jamais accusé d'être un anti-iranien ou un fanatique pour cela. En appui à la mère de Nathalie Morin, je dénonce depuis deux ans la séquestration de Nathalie et de ses enfants en Arabie Saoudite par un mari abuseur qui s'appuie sur la charia islamique pour perpétrer son abus. Personne ne m'accuse pourtant d'anti-islamisme.
Alors pourquoi mes interventions pour critiquer les violences pratiquées par l'armée et le pouvoir en Israël me valent-elles le qualificatif de «fanatique», avec les images terribles qu'évoque ce terme? Desmond Tutu, compagnon de Mandela, et Jimmy Carter, l'ex-président américain, seraient-ils devenus fanatiques parce qu'ils qualifient la situation vécue par les palestiniens d'apartheid? Le professeur Stephen Scheinberg, ancien dirigeant du B'nai Brith, confiait à la revue L'Actualité sa désapprobation envers les tactiques de ceux qui repoussent toute critique d'Israël: utilisation sélective des faits, atteinte à la réputation et culpabilité par association. «Je suis juif et sioniste, expliquait-il. Mais un sioniste n'est pas tenu de soutenir toutes les politiques et actions du gouvernement d'Israël.»
Québec solidaire souhaite une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, dans la justice et l'équité pour les deux peuples. Nous invitons les commerçants à appuyer la campagne BDS en manifestant leur intention de ne pas vendre de produits israéliens. Dans la lutte contre l'apartheid, le boycott du commerce avec l'Afrique du Sud a forcé ce pays à s'améliorer. Souhaitons qu'Israël retienne l'exemple.
Réponse de Lysiane Gagnon: Le prêche habituel
Contrairement à ce qu'il affirme, je n'ai jamais accusé M. Khadir d'«antisémitisme», encore moins d'être animé par une «haine ethnique». Je l'ai par contre qualifié de fanatique, ce qui est rigoureusement exact si l'on se rapporte aux dictionnaires, lesquels, du Larousse au Robert en passant par le Multidico, définissent le fanatisme comme «?un zèle?» «outré», «aveugle» ou «excessif», voire simplement (cf le Littré) «passionné» (en faveur d'une cause, d'une idéologie, etc).
Par ailleurs, le fait que M. Khadir soit «radical» dans ses engagements et que son antisionisme ait une dimension «obsessionnelle» est bien documenté, M. Khadir étant un personnage public. Je n'ai rien inventé, on n'a qu'à consulter les archives des médias.
M. Khadir nous ressert son prêche habituel sur l'«apartheid» israélien mais ce faisant, il passe complètement à côté du sujet de ma chronique, qui était la participation d'un député à une opération de boycottage d'un petit commerce de son propre comté. Selon ce que l'on comprend de sa lettre, il semble trouver cela légitime. Ce n'est pas mon opinion ni celle de très nombreux lecteurs.
Lysiane Gagnon
Pour votre information, courriel que je viens d'envoyer à Amir Khadir avec c.c. à Lysiane Gagnon du Journal La Presse
Amitiés
Jean-Marie
Monsieur Amir Khadir
député de Mercier
Je suis entièrement d'accord avec la chronique de Madame Lysiane Gagnon, publiée le 21 décembre 2010 dans le journal La Presse. Comme le déclare Madame Lysiane Gagnon, vous êtes une personne publique M. Khadir et votre antisionisme "obsessionnel" est bien connu de tous les milieux, prétendre le contraire et vouloir cacher votre "obsession" antisionisme, la chose est impossible. Les médias sont farcis de vos prêches habituels sur '' l'apartheid " israélien, de plus, vous répétez encore la même obsession antisionisme dans votre réponse du 27 décembre 2010 à Madame Lysiane Gagnon.
Ce qui a de plus inouï à entendre de vous, c'est que pour vous justifier de l'accusation d'apartheid que vous portez envers Israël, vous évoquiez les noms de Desmond Tutu, compagnon de Mandela, et Jimmy Carter, l'ex-président américain et même Le professeur Stephen Scheinberg, ancien dirigeant du B'nai Brith. Vous savez très bien M. Khadir que l'antisionisme des autres, ne peut en aucun cas, justifier le vôtre M. Khadir.
Vous déclarez militer depuis 1980 contre la dictature religieuse en Iran, et que vous avez pris la parole dans ce sens là plusieurs fois et passé de nombreuses motions à l'Assemblée Nationale sur ce sujet. En bien voici à titre d'exemple quelques une de vos plus récentes interventions à l'Assemblée Nationale, ça vous évitera de les chercher :
Déclaration : Persécutions que vivent des chrétiens en Iran
Motion : Exprimer la préoccupation de l'Assemblée sur la situation des droits de l'homme en Iran
Motion : Polygamie, islam, pouvoirs religieux
Motion : Réclamer la libération des prisonniers d'opinion en Iran et le respect des aspirations démocratiques du peuple iranien
Motion : Condamner la détention du réalisateur iranien Jafar Panahi et la recrudescence de la répression politique en Iran
Motion : Affirmer le soutien de l'Assemblée aux femmes iraniennes qui luttent contre la violation de leurs droits fondamentaux
La lecture des minutes de vos 6 interventions présentées à l'Assemblée Nationale ont attiré mon attention sur le fait qu'elles ont été passées à toute vitesse avec la plus grande discrétion. Bien entendu, vous me direz que ce n'est pas de votre faute ? En lisant les minutes de vos motions, on se rend bien compte quand même que personne parmi vos collègues députés à l'Assemblée Nationale semble vous prendre vraiment au sérieux ? Pour ma part, je n'aurais jamais eu connaissance de vos motions à l'Assemblée Nationale si votre bureau de comté ne me les avait pas envoyées par courriel. Comment voulez-vous que le public le sache si vous dénoncez l'Iran en catimini ?
Par contre, c'est tout le contraire que vous avez comme attitude lorsqu'il s'agit d'attaquer Israël, la seule démocratie au Proche Orient. Je vous ai entendu vociférer plus d'une fois avec le PAJU sur l'accusation en autres d'apartheid portée contre Israël devant le Consulat Général d'Israël qui, à l'époque, était situé au coin de Peel et René Levesque. Par contre pour ce qui est des horreurs qui se passent présentement dans votre pays d'origine l"Iran, je constate que vous préférez plutôt la discrétion ?
Le peuple iranien vit présentement un véritable cauchemar, et ça, dans des conditions 1000 fois plus horribles et inacceptables que la situation vécue par les arabes palestiniens ? Mais cette misère du peuple iranien ne semble pas vous troubler plus que ça ? Oui je sais, vous avez présenté des motions à l'Assemblée Nationale que personne d'ailleurs ne savait qu'elles avaient été présentées par vous, sauf vous ?
Pendant ce temps, que se passe-t-il en Iran ? Le premier souci dans la vie d’un jeune Iranien n’est pas de jouer ni de s’amuser, mais de survivre : 85% des Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté. C’est une réalité reconnue par le régime iranien, qui place le seuil de pauvreté des Iraniens à 238 dollars en moyenne nationale et 400 dollars à Téhéran pour 2005,
en 2006, on est passé à 283 $ en moyenne nationale et 480 dollars à Téhéran,
en 2007, on est passé à 325 $ en moyenne nationale et 560 dollars à Téhéran,
en 2008, on est passé à 405 $ en moyenne nationale et 650 dollars à Téhéran,
et actuellement, on frôle les 800 $ à Téhéran, alors que les meilleurs salaires en moyenne nationale ne dépassent guère les 300 dollars.
Pour survivre, les Iraniens sont obligés de cumuler les petits boulots à la limite de la loi. Ils volent, ils trafiquent. Cette vie précaire est le lot de 85% des familles iraniennes C'est dans cette même logique que le taux de chômage des jeunes iraniens est déclaré à 80 %. On appelle ça, un tôt de chômage intéressant ?
80% des jeunes iraniens n’ont aucun avenir et vivent sous le seuil du néant, et parmi les 20% restant (moins les 1% du régime ) qui peuvent envisager de se marier, un grand nombre éprouve de réelles difficultés pour se loger. Le plus petit studio dans un quartier défavorisé en zone urbaine a un loyer de 350 à 400 dollars et nécessite un dépôt initial de dix mois de loyer alors que les salaires d’ingénieurs plafonnent à 350 dollars. Les prix ne cessent d’augmenter et les salaires quand ils sont payés ne bougent pas.
De plus, les statistiques iraniennes ignorent les femmes qui sont quasi exclues par la loi du monde du travail ce qui fait augmenter leur taux de chômage à 98%. Ce qui place le véritable taux de chômage des jeunes (les deux sexes confondus) aux alentours de 80% (49+28,9). Ce taux de chômage devient dès lors écrasant et explique la chute de la natalité en Iran : sans emploi et sans revenu, les jeunes sont incapables de se marier et de fonder une famille. Ils ne peuvent pas non plus accéder à un logement et doivent rester dans leur famille de naissance. L'Iran se meurt !
Les jeunes iraniens sont désespérés, et voient devant eux uniquement comme avenir le résultat de l’obstination nucléaire des mollahs. Malgré tout, ils gardent toujours l'espoir dans un avenir meilleur qui viendra pour eux dans un changement de régime. Mais personne ne vient à leur aide ? Pas même vous M. Khadir, obsédé par l'antisionisme, et la destruction d'Israël.
En attendant, sachez M. Khadir que le régime des mollahs subventionne 20 centres de formations de terroristes et donne plus d’un milliard de dollars de fond de soutien à des dizaines de groupes terroristes à travers le monde… dans ce même pays 5 millions d’iraniens vivent avec 1 dollar par jour ?
Le peuple iranien devient 12% plus pauvre tous les ans. Au cours des 28 dernières années et grâce à la générosité des mollahs iraniens, les arabes palestiniens voient eux leur niveau de vie s’améliorer et devenir de plus en plus riches en dépit des dénégations des responsables du Hamas et des autres groupes terroristes arabes palestiniens.
On pourrait continuer ainsi d'énumérer les misères sans fin du peuple iranien, et vous Amir Khadir, au lieu de vous occuper de l'extrême détresse et misère dont souffre votre pays d'origine, l'Iran, vous vous abandonnez à l'antisionisme haineux pour détruire Israël. Quelle tristesse ?
Source : http://www.iran-resist.org/
Jean-Marie Gélinas
c.c. à Madame Lysiane Gagnon, Journal La Presse
Publié le 27 décembre 2010 à 06h00 | Mis à jour à 06h00
Ni fanatique ni antisémite
Amir Khadir
L'auteur est député de Mercier et porte-parole de Québec solidaire.
Dans sa chronique du 21 décembre 2010, Lysiane Gagnon me traite de «radical fanatique» et laisse planer l'accusation d'antisémitisme sur ma personne. Quelle action me vaut ce dénigrement? Le fait d'avoir passé une heure à un piquetage organisé par le PAJU (Palestiniens et Juifs unis) devant la boutique de chaussures Le Marcheur.
Québec solidaire soutient la campagne internationale Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), qui vise à faire pression sur Israël pour qu'il cesse son traitement discriminatoire des Palestiniens. Sur cette question, Israël est critiqué par l'ONU, Amnistie internationale, Human Rights Watch et de nombreux récipiendaires du Nobel de la paix dont Nelson Mandela, que l'on ne pourrait taxer de fanatisme ou d'antisémitisme.
Notre approche pour la campagne BDS a toujours été de prôner le boycott des produits et la sensibilisation. En effet, comme Françoise David et moi l'avons fait devant une succursale de la SAQ, il s'agit de boycotter les produits israéliens et non les marchands. On cherche à convaincre ces derniers de la justesse et de l'utilité de ce boycott. C'est dans cet esprit que j'ai tenté en vain de communiquer avec le propriétaire du Marcheur pour l'inciter à cesser de vendre des souliers fabriqués en Israël. Mon intention n'était pas d'encourager le boycott de ce commerçant et j'espère que tout malentendu sera définitivement dissipé bientôt, quand le PAJU aura réévalué son action et sa démarche, comme il compte le faire prochainement.
Je comprends très bien les critiques des positions de Québec solidaire ou la remise en question de ma présence à un tel rassemblement. Vive la démocratie. Mais je ne peux accepter d'être accusé de ce que je ne suis pas?: un fanatique motivé par la haine d'un groupe ethnique.
En 30 ans d'implications sociale et politique j'ai participé à des centaines de rassemblements, de pétitions, de campagnes et de piquetages pour défendre la démocratie et les droits humains partout dans le monde. Depuis 1980, je milite contre la dictature religieuse en Iran. J'ai pris la parole et passé de nombreuses motions à l'Assemblée nationale à ce sujet. On ne m'a jamais accusé d'être un anti-iranien ou un fanatique pour cela. En appui à la mère de Nathalie Morin, je dénonce depuis deux ans la séquestration de Nathalie et de ses enfants en Arabie Saoudite par un mari abuseur qui s'appuie sur la charia islamique pour perpétrer son abus. Personne ne m'accuse pourtant d'anti-islamisme.
Alors pourquoi mes interventions pour critiquer les violences pratiquées par l'armée et le pouvoir en Israël me valent-elles le qualificatif de «fanatique», avec les images terribles qu'évoque ce terme? Desmond Tutu, compagnon de Mandela, et Jimmy Carter, l'ex-président américain, seraient-ils devenus fanatiques parce qu'ils qualifient la situation vécue par les palestiniens d'apartheid? Le professeur Stephen Scheinberg, ancien dirigeant du B'nai Brith, confiait à la revue L'Actualité sa désapprobation envers les tactiques de ceux qui repoussent toute critique d'Israël: utilisation sélective des faits, atteinte à la réputation et culpabilité par association. «Je suis juif et sioniste, expliquait-il. Mais un sioniste n'est pas tenu de soutenir toutes les politiques et actions du gouvernement d'Israël.»
Québec solidaire souhaite une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien, dans la justice et l'équité pour les deux peuples. Nous invitons les commerçants à appuyer la campagne BDS en manifestant leur intention de ne pas vendre de produits israéliens. Dans la lutte contre l'apartheid, le boycott du commerce avec l'Afrique du Sud a forcé ce pays à s'améliorer. Souhaitons qu'Israël retienne l'exemple.
Réponse de Lysiane Gagnon: Le prêche habituel
Contrairement à ce qu'il affirme, je n'ai jamais accusé M. Khadir d'«antisémitisme», encore moins d'être animé par une «haine ethnique». Je l'ai par contre qualifié de fanatique, ce qui est rigoureusement exact si l'on se rapporte aux dictionnaires, lesquels, du Larousse au Robert en passant par le Multidico, définissent le fanatisme comme «?un zèle?» «outré», «aveugle» ou «excessif», voire simplement (cf le Littré) «passionné» (en faveur d'une cause, d'une idéologie, etc).
Par ailleurs, le fait que M. Khadir soit «radical» dans ses engagements et que son antisionisme ait une dimension «obsessionnelle» est bien documenté, M. Khadir étant un personnage public. Je n'ai rien inventé, on n'a qu'à consulter les archives des médias.
M. Khadir nous ressert son prêche habituel sur l'«apartheid» israélien mais ce faisant, il passe complètement à côté du sujet de ma chronique, qui était la participation d'un député à une opération de boycottage d'un petit commerce de son propre comté. Selon ce que l'on comprend de sa lettre, il semble trouver cela légitime. Ce n'est pas mon opinion ni celle de très nombreux lecteurs.
Lysiane Gagnon
mardi 28 décembre 2010
Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ
Alors que nous étions informés que des sapins étaient distribués Kikar Safra à Jérusalem pour les chrétiens, je me disais : "Lorsque l'Arabie Saoudite ou la Lybie distribuera des 'Hanoukkiot ou des Souvganiot (beignets) à 'Hanoukka pour les Juifs habitant le pays, ce sera la paix !". C'est vrai qu'il y a aujourd'hui peu de Juifs dans les pays islamiques qui font tant la leçon à l'Etat hébreu pour qu'il partage sa terre.
Un Etat "judenrein"
Pour Mahmoud Abbas, aucun Israélien ne sera le bienvenu dans le futur Etat palestinien. "Nous l'avons dit franchement, et nous continuerons toujours à l'affirmer : s'il ya un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale, nous ne tolérerons pas la présence d'un seul Israélien à l'intérieur", a déclaré le chef de l'Autorité palestinienne (AP) devant un parterre de journalistes à Ramallah.
Un Etat "judenrein" ! Qui peut soutenir l'idée d'un tel Etat prônant l'exclusion pure et simple du peuple juif ? "Messieurs les politiques européens, chrétiens pro-palestiniens et humanistes de tous bords, voilà ce que vous appelez de tous vos voeux : un Etat islamique d'esprit néo-nazi ! Vous ne pourrez pas dire, nous ne savions pas... ".
De l'espérance biblique...
Bon, Noël est passé et l'an nouveau approche ; nous devons parler de paix, ou du moins l'espérer. En effet la Bible en parle, c'est notre unique espérance ; la paix des hommes, elle, n'est que vaine et illusoire. Dans la Bible, nous savons que 5 villes en Egypte parleront hébreu (Esaïe 19:18) !, et qu'une "route" ira de l'Egypte à l'Iran - la route de la paix et de la réconciliation. Croyons en ces paroles prophétiques !
En 1945 au sortir d'Auschwitz, qui pouvait croire en la restauration d'Israël ?... Pourtant Ezéchiel l'a prédit il y a 2500 ans : le prophète eut en effet la vision d'un amoncellement d'ossements humains dans une vallée, et D.ieu lui disait : "Prophétise sur ces os, car voici, Je vais les faire revivre, Je mettrai en eux mon Esprit"... et ces ossements sont devenus une armée très nombreuse. Aujourd'hui, le monde connaît Israël, son économie et sa monnaie forte, son armée redoutable, sa créativité et sa générosité qui fait du bien au monde. Si la parole d'Ezéchiel s'est avérée juste, nous pouvons croire en la Bible et en son D.ieu.
Noël n'empêche pas la persécution des chrétiens
Noël est un message d'espoir et de paix. Et pourtant, les chrétiens vivent la persécution, même à Noël.
Près de 3000 chrétiens sont en prison en Erythrée, détenus sans procès dans des conditions effroyables, dans la souffrance des menaces et des coups. Une femme chrétienne est morte récemment, après avoir été enfermée deux ans dans un container, à cause de sa foi.
En Somalie, une jeune fille de 17 ans est morte le 25 novembre, exécutée pour sa foi.
En Algérie, les églises sont fermées.
Les fêtes de Noël auront été particulièrement macabres au Nigéria. Une série sans précédent d'attentats à la bombe et d'attaques d'églises ont fait 38 morts et 74 blessés à travers le pays, le 24 décembre. A un autre endroit, au moins 13 villageois chrétiens, dont des femmes et des enfants, ont été tués mercredi par des éleveurs musulmans. Auparavant, un journaliste avait indiqué avoir vu 12 cadavres alignés dans une rue. «Ils sont partiellement carbonisés et portent des marques de coups de machettes. J'ai compté six maisons brûlées et les gens autour de moi pleurent et gémissent»...
En Iran, des pasteurs sont condamnés à mort, accusés d'apostasie, de blasphème et de collaboration avec l'ennemi - leur faute : avoir quitté l'islam.
Aux Philippines, six personnes ont été blessées dans l'explosion d'une bombe durant la messe de Noël de l'église d'une base de la police philippine sur l'île de Jolo à majorité musulmane.
Au Pakistan, le jour de Noël, plus de 80 personnes ont été tuées dans un attentat-suicide contre un centre de distribution du Programme alimentaire mondial. Dans ce pays, la loi du blasphème établit comme crime capital le fait d'insulter le prophète Mohamet par toute suggestion ou insinuation. Quitter l'Islam équivaut à l'insulter...
Jeff Jacoby, journaliste juif pour le Boston Globe, décrit l'étendue de la tragédie ainsi : "... pour des millions de chrétiens dans d'autres pays, la crainte est sans cesse présente. Jamais auparavant, tant de croyants en Jésus n'ont été persécutés pour leur foi... Partout où les intégristes islamiques ont pris le pouvoir, où les dictateurs communistes gouvernent encore, les chrétiens vivent dans un danger constant".
Bonne année 2011 à chacun !
Combien avons-nous besoin de nous élever, à la veille du nouvel an ! Faut-il désespérer de l'humanité ?... D.ieu, viens établir Ta justice. Maranatha, viens Seigneur !
Pour ce changement de décennie, je propose d'écouter ce magnifique Alléluia (hallelu Yah = louons D.ieu !), entendu à Jérusalem à Noël. Il s'agit du "Messie" de Haendel, dans une traduction en hébreu. Il est bon d'entendre ces beaux textes chantés dans la langue de la Bible, et de voir que les premiers mots sont une bénédiction pour Israël : "Na'hamou, na'hamou 'ami - Consolez, consolez mon peuple (Israël)" - Esaïe 40. "
"Louez l'Eternel ! Mon âme, loue l'Eternel. Je louerai l'Eternel tant que je vivrai, je célébrerai mon D.ieu tant que j'existerai" - Ps 146
Bonne année 2011 à toutes et à tous,
Gérald & Sophie Fruhinsholz
Distribution de sapins à Jérusalem
Alors que nous étions informés que des sapins étaient distribués Kikar Safra à Jérusalem pour les chrétiens, je me disais : "Lorsque l'Arabie Saoudite ou la Lybie distribuera des 'Hanoukkiot ou des Souvganiot (beignets) à 'Hanoukka pour les Juifs habitant le pays, ce sera la paix !". C'est vrai qu'il y a aujourd'hui peu de Juifs dans les pays islamiques qui font tant la leçon à l'Etat hébreu pour qu'il partage sa terre.
Un Etat "judenrein"
Pour Mahmoud Abbas, aucun Israélien ne sera le bienvenu dans le futur Etat palestinien. "Nous l'avons dit franchement, et nous continuerons toujours à l'affirmer : s'il ya un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale, nous ne tolérerons pas la présence d'un seul Israélien à l'intérieur", a déclaré le chef de l'Autorité palestinienne (AP) devant un parterre de journalistes à Ramallah.
Un Etat "judenrein" ! Qui peut soutenir l'idée d'un tel Etat prônant l'exclusion pure et simple du peuple juif ? "Messieurs les politiques européens, chrétiens pro-palestiniens et humanistes de tous bords, voilà ce que vous appelez de tous vos voeux : un Etat islamique d'esprit néo-nazi ! Vous ne pourrez pas dire, nous ne savions pas... ".
De l'espérance biblique...
Bon, Noël est passé et l'an nouveau approche ; nous devons parler de paix, ou du moins l'espérer. En effet la Bible en parle, c'est notre unique espérance ; la paix des hommes, elle, n'est que vaine et illusoire. Dans la Bible, nous savons que 5 villes en Egypte parleront hébreu (Esaïe 19:18) !, et qu'une "route" ira de l'Egypte à l'Iran - la route de la paix et de la réconciliation. Croyons en ces paroles prophétiques !
En 1945 au sortir d'Auschwitz, qui pouvait croire en la restauration d'Israël ?... Pourtant Ezéchiel l'a prédit il y a 2500 ans : le prophète eut en effet la vision d'un amoncellement d'ossements humains dans une vallée, et D.ieu lui disait : "Prophétise sur ces os, car voici, Je vais les faire revivre, Je mettrai en eux mon Esprit"... et ces ossements sont devenus une armée très nombreuse. Aujourd'hui, le monde connaît Israël, son économie et sa monnaie forte, son armée redoutable, sa créativité et sa générosité qui fait du bien au monde. Si la parole d'Ezéchiel s'est avérée juste, nous pouvons croire en la Bible et en son D.ieu.
Noël n'empêche pas la persécution des chrétiens
Noël est un message d'espoir et de paix. Et pourtant, les chrétiens vivent la persécution, même à Noël.
Près de 3000 chrétiens sont en prison en Erythrée, détenus sans procès dans des conditions effroyables, dans la souffrance des menaces et des coups. Une femme chrétienne est morte récemment, après avoir été enfermée deux ans dans un container, à cause de sa foi.
En Somalie, une jeune fille de 17 ans est morte le 25 novembre, exécutée pour sa foi.
En Algérie, les églises sont fermées.
Les fêtes de Noël auront été particulièrement macabres au Nigéria. Une série sans précédent d'attentats à la bombe et d'attaques d'églises ont fait 38 morts et 74 blessés à travers le pays, le 24 décembre. A un autre endroit, au moins 13 villageois chrétiens, dont des femmes et des enfants, ont été tués mercredi par des éleveurs musulmans. Auparavant, un journaliste avait indiqué avoir vu 12 cadavres alignés dans une rue. «Ils sont partiellement carbonisés et portent des marques de coups de machettes. J'ai compté six maisons brûlées et les gens autour de moi pleurent et gémissent»...
En Iran, des pasteurs sont condamnés à mort, accusés d'apostasie, de blasphème et de collaboration avec l'ennemi - leur faute : avoir quitté l'islam.
Aux Philippines, six personnes ont été blessées dans l'explosion d'une bombe durant la messe de Noël de l'église d'une base de la police philippine sur l'île de Jolo à majorité musulmane.
Au Pakistan, le jour de Noël, plus de 80 personnes ont été tuées dans un attentat-suicide contre un centre de distribution du Programme alimentaire mondial. Dans ce pays, la loi du blasphème établit comme crime capital le fait d'insulter le prophète Mohamet par toute suggestion ou insinuation. Quitter l'Islam équivaut à l'insulter...
Jeff Jacoby, journaliste juif pour le Boston Globe, décrit l'étendue de la tragédie ainsi : "... pour des millions de chrétiens dans d'autres pays, la crainte est sans cesse présente. Jamais auparavant, tant de croyants en Jésus n'ont été persécutés pour leur foi... Partout où les intégristes islamiques ont pris le pouvoir, où les dictateurs communistes gouvernent encore, les chrétiens vivent dans un danger constant".
Bonne année 2011 à chacun !
Combien avons-nous besoin de nous élever, à la veille du nouvel an ! Faut-il désespérer de l'humanité ?... D.ieu, viens établir Ta justice. Maranatha, viens Seigneur !
Pour ce changement de décennie, je propose d'écouter ce magnifique Alléluia (hallelu Yah = louons D.ieu !), entendu à Jérusalem à Noël. Il s'agit du "Messie" de Haendel, dans une traduction en hébreu. Il est bon d'entendre ces beaux textes chantés dans la langue de la Bible, et de voir que les premiers mots sont une bénédiction pour Israël : "Na'hamou, na'hamou 'ami - Consolez, consolez mon peuple (Israël)" - Esaïe 40. "
"Louez l'Eternel ! Mon âme, loue l'Eternel. Je louerai l'Eternel tant que je vivrai, je célébrerai mon D.ieu tant que j'existerai" - Ps 146
Bonne année 2011 à toutes et à tous,
Gérald & Sophie Fruhinsholz
lundi 27 décembre 2010
Prix Jérusalem 2010 reçu par Jean-Marie Gélinas, président des Amitiés-Québec-Israël
Prix décerné aux Amitiés Québec-Israël par la Fédération Sioniste Canadienne, Région Est, à tous ses militants qui avec courage durant plus de 7 ans ont tenu avec honneur et fierté côte-à-côte le drapeau d'Israël et le drapeau du Québec face à la propagande des ennemis d'Israël, le PAJU.
Prix décerné aux Amitiés Québec-Israël par la Fédération Sioniste Canadienne, Région Est, à tous ses militants qui avec courage durant plus de 7 ans ont tenu avec honneur et fierté côte-à-côte le drapeau d'Israël et le drapeau du Québec face à la propagande des ennemis d'Israël, le PAJU.
Groupe de militant(es) des Amitiés Québec-Israël présent le 10 décembre 2010 lors de la remise du "Prix Jérusalem 2010", qui personnellement ont été présents durant plus de 7 ans devant le Consulat Général d'Israël à Montréal pour témoigner des droits et de l'honneur de l'État Juif d'Israël et du Peuple Juif, et dénoncer les mensonges de la propagande arabo-palestinienne du PAJU. Honneur et mérite à tous ceux qui ont participé à cet acte de courage et de ténacité durant plus de 7 ans en faveur de l'État Juif d'Israël. Je salue ici leur mérite et leur ténacité, ceux sont tous de Grands Québécois !
Jean-Marie Gélinas
dimanche 26 décembre 2010
Dimanche 26 décembre 2010
Merci aux israéliens de protéger les chrétiens - par Ftouh Souhail, Tunis
Israël prouve encore une fois qu’il est le seul état du Proche-Orient où la foi chrétienne n’est pas en danger.
À l’occasion de Noël, l’armée israélienne et l’administration civile ont facilité l’arrivée des chrétiens palestiniens vivant en Judée-Samarie, et même des chrétiens arabes venant des pays voisins. Le coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires, le major-général Eitan Dangot, et le chef de l’Administration civile, ont pris toutes les mesures pour assurer la sécurité de tous les pèlerins face aux menaces terroristes islamiques.
L’Etat juif est, et de loin, l’unique pays de la région où la population chrétienne augmente. Les chiffres le confirment, les populations chrétiennes au Moyen Orient ne cessent de diminuer partout. Partout, à l’exception d’Israël, où le nombre de chrétiens n’a cessé de croître ces dernières décennies. Il y avait un peu plus de 34.000 chrétiens en Israël après la création de l’état en 1948. En 2010, la population chrétienne d’Israël atteint près de 200.000 personnes.
Israël est également le seul pays de la région où les chrétiens se sentent en sécurité.
Israël, seul Etat démocratique de la région, est le seul pays qui respecte les autres croyances. Israël n’a jamais cherché à brimer les Chrétiens, ni à les empêcher de pratiquer leur religion. Israël garantit la sécurité et la liberté de culte à chaque être humain. La différence est, justement, que les israéliens ne sont ni des sauvages, ni des égorgeurs.
À n’en pas douter, l’Islam fanatique est responsable de la diminution inexorable du nombre de chrétiens dans la région. Israël garantit la sécurité de sa population, face à la barbarie des islamistes palestiniens enragés.
Merci aux israéliens de protéger les chrétiens. Si seulement tous les pays arabes étaient comme vous.
En cette occasion de Noël, je vous adresse à tous un message de paix, d’amour et de fraternité.
Merry Christmas and Happy New Year.
Ftouh Souhail , Tunis
Merci aux israéliens de protéger les chrétiens - par Ftouh Souhail, Tunis
Israël prouve encore une fois qu’il est le seul état du Proche-Orient où la foi chrétienne n’est pas en danger.
À l’occasion de Noël, l’armée israélienne et l’administration civile ont facilité l’arrivée des chrétiens palestiniens vivant en Judée-Samarie, et même des chrétiens arabes venant des pays voisins. Le coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires, le major-général Eitan Dangot, et le chef de l’Administration civile, ont pris toutes les mesures pour assurer la sécurité de tous les pèlerins face aux menaces terroristes islamiques.
L’Etat juif est, et de loin, l’unique pays de la région où la population chrétienne augmente. Les chiffres le confirment, les populations chrétiennes au Moyen Orient ne cessent de diminuer partout. Partout, à l’exception d’Israël, où le nombre de chrétiens n’a cessé de croître ces dernières décennies. Il y avait un peu plus de 34.000 chrétiens en Israël après la création de l’état en 1948. En 2010, la population chrétienne d’Israël atteint près de 200.000 personnes.
Israël est également le seul pays de la région où les chrétiens se sentent en sécurité.
Israël, seul Etat démocratique de la région, est le seul pays qui respecte les autres croyances. Israël n’a jamais cherché à brimer les Chrétiens, ni à les empêcher de pratiquer leur religion. Israël garantit la sécurité et la liberté de culte à chaque être humain. La différence est, justement, que les israéliens ne sont ni des sauvages, ni des égorgeurs.
À n’en pas douter, l’Islam fanatique est responsable de la diminution inexorable du nombre de chrétiens dans la région. Israël garantit la sécurité de sa population, face à la barbarie des islamistes palestiniens enragés.
Merci aux israéliens de protéger les chrétiens. Si seulement tous les pays arabes étaient comme vous.
En cette occasion de Noël, je vous adresse à tous un message de paix, d’amour et de fraternité.
Merry Christmas and Happy New Year.
Ftouh Souhail , Tunis
MAGNIFIQUE ARTICLE DE JACQUES BRASSARD (ANCIEN MINISTRE DU PARTI QUÉBECOIS) À LIRE ABSOLUMENT
vendredi 24 décembre 2010
SUR ET AUTOUR DE L'AFFAIRE KHADIR
Je ne peux résister à l’envie, à la suite de bien d’autres, de commenter l’affaire Khadir.
Vous avez tous vu le député socialiste lanceur de godasses, Amir Khadir, en train d’écoeurer, sur le trottoir en face de son commerce, un marchand québécois de souche. Et il nous a dévoilé le motif qui inspirait son action : il faut boycotter les produits d’Israël. Et pourquoi donc faut-il cesser d’acheter les produits d’Israël? Retenez bien la réponse, elle est étonnante : c’est parce qu’Israël a mis en place un régime d’apartheid, similaire à celui de l’Afrique du Sud d’avant Mandela!
Le pire, c’est que beaucoup de scribes et d’intellectuels n’ont même pas entre’aperçu le côté démentiel et outrancier du motif invoqué. Il paraîtrait même que le radio-canadien Michel Labrecque aurait déclaré à Amir Khadir : « D’accord sur le principe, mais pas sur la méthode! » Autrement dit, il est vrai qu’il y a apartheid en Israël, mais pourquoi s’en prendre à un modeste commerçant? Même Mario Dumont, d’habitude plus combatif, n’a pas jugé bon de questionner le député socialiste sur la raison d’être du boycott.
Pourtant, il y a là un immense et un immonde mensonge venant tout droit du bataclan mythologique de la propagande islamo-palestinienne. Je rappelle, même si vous le savez déjà, que l’apartheid est un système raciste de ségrégation et de séparation d’un groupe social. Et il est évident pour quiconque n’est pas aveuglé par la haine des Juifs, qu’il n’y a pas en Israël la moindre présence d’un pareil système.
Il est quand même surprenant que l’on soit obligé de rappeler à bien des scribes et à toute la mouvance de gauche (inutilement, j’en conviens) qu’Israël est une démocratie exemplaire, la seule d’ailleurs dans tout le Proche et le Moyen Orient. Il n’y a pas si longtemps, on pouvait sans doute y ajouter le Liban, mais c’est chose du passé. Aujourd’hui, le Liban est inféodé au Hezbollah qui, comme chacun sait, est une milice de fanatiques islamistes chiites aux ordres de Téhéran.
Donc, Israël est la seule démocratie de toute cette immense région. Et les citoyens arabo-musulmans d’Israël (ils sont plus d’un million) jouissent des mêmes droits et des mêmes libertés que les citoyens juifs. Ils peuvent s’exprimer librement (la plupart du temps en critiquant Israël) et se faire élire à la Knesset. Ils peuvent gagner leur vie comme ils l’entendent et être propriétaires. Ils peuvent pratiquer leur religion sans entraves. Et ils peuvent avoir recours à un système judiciaire indépendant du pouvoir politique. Une vraie démocratie, quoi!
Il suffit donc d’un regard le moindrement objectif sur l’État d’Israël pour constater qu’il n’y a pas dans ce pays la plus petite trace d’un quelconque régime de ségrégation ou d’apartheid.
Affirmer le contraire comme le fait Amir Khadir, l’incarnation de la gauche «platoïde», c’est mentir effrontément, c’est faire preuve d’une répugnante malhonnêteté intellectuelle et c’est également être mû par une judéophobie malsaine (toute proche de l’antisémitisme, ce cancer millénaire de l’humanité).
C’est quand même renversant, personne ne lui a posé la question toute simple : pourquoi accusez-vous Israël d’apartheid? Quelles sont vos preuves? Il n’en a évidemment aucune!
Il s’en tire par une pirouette en invoquant Jimmy Carter, Desmond Tutu ou Noam Chomsky, tous des palestinophiles frénétiques et de judéophobes délirants.
Où alors, il change de sujet et s’apitoie sur le terrible sort des Palestiniens de Gaza et de Judée-Samarie, accusant Israël d’être responsable de leur misère et de leur enfermement. Il oublie un minuscule détail : les Israéliens ont quitté Gaza et la tyrannie obscurantiste que les habitants de Gaza subissent n’est pas celle de l’État hébreu, mais des barbus islamo-fascistes du Hamas. Et ce n’est guère mieux en Judée-Samarie ou le Fatah de Mamoud Abbas impose un régime corrompu jusqu’à la moelle, pétri de haine et de duplicité et qui, soit dit en passant, serait balayé par le Hamas s’il advenait que l’armée israélienne quitte les lieux.
Le comportement d’Amir Khadir, ami, complice et partenaire des communistes et des islamistes de tout poil, met en relief un paradoxe, partagé par toute le gauche occidentale.
Cette incohérence est la suivante :
Le seul État que l’engeance islamo-gauchiste accuse de violations des droits humains, de ségrégation, de violences disproportionnées et de fanatisme, c’est Israël! Et par le plus curieux des hasards, il appert qu’Israël est le seul État démocratique de toute la région, le seul État ou les droits et libertés fondamentaux sont consacrés et respectés, le seul état ou le pluralisme politique est en vigueur, le seul État ou les valeurs éthiques de l’Occident sont tenues en estime et enseignées. Trouvez l’erreur!
Et par le plus curieux des hasards, il appert également que cette engeance islamo-gauchiste est frappée par une cécité totale face aux multiples dictatures et régimes totalitaires du monde musulman qui piétinent les droits humains les plus fondamentaux, maintiennent leurs peuples dans l’asservissement à un islam archaïque et barbare qui macère dans la haine du Juif et de l’Occident (surtout les États-Unis, bien sûr!), cautionnent l’infériorisation et la domestication de la femme et ne bougent pas devant la persécution des communautés chrétiennes minoritaires.
D’ailleurs, avez-vous déjà entendu le député du Plateau condamner sévèrement les violations systématiques des droits humains, la répression brutale de la moindre opposition, les éruptions de haine à l’égard des judéo-croisés qui sont monnaie courante dans les États musulmans? Jamais! A-t-il déjà condamné la volonté, maintes fois exprimée, du despote de Téhéran d’anéantir l’État Hébreu? Jamais! Au contraire, il est le compagnon de route des organisations terroristes, telles le Hamas et le Hezbollah, avec qui il manifeste régulièrement.
En fait, si vous voulez observer une forme d’apartheid dans le monde actuel, vous n’avez qu’à jeter un coup d’œil sur le sort et le statut des «réfugiés» palestiniens qui ont quitté le territoire israélien en 1948, obéissant ainsi aux injonctions des dirigeants des pays musulmans environnants, le temps de permettre à leurs armées de liquider l’État naissant d’Israël et de «jeter à la mer» les «sales Juifs».
Mais comme les armées de ces pays (Égypte, Syrie, Jordanie, Irak) ont subi une cuisante défaite (d’autres suivront en 1967 et en 1973), les réfugiés palestiniens ont alors été parqués dans des camps qui sont devenus permanents. Et surtout, contrairement à ce qui se passait partout dans le monde, le statut de réfugié palestinien est devenu, par la grâce de l’ONU, transmissible de génération en génération. Ils étaient 900,000 au départ, ils sont maintenant plusieurs millions qui n’ont jamais été intégrés à la société d’accueil et qui sont privés de tous les droits de citoyens.
Si Amir Khadir et ses amis communistes de même que tous les boycotteurs syndicaux, veulent vraiment combattre un apartheid réel, ils devraient aller manifester devant les ambassades des États musulmans (tels le Liban et la Jordanie) qui pratiquent, à des fins politico-idéologiques (il faut bien entretenir le mythe de la «nation palestinienne» et soutenir l’absurde «droit au retour» de tous les «réfugiés»), une ségrégation systématique à l’égard des «réfugiés» palestiniens sur leurs territoires.
La petite mascarade d’Amir Khadir suscite par ailleurs deux questions.
La première pourrait se formuler ainsi :
Pourquoi s’attaquer à un modeste commerçant québécois de souche qui ose vendre des godillots israéliens? Parce que, sinon, il lui faudrait s’attaquer aux grandes surfaces (Wall Mart, Future Shop, par exemple), surtout celles où l’on vend des produits de haute technologie, particulièrement dans les domaines de l’informatique et de la téléphonie. L’économie d’Israël étant une économie très performante dans les secteurs de pointe, on voit mal cependant le député socialiste de Québec Solidaire renoncer à son ordinateur, à la clé USB ou à sa boîte vocale, pour régresser à l’époque de la machine à écrire. Alors, courageusement, on choisit d’emmerder un humble contribuable de son quartier. Quel déconnage exemplaire!
L’autre question est la suivante :
Comment se fait-il que, parmi les centaines de pays à travers le monde, dont un fort contingent est constitué de dictatures, de tyrannies, de régimes totalitaires, de fausses démocraties, qui oppriment leurs peuples, persécutent et massacrent les chrétiens, foulent aux pieds les droits humains les plus fondamentaux, lapident les femmes adultères, pendent les homosexuels, tuent les musulmans qui se convertissent à une autre religion, soutiennent le terrorisme, comment se fait-il que le seul pays qui doive subir anathèmes et malédictions, mise en quarantaine et boycott, détestation et ressentiment, soit le seul État juif de la Planète? La voilà, la vraie question!
Et elle contient la réponse : c’est parce que, justement, c’est un État juif! Ce boycott n’est, au fond, que la manifestation, parmi tant d’autres, de l’antisionisme et de la judéophobie qui gangrènent toute la gauche occidentale, tout le gratin intellectuel et une grande partie des scribes de nos médias. Même Jean-François Lisée, figure de proue de la gauche efficace, considère somme toute que ceux qui accusent Israël d’apartheid sont des «personnes raisonnables»! !!
En réalité, l’antisémitisme et l’antisionisme prennent très souvent une forme plus subtile chez les élites occidentales. Plutôt que l’expression brutale et fortement antisémite, qui domine dans le monde musulman, de la négation pure et simple du droit à l’existence de l’État d’Israël (se référer à l’intention proclamée de la mollahcratie, du Hezbollah, du Hamas, du Fatah, d’Al Quaida, d’anéantir l’État hébreu), en Occident, on ne va pas jusqu’à nier la légitimité de l’État d’Israël, mais toutes les actions ayant pour fins d’assurer l’existence même d’Israël et de défendre la vie et les droits de ses citoyens, sont toujours systématiquement désapprouvées.
Elles sont toujours disproportionnées. Elles violent toujours le droit international. À croire que le droit international a été conçu et élaboré spécifiquement pour discréditer toutes les actions d’Israël. Quoiqu’il fasse, il a toujours tort. Il est coupable par nature.
Il construit une clôture de sécurité pour se protéger des attentats meurtriers contre les civils. Coupable!
Il riposte à la pluie de roquettes qui lui tombe dessus. Coupable!
Il ose considérer Jérusalem comme la Ville Sainte millénaire des Juifs. Coupable!
Il établit un blocus maritime pour empêcher l’entrée d’armes dans la bande de Gazas. Coupable!
Il est réticent à accorder des concessions exigées par Obama parce que l’Autorité Palestinienne refuse toujours de reconnaître l’État d’Israël comme préalable à des négociations. Coupable! Coupable!
«Toutes ces accusations, écrit Pierre-André Taguieff, un expert en matière d’antisémitisme et de judéophobie, convergent vers une conclusion qu’on peut ainsi formuler : le peuple juif est un intrus dans le genre humain. Dans le vieil antisémitisme, les Juifs faisaient figure d’intrus dans les nations européennes, de peuple en trop venu d’Orient, sans territoire, au sein de l’Occident chrétien. Amalgamés avec les Occidentaux, ils sont désormais traités comme des intrus au Moyen-Orient et, plus largement, dans la société mondiale. Doublement diabolisés en tant que «sionistes» et Occidentaux, ils sont rejetés comme le peuple en trop par excellence – ce que traduit la rumeur qu’Israël serait un État en trop. Un État-monstre, le seul à être supposé tel. Telle est la nouvelle matière symbolique exploitée depuis près d’un demi-siècle par les ennemis, déclarés ou non, des Juifs.»
L’affaire Khadir est une bien petite affaire, mais elle demeure représentative, malgré sa petitesse, de l’idéologie dominante au sein de la gauche et des élites intellectuelle et médiatique en Occident. Idéologie caractérisée par la haine de soi, c’est-à-dire le rejet de la civilisation occidentale perçue comme impérialiste, colonialiste, raciste et dont il faut combattre cet avatar ignoble qu’est l’alliance américano-sioniste visant à dominer le monde. Il est donc impérieux, selon cette vision idéologique, de faire repentance d’être un occidental oppresseur en se portant à la défense des opprimés du monde entier, la figure mythique de l’opprimé par excellence étant le Palestinien.
Khadir lance des godasses sur un poster de Bush et il prêche le boycott des godasses israéliennes. C’est la conjugaison de la haine de l’Amérique et de la haine du Juif. Khadir est un milicien dans la guerre contre l’axe américano-sioniste.
Demain, c’est Noël. C’est la fête de la Nativité. C’est la célébration de la naissance d’un Juif de la lignée de David.
J’en profite donc pour exprimer mon ferme soutien à l’État d’Israël et ma profonde amitié au peuple Juif.
Israël est un bastion avancé de l’Occident en terre ennemie.
Son combat est le nôtre. Il devrait l’être en tout cas. Car pour nous, judéo-chrétiens d’Occident, les Juifs sont, pour reprendre l’expression admirable de Jean-Paul II, nos «frères ainés bien-aimés».
Jacques Brassard
Source: http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/2010/12/sur-et-autour-de-laffaire-khadir.html
vendredi 24 décembre 2010
SUR ET AUTOUR DE L'AFFAIRE KHADIR
Je ne peux résister à l’envie, à la suite de bien d’autres, de commenter l’affaire Khadir.
Vous avez tous vu le député socialiste lanceur de godasses, Amir Khadir, en train d’écoeurer, sur le trottoir en face de son commerce, un marchand québécois de souche. Et il nous a dévoilé le motif qui inspirait son action : il faut boycotter les produits d’Israël. Et pourquoi donc faut-il cesser d’acheter les produits d’Israël? Retenez bien la réponse, elle est étonnante : c’est parce qu’Israël a mis en place un régime d’apartheid, similaire à celui de l’Afrique du Sud d’avant Mandela!
Le pire, c’est que beaucoup de scribes et d’intellectuels n’ont même pas entre’aperçu le côté démentiel et outrancier du motif invoqué. Il paraîtrait même que le radio-canadien Michel Labrecque aurait déclaré à Amir Khadir : « D’accord sur le principe, mais pas sur la méthode! » Autrement dit, il est vrai qu’il y a apartheid en Israël, mais pourquoi s’en prendre à un modeste commerçant? Même Mario Dumont, d’habitude plus combatif, n’a pas jugé bon de questionner le député socialiste sur la raison d’être du boycott.
Pourtant, il y a là un immense et un immonde mensonge venant tout droit du bataclan mythologique de la propagande islamo-palestinienne. Je rappelle, même si vous le savez déjà, que l’apartheid est un système raciste de ségrégation et de séparation d’un groupe social. Et il est évident pour quiconque n’est pas aveuglé par la haine des Juifs, qu’il n’y a pas en Israël la moindre présence d’un pareil système.
Il est quand même surprenant que l’on soit obligé de rappeler à bien des scribes et à toute la mouvance de gauche (inutilement, j’en conviens) qu’Israël est une démocratie exemplaire, la seule d’ailleurs dans tout le Proche et le Moyen Orient. Il n’y a pas si longtemps, on pouvait sans doute y ajouter le Liban, mais c’est chose du passé. Aujourd’hui, le Liban est inféodé au Hezbollah qui, comme chacun sait, est une milice de fanatiques islamistes chiites aux ordres de Téhéran.
Donc, Israël est la seule démocratie de toute cette immense région. Et les citoyens arabo-musulmans d’Israël (ils sont plus d’un million) jouissent des mêmes droits et des mêmes libertés que les citoyens juifs. Ils peuvent s’exprimer librement (la plupart du temps en critiquant Israël) et se faire élire à la Knesset. Ils peuvent gagner leur vie comme ils l’entendent et être propriétaires. Ils peuvent pratiquer leur religion sans entraves. Et ils peuvent avoir recours à un système judiciaire indépendant du pouvoir politique. Une vraie démocratie, quoi!
Il suffit donc d’un regard le moindrement objectif sur l’État d’Israël pour constater qu’il n’y a pas dans ce pays la plus petite trace d’un quelconque régime de ségrégation ou d’apartheid.
Affirmer le contraire comme le fait Amir Khadir, l’incarnation de la gauche «platoïde», c’est mentir effrontément, c’est faire preuve d’une répugnante malhonnêteté intellectuelle et c’est également être mû par une judéophobie malsaine (toute proche de l’antisémitisme, ce cancer millénaire de l’humanité).
C’est quand même renversant, personne ne lui a posé la question toute simple : pourquoi accusez-vous Israël d’apartheid? Quelles sont vos preuves? Il n’en a évidemment aucune!
Il s’en tire par une pirouette en invoquant Jimmy Carter, Desmond Tutu ou Noam Chomsky, tous des palestinophiles frénétiques et de judéophobes délirants.
Où alors, il change de sujet et s’apitoie sur le terrible sort des Palestiniens de Gaza et de Judée-Samarie, accusant Israël d’être responsable de leur misère et de leur enfermement. Il oublie un minuscule détail : les Israéliens ont quitté Gaza et la tyrannie obscurantiste que les habitants de Gaza subissent n’est pas celle de l’État hébreu, mais des barbus islamo-fascistes du Hamas. Et ce n’est guère mieux en Judée-Samarie ou le Fatah de Mamoud Abbas impose un régime corrompu jusqu’à la moelle, pétri de haine et de duplicité et qui, soit dit en passant, serait balayé par le Hamas s’il advenait que l’armée israélienne quitte les lieux.
Le comportement d’Amir Khadir, ami, complice et partenaire des communistes et des islamistes de tout poil, met en relief un paradoxe, partagé par toute le gauche occidentale.
Cette incohérence est la suivante :
Le seul État que l’engeance islamo-gauchiste accuse de violations des droits humains, de ségrégation, de violences disproportionnées et de fanatisme, c’est Israël! Et par le plus curieux des hasards, il appert qu’Israël est le seul État démocratique de toute la région, le seul État ou les droits et libertés fondamentaux sont consacrés et respectés, le seul état ou le pluralisme politique est en vigueur, le seul État ou les valeurs éthiques de l’Occident sont tenues en estime et enseignées. Trouvez l’erreur!
Et par le plus curieux des hasards, il appert également que cette engeance islamo-gauchiste est frappée par une cécité totale face aux multiples dictatures et régimes totalitaires du monde musulman qui piétinent les droits humains les plus fondamentaux, maintiennent leurs peuples dans l’asservissement à un islam archaïque et barbare qui macère dans la haine du Juif et de l’Occident (surtout les États-Unis, bien sûr!), cautionnent l’infériorisation et la domestication de la femme et ne bougent pas devant la persécution des communautés chrétiennes minoritaires.
D’ailleurs, avez-vous déjà entendu le député du Plateau condamner sévèrement les violations systématiques des droits humains, la répression brutale de la moindre opposition, les éruptions de haine à l’égard des judéo-croisés qui sont monnaie courante dans les États musulmans? Jamais! A-t-il déjà condamné la volonté, maintes fois exprimée, du despote de Téhéran d’anéantir l’État Hébreu? Jamais! Au contraire, il est le compagnon de route des organisations terroristes, telles le Hamas et le Hezbollah, avec qui il manifeste régulièrement.
En fait, si vous voulez observer une forme d’apartheid dans le monde actuel, vous n’avez qu’à jeter un coup d’œil sur le sort et le statut des «réfugiés» palestiniens qui ont quitté le territoire israélien en 1948, obéissant ainsi aux injonctions des dirigeants des pays musulmans environnants, le temps de permettre à leurs armées de liquider l’État naissant d’Israël et de «jeter à la mer» les «sales Juifs».
Mais comme les armées de ces pays (Égypte, Syrie, Jordanie, Irak) ont subi une cuisante défaite (d’autres suivront en 1967 et en 1973), les réfugiés palestiniens ont alors été parqués dans des camps qui sont devenus permanents. Et surtout, contrairement à ce qui se passait partout dans le monde, le statut de réfugié palestinien est devenu, par la grâce de l’ONU, transmissible de génération en génération. Ils étaient 900,000 au départ, ils sont maintenant plusieurs millions qui n’ont jamais été intégrés à la société d’accueil et qui sont privés de tous les droits de citoyens.
Si Amir Khadir et ses amis communistes de même que tous les boycotteurs syndicaux, veulent vraiment combattre un apartheid réel, ils devraient aller manifester devant les ambassades des États musulmans (tels le Liban et la Jordanie) qui pratiquent, à des fins politico-idéologiques (il faut bien entretenir le mythe de la «nation palestinienne» et soutenir l’absurde «droit au retour» de tous les «réfugiés»), une ségrégation systématique à l’égard des «réfugiés» palestiniens sur leurs territoires.
La petite mascarade d’Amir Khadir suscite par ailleurs deux questions.
La première pourrait se formuler ainsi :
Pourquoi s’attaquer à un modeste commerçant québécois de souche qui ose vendre des godillots israéliens? Parce que, sinon, il lui faudrait s’attaquer aux grandes surfaces (Wall Mart, Future Shop, par exemple), surtout celles où l’on vend des produits de haute technologie, particulièrement dans les domaines de l’informatique et de la téléphonie. L’économie d’Israël étant une économie très performante dans les secteurs de pointe, on voit mal cependant le député socialiste de Québec Solidaire renoncer à son ordinateur, à la clé USB ou à sa boîte vocale, pour régresser à l’époque de la machine à écrire. Alors, courageusement, on choisit d’emmerder un humble contribuable de son quartier. Quel déconnage exemplaire!
L’autre question est la suivante :
Comment se fait-il que, parmi les centaines de pays à travers le monde, dont un fort contingent est constitué de dictatures, de tyrannies, de régimes totalitaires, de fausses démocraties, qui oppriment leurs peuples, persécutent et massacrent les chrétiens, foulent aux pieds les droits humains les plus fondamentaux, lapident les femmes adultères, pendent les homosexuels, tuent les musulmans qui se convertissent à une autre religion, soutiennent le terrorisme, comment se fait-il que le seul pays qui doive subir anathèmes et malédictions, mise en quarantaine et boycott, détestation et ressentiment, soit le seul État juif de la Planète? La voilà, la vraie question!
Et elle contient la réponse : c’est parce que, justement, c’est un État juif! Ce boycott n’est, au fond, que la manifestation, parmi tant d’autres, de l’antisionisme et de la judéophobie qui gangrènent toute la gauche occidentale, tout le gratin intellectuel et une grande partie des scribes de nos médias. Même Jean-François Lisée, figure de proue de la gauche efficace, considère somme toute que ceux qui accusent Israël d’apartheid sont des «personnes raisonnables»! !!
En réalité, l’antisémitisme et l’antisionisme prennent très souvent une forme plus subtile chez les élites occidentales. Plutôt que l’expression brutale et fortement antisémite, qui domine dans le monde musulman, de la négation pure et simple du droit à l’existence de l’État d’Israël (se référer à l’intention proclamée de la mollahcratie, du Hezbollah, du Hamas, du Fatah, d’Al Quaida, d’anéantir l’État hébreu), en Occident, on ne va pas jusqu’à nier la légitimité de l’État d’Israël, mais toutes les actions ayant pour fins d’assurer l’existence même d’Israël et de défendre la vie et les droits de ses citoyens, sont toujours systématiquement désapprouvées.
Elles sont toujours disproportionnées. Elles violent toujours le droit international. À croire que le droit international a été conçu et élaboré spécifiquement pour discréditer toutes les actions d’Israël. Quoiqu’il fasse, il a toujours tort. Il est coupable par nature.
Il construit une clôture de sécurité pour se protéger des attentats meurtriers contre les civils. Coupable!
Il riposte à la pluie de roquettes qui lui tombe dessus. Coupable!
Il ose considérer Jérusalem comme la Ville Sainte millénaire des Juifs. Coupable!
Il établit un blocus maritime pour empêcher l’entrée d’armes dans la bande de Gazas. Coupable!
Il est réticent à accorder des concessions exigées par Obama parce que l’Autorité Palestinienne refuse toujours de reconnaître l’État d’Israël comme préalable à des négociations. Coupable! Coupable!
«Toutes ces accusations, écrit Pierre-André Taguieff, un expert en matière d’antisémitisme et de judéophobie, convergent vers une conclusion qu’on peut ainsi formuler : le peuple juif est un intrus dans le genre humain. Dans le vieil antisémitisme, les Juifs faisaient figure d’intrus dans les nations européennes, de peuple en trop venu d’Orient, sans territoire, au sein de l’Occident chrétien. Amalgamés avec les Occidentaux, ils sont désormais traités comme des intrus au Moyen-Orient et, plus largement, dans la société mondiale. Doublement diabolisés en tant que «sionistes» et Occidentaux, ils sont rejetés comme le peuple en trop par excellence – ce que traduit la rumeur qu’Israël serait un État en trop. Un État-monstre, le seul à être supposé tel. Telle est la nouvelle matière symbolique exploitée depuis près d’un demi-siècle par les ennemis, déclarés ou non, des Juifs.»
L’affaire Khadir est une bien petite affaire, mais elle demeure représentative, malgré sa petitesse, de l’idéologie dominante au sein de la gauche et des élites intellectuelle et médiatique en Occident. Idéologie caractérisée par la haine de soi, c’est-à-dire le rejet de la civilisation occidentale perçue comme impérialiste, colonialiste, raciste et dont il faut combattre cet avatar ignoble qu’est l’alliance américano-sioniste visant à dominer le monde. Il est donc impérieux, selon cette vision idéologique, de faire repentance d’être un occidental oppresseur en se portant à la défense des opprimés du monde entier, la figure mythique de l’opprimé par excellence étant le Palestinien.
Khadir lance des godasses sur un poster de Bush et il prêche le boycott des godasses israéliennes. C’est la conjugaison de la haine de l’Amérique et de la haine du Juif. Khadir est un milicien dans la guerre contre l’axe américano-sioniste.
Demain, c’est Noël. C’est la fête de la Nativité. C’est la célébration de la naissance d’un Juif de la lignée de David.
J’en profite donc pour exprimer mon ferme soutien à l’État d’Israël et ma profonde amitié au peuple Juif.
Israël est un bastion avancé de l’Occident en terre ennemie.
Son combat est le nôtre. Il devrait l’être en tout cas. Car pour nous, judéo-chrétiens d’Occident, les Juifs sont, pour reprendre l’expression admirable de Jean-Paul II, nos «frères ainés bien-aimés».
Jacques Brassard
Source: http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/2010/12/sur-et-autour-de-laffaire-khadir.html
vendredi 24 décembre 2010
Témoignage de Charles BOHBOT
Please forward to your family and friends.
My name is Charles Bohbot and my story must be told. I was born in Casablanca, Morocco in 1933. We lived under very comfortable circumstances, enjoying a privileged existence. Our family, both immediate and extended was affluent- my father was an oil broker for the Shell Corporation- and we lacked nothing in the way of material possesions.
In 1939 the second world war broke out, France was defeated and occupied by the Nazi forces. The Vichy regime was established and collaborated fully with the Nazis. In 1940 the Jews of France were rounded up and deported to the death camps where the majority perished.
During the same period Morocco was controlled by the pro-Nazi Vichyites, but the day to day administrative duties were carried out by the Muslim Arab authorites.
A decree was issued by the Vichy regime that all Jews were to be registered and issued the yellow star of David tags as a prelude to being rounded up and confined to the concentration camps that were being constructed in the North- East region.
the Nazi-controlled Vichy government issued antisemitic orders excluding Jews from public functions. Sultan Mohammed V refused to apply these racist laws and, as a sign of defiance, insisted on inviting all the rabbis of Morocco to the 1941 throne celebrations
In addition, King Mohammed V balked at the registration order, he stated " we don't have Jews here only Moroccon citizens with Jewish affiliation." This move meant that the Jews of Morocco were saved from the terrible fate that befell their brethren in the Christian part of the world.
Close to 400, 000 Jews were saved. And that formed the bulk of the Sephardim population that later emigrated to Israel.
This is information that for subsequent political purposes remains suppressed and is largely unkown by most Jews and the world at large.
Please forward this message to all. Even print it out and send by snail mail.
Bonsoir Julia,
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt Julia le texte que vous m'avez envoyé de Charles Bohbot, "The Jews of Morocco". L'Histoire des Juifs m'intéresse comme vous le savez. J'ai donc fait des recherches pour en savoir plus. Voilà donc le résultat :
Nous savons que la présence juive au Maroc est très ancienne comme d'ailleurs dans tous les pays de l'Afrique du Nord, et que la communautés juive du Maroc compte dans son sein deux sous-ensembles ethnico-culturels : les toshavin (1) "autochones" et les megorashim " (2) les expulsés d'Espagne " dont certains sont des toshavim.
Ceci étant dit, revenons au texte que vous m'avez envoyé jJulia. Cela fait plusieurs mois semble-t-il que d'éminentes personnalités juives d'origine marocaine font des allers-retours entre Rabat et Tel-Aviv, multipliant les correspondances officielles entre les deux capitales, pour tenter un coup de force : faire admettre Mohammed V dans le club très fermé des "Justes parmi les nations" titre honorifique qui récompense les personnalités qui ont pu, au plus fort de l'holocauste sauver des vies juives partout dans le monde.
De tous les dirigeants arabes du 20ème siècle, Mohammed V qui a été sultant du Maroc de 1927-53, semble bien être sur la voix toute proche de la "canonisation".
Selon deux auteurs d'une enquête dans cette histoire des plus surprenante de canonisation (3) Karim Boukhari et Hassan Hamdani, Serge Berdugo une des principales figures du judaïsme au Maroc, a tellement avalé de Kilomètres pour la (bonne) cause que des médias sérieux, même en Israël l'affublent déjà du titre de futur ambassadeur du Maroc en Israël. Et si la démarche de canonisation vient à aboutir, cela fera du défunt Sultan le premier arabe à gagner le statut, ô combien symbolique, de "juste parmi les nations".
Mais qu'a donc fait Mohammed V de si remarquable pour accéder à titre posthume à une si rare distinction (pour un arabo-musulman) :
Lorsque la deuxième guerre mondiale éclate en Europe, en septembre 1939, Mohammed V est un jeune souverain de 30 ans, sans réel pouvoir.
Une fiche établie par les services du protectorat français le décrit comme suit : "Très traditionaliste comme tous les Marocains, très aimé et notamment de la grande majorité de ses 200.000 sujets juifs, dont il garantit la protection. Au Mellah, le petit peuple se délecte de ces histoires plus au moins vraies, selon lesquelles le sultan paie ses achats au comptant ou favorise la main-d’œuvre juive au Palais. Le cordon ombilical liant lrs Juifs marocains est né d’un intérêt commun aussi bien diplomatique que commercial. Des personnalités juives sont chargées de missions auprès des puissances européennes, tandisque des familles commerçantes israélites continuent de travailler pour le compte du Makhzen (Toujjar du Sultan).
Le cordon ombilical liant les Alaouites et les juifs marocains est né d'un intérêt commun aussi bien diplomatique que commercial. Des personnalités juives sont chargées de missions auprès des puissances européennes, tandis que des familles commerçantes israélites continuent de travailler pour le compte du Makhzen (4) (les "toujjar" du sultan). (5)
La défaite de la France face à l’Allemagne nazie va bouleverser la quiétude de ce petit monde. Le Maréchal Pétain étend les lois racistes anti-juives décrétées en France le 3 octobre 1940, qui va sceller au final le pacte entre Mohammed V et les Juifs du Maroc et donner naissance au mythe du roi sauveur des Juifs. Si le coeur qui bat pouvait parler
L'histoire des dahirs (6) juifs
Par un dahir du 31 octobre 1940, moins d'un mois après l'instauration du gouvernement de Vichy, les juifs marocains sont soumis à un numerus clausus dans les professions libérales (2% de juifs au maximum parmi les médecins et les avocats) et dans l'enseignement (pas plus de 10 % de juifs parmi les élèves du secondaire). Ce document d'inspiration purement nazie porte le sceau du Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef (Mohammed V).
Il est suivi, un an plus tard, par un deuxième dahir d'inspiration nazie encore plus sévère pour les juifs. Sidi Mohammed Ben Youssef, comme on l'appelle encore à l'époque (Mohammed V), a bien encore paraphé les deux textes d'inspiration nazie préparés par la Résidence générale. Un acte qui n'est pas sans rappeler le dahir berbère, promulgué en 1930, et qui a valu, en son temps, une pluie de critiques au protectorat, mais aussi au jeune sultan qui l'a paraphé. “Mohammed V manquait cruellement d'expérience. Il était jeune et, surtout, n'avait aucun pouvoir et ne pouvait s'opposer véritablement à la Résidence générale sous peine de risquer son trône”, souligne, lucide, le chercheur Mostafa Bouaziz. “Le sultan savait bien que les dahirs juifs, comme le berbère, étaient aussi une manière de soustraire à son autorité une partie vive de ses sujets. Il a cherché, tout au plus, à limiter la casse”, renchérit Bouaziz.
Ces deux dahirs signés par le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef (Mohammed V) ont été désastreux sur le moral des populations juives. Lesquelles s'inquiètent, logiquement, d'une montée de l'antisémitisme dans l'administration française et chez les colons du Maroc.
Plutôt que de se risquer à un bras de fer avec la Résidence générale, qui aurait pu lui coûter le trône, Mohammed V a, malgré tout, obtenu une concession de taille : celle, comme nous l'explique Robert Assaraf (fondateur de l'Union mondiale du judaïsme marocain et auteur de “Mohammed V et les juifs”, 1997), “de faire en sorte que l'exécution des dahirs juifs soit d'abord le fait des agents du Makhzen (4) , se donnant les moyens de contrôler, en le retardant autant que possible, le déroulement des opérations”. Calcul gagnant : autant par lenteur “génétique” que par effet Mohammed V, le Makhzen a longtemps tergiversé dans son application des mesures les plus dures des dahirs juifs. Une course gagnée contre le temps, en attendant que la Guerre mondiale désigne, tranquillement, le camp des vainqueurs. Dans le même souci de gagner du temps, Mohammed V a bien gardé, comme l'explique Robert Assaraf, “le deuxième dahir près d'un mois au fond d'un tiroir avant de se résigner à le parapher”.
Le sultan grignote et joue la montre. En toute discrétion, sans jamais élever la voix. Serge Berdugo, actuel secrétaire général du Conseil des communautés israélites du Maroc, explique : “Mohammed V a bien tenté de négocier avec le général Noguès (ndlr : Résident général depuis 1936). Il a exigé que les sujets juifs marocains soient définis par leur foi et non par leur race, un principe en conformité avec leurs statuts de 'dhimmis' (protégés) du sultan”. Le même Berdugo, dont le père était l'un des membres influents de la communauté israélite de l'époque, ajoute par ailleurs que “le sultan a obtenu de Noguès que le numerus clausus ne soit pas appliqué aux institutions communautaires juives, aux écoles religieuses et aux œuvres de bienfaisance, qui ont continué de fonctionner pendant toute la durée de la guerre”. Un bémol qui a permis notamment de soustraire la très grande majorité des juifs marocains au statut nouvellement instauré.
Le rôle contrasté de Mohammed V
La vie quotidienne est faite, alors, de mille et une contradictions. Mohammed V, qui se garde bien de faire la moindre déclaration publique, constate les (quelques) dégâts. Les dahirs juifs, même exécutés par un Makhzen très lent à la détente, sont tout de même une réalité. “Ma sœur s'est retrouvée exclue du lycée du jour au lendemain”, se souvient par exemple Simon Lévy, aujourd'hui conservateur du Musée du judaïsme marocain. Des juifs, notamment les francisés, sont obligés de quitter leurs quartiers européens pour rejoindre le ghetto du Mellah. Dans les Mellahs, justement, la vie a suivi son cours naturel. Popularisée après guerre par la littérature officielle, une anecdote, sans doute exagérée, circule alors dans ces quartiers réservés aux juifs marocains. Au Résident général venu l'informer de la décision de faire porter l'étoile jaune aux juifs du pays, Mohammed V lui demande d'en commander une vingtaine de plus. Contrarié, Noguès demande pourquoi. Le sultan répond : “Pour ma famille et moi-même”.
Une image idyllique à laquelle ne souscrit absolument pas Jacques Dahan, président du Conseil des communautés israélites du Maroc entre 1947 et 1956. Dans ses mémoires publiées en 1955 (“Regard d'un juif marocain sur l'histoire contemporaine de son pays”), il affirme que Mohammed V n'a pas été à la hauteur des responsabilités que lui conféraient ses fonctions religieuses et civiques vis-à-vis de ses sujets israélites. “Faute de preuves écrites, il m'est difficile de souscrire à la thèse officielle de Mohammed V sauveur des juifs marocains”, écrit-t-il en substance. Une nuance cependant. À l'époque où Jacques Dahan publie son livre, il n'a pas connaissance du seul document écrit évoquant l'attitude de Mohammed V vis-à-vis du statut des juifs. Présenté à l'Académie du royaume du Maroc en 1985, un télégramme de 1941, retrouvé dans les archives du ministère des Affaires étrangères, évoque les tensions créées entre la Résidence générale et le sultan, suite à l'instauration du premier dahir juif. Extraits : “Nous apprenons de source sûre que les rapports entre le sultan du Maroc et les autorités françaises se sont sensiblement tendues depuis le jour où la Résidence appliqua le décret sur les mesures contre les juifs (…) Le sultan s'était refusé à faire de différence entre ses sujets (ndlr : les juifs et les musulmans), tous, disait-il, loyaux”.
Mais Dahan n'est pas le seul à minimiser l'impact positif du jeune sultan. Dans son ouvrage Les Juifs d'Afrique du Nord sous Vichy, publié en 1955, M. Abitbol affirme que l'image de Mohammed V volant au secours de ses sujets juifs était exagérée. Extrait : “Tout comme les Beys de Tunis, le souverain marocain ne put rien faire d'autre qu'apposer son sceau en bas des dahirs et des arrêtés qui lui étaient soumis par la Résidence mais, plus timide que Moncef Bey (souverain de Tunisie pendant la Seconde guerre mondiale), il s'interdit toute prise de position et tout acte public qui eût pu être compris comme un désaveu de la politique de Vichy”.
Aussi timide qu'il a pu être, Mohammed V reste pourtant, et de loin, le plus pro-juif de son entourage. Sans être tout à fait une marionnette, le jeune sultan est clairement mal entouré. Sa chancellerie, mise en place par le protectorat, ressemble à une chambre d'enregistrement des lois édictées par la Résidence générale. Elle est d'ailleurs dominée par un certain Mokri (dont l'ancienne demeure est devenue, au lendemain de l'indépendance, la fameuse Dar Mokri, le plus terrible des centres de torture et de détention secrète), vizir et grand chambellan aux origines algériennes, connu pour son tropisme français et détenteur de la “boîte à sceaux” dont il lui arrive, parfois, d'user sans l'avis du sultan. Et puis, ne l'oublions pas, le Mohammed V de l'époque n'est pas encore un roi “indépendantiste”, tout au plus un sultan symbolique condamné à jouer à l'équilibriste entre les autorités du protectorat et son statut de protecteur des juifs.
Si la communauté juive s’est trouvée forte de plusieurs centaines de milliers d’individus jusqu’au xxe siècle, elle est réduite actuellement entre 3 000 et 7 000 membres, selon les sources. Les différentes communautés juives d’origine marocaine comptent désormais plus d’un million de membres à travers le monde.
Conclusion :
Alors, pour boucler la boucle, Mohammed V, “juste parmi les nations” : réalité ou mythe ? “Incontestable réalité”, clament tous les spécialistes juifs consultés pour les besoins de l'enquête. La meilleure formule, et sans doute la plus troublante, est celle de Robert Assaraf : “Si Mohammed V a sauvé des vies juives ? Oui, c'est l'évidence. S'il l'a fait en risquant sa vie ? Non, personne ne peut l'avancer”. Au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, dédié aux victimes de l'Holocauste, de trancher si, oui ou non, le sultan Sidi Mohammed Ben Youssef mérite définitivement son entrée au panthéon des “Justes”. Avec toutes les retombées que cela suppose…
http://www.darnna.com/phorum/read.php?2,120836,143415
Amitiés
Jean-Marie GÉLINAS
(1) toshavin : désigne les Juifs autochones du Maghreb, également appelés Maghrebin. Ceux-ci vivaient dans la région occidentale "al-Maghrib" , les Juifs berbère de l'Afrique du Nord.
(2) megorashim : désigne de façon générale les Juifs qui habitaient des terres dans lesquelles arrivèrent en masse les Juifs sépharades expulsés de la péninsule Ibérique en 1492 par un édit des souverains Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon d'Espagne.Les relations entre ces deux communautés juives au Maroc ont très souvent été tendues et ont vécut longtemps chacune de son côté. Ces Juifs possédaient leur propres minhagim et parlaient le judéo-arabe ou lejudéo-berbère. L'intégration des exilés " megorashim" fut longue et laborieuse. Les mariages entre les deux communautés juives n'étaient pas favorisés comme en témoignent les contrats de mariage juifs marocains qui mentionnaient autrefois le minhag (coutume) suivi pour la rédaction de la ketoubah (contrat de mariage).Cependant, les populations sépharades s'étant urbanisées et enrichies, la plupart des Maghrebim choisirent de s'assimiler à eux. Aujourd'hui, la plupart des Juifs d'origine marocaine se considèrent actuellement sépharades.
(3) le site Telquel : http://www.telquel-online.com/274/couverture_274.shtml
(4) Makhzen (ou maghzen) désigne aussi une unité supplétive au Maroc (Forces auxiliaires marocaines). Ses combattants (les mokhaznis) vivaient en général en famille sous la tente, autour du poste où ils étaient affectés. Ils pouvaient être employés à pied ou à cheval et avaient fonction de police.
(5) Toujjar : titre accordé aux marchands juifs, Marchands royaux
(6) Dahirs : décrets et arrêtés
My name is Charles Bohbot and my story must be told. I was born in Casablanca, Morocco in 1933. We lived under very comfortable circumstances, enjoying a privileged existence. Our family, both immediate and extended was affluent- my father was an oil broker for the Shell Corporation- and we lacked nothing in the way of material possesions.
In 1939 the second world war broke out, France was defeated and occupied by the Nazi forces. The Vichy regime was established and collaborated fully with the Nazis. In 1940 the Jews of France were rounded up and deported to the death camps where the majority perished.
During the same period Morocco was controlled by the pro-Nazi Vichyites, but the day to day administrative duties were carried out by the Muslim Arab authorites.
A decree was issued by the Vichy regime that all Jews were to be registered and issued the yellow star of David tags as a prelude to being rounded up and confined to the concentration camps that were being constructed in the North- East region.
the Nazi-controlled Vichy government issued antisemitic orders excluding Jews from public functions. Sultan Mohammed V refused to apply these racist laws and, as a sign of defiance, insisted on inviting all the rabbis of Morocco to the 1941 throne celebrations
In addition, King Mohammed V balked at the registration order, he stated " we don't have Jews here only Moroccon citizens with Jewish affiliation." This move meant that the Jews of Morocco were saved from the terrible fate that befell their brethren in the Christian part of the world.
Close to 400, 000 Jews were saved. And that formed the bulk of the Sephardim population that later emigrated to Israel.
This is information that for subsequent political purposes remains suppressed and is largely unkown by most Jews and the world at large.
Please forward this message to all. Even print it out and send by snail mail.
Bonsoir Julia,
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt Julia le texte que vous m'avez envoyé de Charles Bohbot, "The Jews of Morocco". L'Histoire des Juifs m'intéresse comme vous le savez. J'ai donc fait des recherches pour en savoir plus. Voilà donc le résultat :
Nous savons que la présence juive au Maroc est très ancienne comme d'ailleurs dans tous les pays de l'Afrique du Nord, et que la communautés juive du Maroc compte dans son sein deux sous-ensembles ethnico-culturels : les toshavin (1) "autochones" et les megorashim " (2) les expulsés d'Espagne " dont certains sont des toshavim.
Ceci étant dit, revenons au texte que vous m'avez envoyé jJulia. Cela fait plusieurs mois semble-t-il que d'éminentes personnalités juives d'origine marocaine font des allers-retours entre Rabat et Tel-Aviv, multipliant les correspondances officielles entre les deux capitales, pour tenter un coup de force : faire admettre Mohammed V dans le club très fermé des "Justes parmi les nations" titre honorifique qui récompense les personnalités qui ont pu, au plus fort de l'holocauste sauver des vies juives partout dans le monde.
De tous les dirigeants arabes du 20ème siècle, Mohammed V qui a été sultant du Maroc de 1927-53, semble bien être sur la voix toute proche de la "canonisation".
Selon deux auteurs d'une enquête dans cette histoire des plus surprenante de canonisation (3) Karim Boukhari et Hassan Hamdani, Serge Berdugo une des principales figures du judaïsme au Maroc, a tellement avalé de Kilomètres pour la (bonne) cause que des médias sérieux, même en Israël l'affublent déjà du titre de futur ambassadeur du Maroc en Israël. Et si la démarche de canonisation vient à aboutir, cela fera du défunt Sultan le premier arabe à gagner le statut, ô combien symbolique, de "juste parmi les nations".
Mais qu'a donc fait Mohammed V de si remarquable pour accéder à titre posthume à une si rare distinction (pour un arabo-musulman) :
Lorsque la deuxième guerre mondiale éclate en Europe, en septembre 1939, Mohammed V est un jeune souverain de 30 ans, sans réel pouvoir.
Une fiche établie par les services du protectorat français le décrit comme suit : "Très traditionaliste comme tous les Marocains, très aimé et notamment de la grande majorité de ses 200.000 sujets juifs, dont il garantit la protection. Au Mellah, le petit peuple se délecte de ces histoires plus au moins vraies, selon lesquelles le sultan paie ses achats au comptant ou favorise la main-d’œuvre juive au Palais. Le cordon ombilical liant lrs Juifs marocains est né d’un intérêt commun aussi bien diplomatique que commercial. Des personnalités juives sont chargées de missions auprès des puissances européennes, tandisque des familles commerçantes israélites continuent de travailler pour le compte du Makhzen (Toujjar du Sultan).
Le cordon ombilical liant les Alaouites et les juifs marocains est né d'un intérêt commun aussi bien diplomatique que commercial. Des personnalités juives sont chargées de missions auprès des puissances européennes, tandis que des familles commerçantes israélites continuent de travailler pour le compte du Makhzen (4) (les "toujjar" du sultan). (5)
La défaite de la France face à l’Allemagne nazie va bouleverser la quiétude de ce petit monde. Le Maréchal Pétain étend les lois racistes anti-juives décrétées en France le 3 octobre 1940, qui va sceller au final le pacte entre Mohammed V et les Juifs du Maroc et donner naissance au mythe du roi sauveur des Juifs. Si le coeur qui bat pouvait parler
L'histoire des dahirs (6) juifs
Par un dahir du 31 octobre 1940, moins d'un mois après l'instauration du gouvernement de Vichy, les juifs marocains sont soumis à un numerus clausus dans les professions libérales (2% de juifs au maximum parmi les médecins et les avocats) et dans l'enseignement (pas plus de 10 % de juifs parmi les élèves du secondaire). Ce document d'inspiration purement nazie porte le sceau du Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef (Mohammed V).
Il est suivi, un an plus tard, par un deuxième dahir d'inspiration nazie encore plus sévère pour les juifs. Sidi Mohammed Ben Youssef, comme on l'appelle encore à l'époque (Mohammed V), a bien encore paraphé les deux textes d'inspiration nazie préparés par la Résidence générale. Un acte qui n'est pas sans rappeler le dahir berbère, promulgué en 1930, et qui a valu, en son temps, une pluie de critiques au protectorat, mais aussi au jeune sultan qui l'a paraphé. “Mohammed V manquait cruellement d'expérience. Il était jeune et, surtout, n'avait aucun pouvoir et ne pouvait s'opposer véritablement à la Résidence générale sous peine de risquer son trône”, souligne, lucide, le chercheur Mostafa Bouaziz. “Le sultan savait bien que les dahirs juifs, comme le berbère, étaient aussi une manière de soustraire à son autorité une partie vive de ses sujets. Il a cherché, tout au plus, à limiter la casse”, renchérit Bouaziz.
Ces deux dahirs signés par le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef (Mohammed V) ont été désastreux sur le moral des populations juives. Lesquelles s'inquiètent, logiquement, d'une montée de l'antisémitisme dans l'administration française et chez les colons du Maroc.
Plutôt que de se risquer à un bras de fer avec la Résidence générale, qui aurait pu lui coûter le trône, Mohammed V a, malgré tout, obtenu une concession de taille : celle, comme nous l'explique Robert Assaraf (fondateur de l'Union mondiale du judaïsme marocain et auteur de “Mohammed V et les juifs”, 1997), “de faire en sorte que l'exécution des dahirs juifs soit d'abord le fait des agents du Makhzen (4) , se donnant les moyens de contrôler, en le retardant autant que possible, le déroulement des opérations”. Calcul gagnant : autant par lenteur “génétique” que par effet Mohammed V, le Makhzen a longtemps tergiversé dans son application des mesures les plus dures des dahirs juifs. Une course gagnée contre le temps, en attendant que la Guerre mondiale désigne, tranquillement, le camp des vainqueurs. Dans le même souci de gagner du temps, Mohammed V a bien gardé, comme l'explique Robert Assaraf, “le deuxième dahir près d'un mois au fond d'un tiroir avant de se résigner à le parapher”.
Le sultan grignote et joue la montre. En toute discrétion, sans jamais élever la voix. Serge Berdugo, actuel secrétaire général du Conseil des communautés israélites du Maroc, explique : “Mohammed V a bien tenté de négocier avec le général Noguès (ndlr : Résident général depuis 1936). Il a exigé que les sujets juifs marocains soient définis par leur foi et non par leur race, un principe en conformité avec leurs statuts de 'dhimmis' (protégés) du sultan”. Le même Berdugo, dont le père était l'un des membres influents de la communauté israélite de l'époque, ajoute par ailleurs que “le sultan a obtenu de Noguès que le numerus clausus ne soit pas appliqué aux institutions communautaires juives, aux écoles religieuses et aux œuvres de bienfaisance, qui ont continué de fonctionner pendant toute la durée de la guerre”. Un bémol qui a permis notamment de soustraire la très grande majorité des juifs marocains au statut nouvellement instauré.
Le rôle contrasté de Mohammed V
La vie quotidienne est faite, alors, de mille et une contradictions. Mohammed V, qui se garde bien de faire la moindre déclaration publique, constate les (quelques) dégâts. Les dahirs juifs, même exécutés par un Makhzen très lent à la détente, sont tout de même une réalité. “Ma sœur s'est retrouvée exclue du lycée du jour au lendemain”, se souvient par exemple Simon Lévy, aujourd'hui conservateur du Musée du judaïsme marocain. Des juifs, notamment les francisés, sont obligés de quitter leurs quartiers européens pour rejoindre le ghetto du Mellah. Dans les Mellahs, justement, la vie a suivi son cours naturel. Popularisée après guerre par la littérature officielle, une anecdote, sans doute exagérée, circule alors dans ces quartiers réservés aux juifs marocains. Au Résident général venu l'informer de la décision de faire porter l'étoile jaune aux juifs du pays, Mohammed V lui demande d'en commander une vingtaine de plus. Contrarié, Noguès demande pourquoi. Le sultan répond : “Pour ma famille et moi-même”.
Une image idyllique à laquelle ne souscrit absolument pas Jacques Dahan, président du Conseil des communautés israélites du Maroc entre 1947 et 1956. Dans ses mémoires publiées en 1955 (“Regard d'un juif marocain sur l'histoire contemporaine de son pays”), il affirme que Mohammed V n'a pas été à la hauteur des responsabilités que lui conféraient ses fonctions religieuses et civiques vis-à-vis de ses sujets israélites. “Faute de preuves écrites, il m'est difficile de souscrire à la thèse officielle de Mohammed V sauveur des juifs marocains”, écrit-t-il en substance. Une nuance cependant. À l'époque où Jacques Dahan publie son livre, il n'a pas connaissance du seul document écrit évoquant l'attitude de Mohammed V vis-à-vis du statut des juifs. Présenté à l'Académie du royaume du Maroc en 1985, un télégramme de 1941, retrouvé dans les archives du ministère des Affaires étrangères, évoque les tensions créées entre la Résidence générale et le sultan, suite à l'instauration du premier dahir juif. Extraits : “Nous apprenons de source sûre que les rapports entre le sultan du Maroc et les autorités françaises se sont sensiblement tendues depuis le jour où la Résidence appliqua le décret sur les mesures contre les juifs (…) Le sultan s'était refusé à faire de différence entre ses sujets (ndlr : les juifs et les musulmans), tous, disait-il, loyaux”.
Mais Dahan n'est pas le seul à minimiser l'impact positif du jeune sultan. Dans son ouvrage Les Juifs d'Afrique du Nord sous Vichy, publié en 1955, M. Abitbol affirme que l'image de Mohammed V volant au secours de ses sujets juifs était exagérée. Extrait : “Tout comme les Beys de Tunis, le souverain marocain ne put rien faire d'autre qu'apposer son sceau en bas des dahirs et des arrêtés qui lui étaient soumis par la Résidence mais, plus timide que Moncef Bey (souverain de Tunisie pendant la Seconde guerre mondiale), il s'interdit toute prise de position et tout acte public qui eût pu être compris comme un désaveu de la politique de Vichy”.
Aussi timide qu'il a pu être, Mohammed V reste pourtant, et de loin, le plus pro-juif de son entourage. Sans être tout à fait une marionnette, le jeune sultan est clairement mal entouré. Sa chancellerie, mise en place par le protectorat, ressemble à une chambre d'enregistrement des lois édictées par la Résidence générale. Elle est d'ailleurs dominée par un certain Mokri (dont l'ancienne demeure est devenue, au lendemain de l'indépendance, la fameuse Dar Mokri, le plus terrible des centres de torture et de détention secrète), vizir et grand chambellan aux origines algériennes, connu pour son tropisme français et détenteur de la “boîte à sceaux” dont il lui arrive, parfois, d'user sans l'avis du sultan. Et puis, ne l'oublions pas, le Mohammed V de l'époque n'est pas encore un roi “indépendantiste”, tout au plus un sultan symbolique condamné à jouer à l'équilibriste entre les autorités du protectorat et son statut de protecteur des juifs.
Si la communauté juive s’est trouvée forte de plusieurs centaines de milliers d’individus jusqu’au xxe siècle, elle est réduite actuellement entre 3 000 et 7 000 membres, selon les sources. Les différentes communautés juives d’origine marocaine comptent désormais plus d’un million de membres à travers le monde.
Conclusion :
Alors, pour boucler la boucle, Mohammed V, “juste parmi les nations” : réalité ou mythe ? “Incontestable réalité”, clament tous les spécialistes juifs consultés pour les besoins de l'enquête. La meilleure formule, et sans doute la plus troublante, est celle de Robert Assaraf : “Si Mohammed V a sauvé des vies juives ? Oui, c'est l'évidence. S'il l'a fait en risquant sa vie ? Non, personne ne peut l'avancer”. Au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, dédié aux victimes de l'Holocauste, de trancher si, oui ou non, le sultan Sidi Mohammed Ben Youssef mérite définitivement son entrée au panthéon des “Justes”. Avec toutes les retombées que cela suppose…
http://www.darnna.com/phorum/read.php?2,120836,143415
Amitiés
Jean-Marie GÉLINAS
(1) toshavin : désigne les Juifs autochones du Maghreb, également appelés Maghrebin. Ceux-ci vivaient dans la région occidentale "al-Maghrib" , les Juifs berbère de l'Afrique du Nord.
(2) megorashim : désigne de façon générale les Juifs qui habitaient des terres dans lesquelles arrivèrent en masse les Juifs sépharades expulsés de la péninsule Ibérique en 1492 par un édit des souverains Isabelle de Castille et Ferdinand II d'Aragon d'Espagne.Les relations entre ces deux communautés juives au Maroc ont très souvent été tendues et ont vécut longtemps chacune de son côté. Ces Juifs possédaient leur propres minhagim et parlaient le judéo-arabe ou lejudéo-berbère. L'intégration des exilés " megorashim" fut longue et laborieuse. Les mariages entre les deux communautés juives n'étaient pas favorisés comme en témoignent les contrats de mariage juifs marocains qui mentionnaient autrefois le minhag (coutume) suivi pour la rédaction de la ketoubah (contrat de mariage).Cependant, les populations sépharades s'étant urbanisées et enrichies, la plupart des Maghrebim choisirent de s'assimiler à eux. Aujourd'hui, la plupart des Juifs d'origine marocaine se considèrent actuellement sépharades.
(3) le site Telquel : http://www.telquel-online.com/274/couverture_274.shtml
(4) Makhzen (ou maghzen) désigne aussi une unité supplétive au Maroc (Forces auxiliaires marocaines). Ses combattants (les mokhaznis) vivaient en général en famille sous la tente, autour du poste où ils étaient affectés. Ils pouvaient être employés à pied ou à cheval et avaient fonction de police.
(5) Toujjar : titre accordé aux marchands juifs, Marchands royaux
(6) Dahirs : décrets et arrêtés
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