Merci à tous ceux et celles qui contribuent à l'enrichissement de mes blogs et qui m'adressent des diaporamas, photos, histoires, jeux, chroniques... : Stella Israël, Charles Levy, Jean-Claude Dos Reis, Soly Barchechath, Nina Melloul, Raquel Dahan-Dayan, Gaby et Jacqueline Cabessa, Madeleine Dahan-Bohbot, Sylvie Sabbah, Soly Azran, Claire Erbibo, Claudine Amzallag-Suissa, Simone Barak, Francine Kaufman, Dora Marrache, Jean-Marie Gélinas, Jacky Azoulay, Julia Coriat, Ondine Roustan, Charles Zagury, Daniel Laprès...

Sauf erreur, les chansons, diaporamas, photos, histoires, jeux... adressés par d'anciens safiots et publiés ici sont libres de droit : si toutefois je me suis trompé, c'est de bonne foi et en tout état de cause sans but lucratif. Merci aux ayant droit de se manifester par courriel, je supprimerai ce qui doit l'être ou mentionnerai l'accord de publication.

Veuillez:
* consulter, sur la colonne de droite, le sommaire
* cliquer sur l'article de votre choix.

Nous vous souhaitons une agréable visite!!!

N.B. Nous vous suggérons de consulter, de temps à autre, notre livre d'or: http://www.swisstools.net/guestbook.asp?numero=86997
et vous invitons à y placer vos commentaires et suggestions. Merci!


Un super video juke-box

Grands ou petits , jeunes ou vieux , hommes ou femmes archivez ce document c’est un vrai régal.....
Vous pouvez réécouter + d’un siècle de chansons , une archive à conserver sans " modération’

Un super video juke-box, à conserver dans ses favoris !!!
C’est une vraie mine d’or,
Entrez le nom de l’artiste que vous souhaitez écouter, dans la petite fenêtre prévue à cet effet.
Je n’ai pas réussi à prendre en défaut ce site et pourtant j’ai tapé des noms de chanteurs qui ont eu leurs heures de gloire avant 1940! (par exemple : Berthe Silva, Reda Caire, Jean Lumière, Rina Ketty, Mistinguet....),
On trouve également d’anciennes vidéos.
C’est tout simplement ahurissant!

http://uwall.tv/

mercredi 30 juin 2010

Plaidoyer pour ma terre

Texte écrit le 11 novembre 1975. Herbert Pagani le lira en direct sur Europe 1, puis au cours de la célèbre émission des années 70 : "Le Grand Échiquier".


http://www.juif.org/video/4741,plaidoyer-pour-ma-terre-qu-est-ce-que-le-sionisme.php



le 11 novembre 1975,

Hier, j'étais dans le métro et j'entends deux dames dire :
"T'as vu encore ces Juifs avec leurs histoires à l'O.N.U.
Quels emmerdeurs !"
C'est vrai.
Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siècles qu'on emmerde le monde.
C'est dans notre nature, que voulez-vous !
Abraham avec son D'ieu unique,
Moïse avec ses Tables de la Loi,
Jésus avec son autre joue toujours prête à la deuxième baffe.
Puis Freud, Marx, Einstein,
tous ont été des gêneurs, des révolutionnaires, des ennemis de l'Ordre.

Pourquoi?

Parce qu'aucun ordre, quel que fut le siècle, ne pouvait les satisfaire,
puisqu'ils en étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer de destin,
tel fut le destin de mes Ancêtres.
C'est pourquoi ils sont haïs par les défenseurs de tous les ordres établis.
L'antisémite de droite reproche aux Juifs d'avoir fait la révolution bolchévique.
C'est vrai, il y en avait beaucoup, en 1917.
L'antisémite de gauche reproche aux Juifs d'être les propriétaires de Manhattan.
C'est vrai, il y a beaucoup de capitalistes juifs.
La raison est simple :
la religion, la culture, l'idéal révolutionnaire d'un côté,
les portefeuilles et les banques de l'autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n'ont pas de patrie.
Et maintenant qu'il en existe une,
l'antisémitisme renaît de ses cendres...
- pardon ! de nos cendres -
et s'appelle antisionisme.
Il s'appliquait aux individus, il s'applique à une nation.

Israël est un ghetto,
Jérusalem, c'est Varsovie...
Les nazis qui nous assiègent parlent l'arabe.
Et si leur croissant se déguise parfois en fauçille,
c'est pour mieux piéger les Gauches du monde entier.
Moi qui suis un Juif de gauche, je n'en ai rien à faire d'une certaine gauche
qui veut libérer tous les hommes du monde aux dépens de certains d'entre eux, car je suis précisément de ceux-là.

D'accord pour la lutte des classes,
mais aussi pour le droit à la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l'économie de mon problème.
Et mon problème est que depuis les déportations romaines
du 1er siècle après Jésus,
nous avons été partout honnis, bannis, traqués, dénoncés, écrasés, spoliés, brûlés et convertis de force.

Pourquoi?

Parce que notre religion,
c'est-à-dire notre culture était dangereuse.
Eh oui!

Quelques exemples...
Le judaïsme a été le premier à créer le Chabbat, jour du Seigneur,
c'est-à-dire le jour de repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons, toujours en retard d'une pyramide !

Le judaïsme interdit l'esclavage.
Vous imaginez la sympathie des Romains,
les plus importants grossistes de main-d'oeuvre gratuite de l'Antiquité !
Il est dit dans la Bible :
"La terre n'appartient pas à l'homme, mais à D'ieu."
De cette phrase découle une loi,
celle de la remise en question automatique
de la propriété foncière tous les 49 ans.
Vous voyez l'effet d'une loi pareille sur les papes du Moyen Âge
et les bâtisseurs d'empire de la Renaissance !

Il ne fallait pas que les peuples sachent.

On commença par interdire la Bible,
puis ce furent les médisances,
des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres
et qu'on appela ghettos.
Ensuite ce fut l'Inquisition, les bûchers et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n'est qu'un exemple industriel de génocide,
mais il y a eu des génocides artisanaux par milliers.
J'en aurais pour trois jours rien qu'a nommer tous les pogroms
d'Espagne, de Russie, de Pologne et d'Afrique du Nord.

À force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voilà : il n'est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l'enfant à l'assistance publique.
Je ne veux plus être adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l'humeur de mes propriétaires.
Je ne veux plus être un citoyen-locataire.
J'en ai assez de frapper aux portes de l'Histoire et d'attendre qu'on me dise : "Entrez."
Je rentre et je gueule !

Je suis chez moi sur terre et sur terre j'ai ma terre :
elle m'a été promise, elle sera maintenue.

Qu'est ce que le Sionisme?
Ça se réduit à une simple phrase :
"L'an prochain à Jérusalem."
Non, ce n'est pas un slogan du Club Méditerranée.
C'est écrit dans la Bible,
le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde.
Et cette prière est devenue un cri,
un cri qui a plus de 2000 ans,
et le père de Christophe Colomb,
de Kafka,
de Proust,
de Chagall,
de Marx,
d'Einstein
et même de monsieur Kissinger,
l'ont répétée, cette phrase, ce cri,
au moins une fois par an, le jour de Pâques.

Alors le Sionisme, c’est du racisme ?
Faites moi rire !
Est-ce que : "Douce France, cher pays de mon enfance" est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c'est le nom d'un combat de libération.

Dans le monde, chacun a ses Juifs.
Les Français ont les leurs :
ce sont les Bretons, les Occitans, les Corses, les travailleurs immigrés.
Les Italiens ont les Siciliens,
les Yankees ont leurs Noirs,
les Espagnols leurs Basques.

Nous, nous sommes les Juifs de TOUS.

À ceux qui me disent : "Et les Palestiniens ?",
je réponds : "Je suis un Palestinien d'il y a 2000 ans.
Je suis l'opprimé le plus vieux du monde."
Je discuterai avec eux, mais je ne leur céderai pas ma place.
Il y a là-bas de la place pour deux peuples et deux nations.
Les frontières sont à déterminer ensemble.
Mais l'existence d'un pays ne peut en aucun cas exclure l'existence de l'autre
et les options politiques d'un gouvernement n'ont jamais remis en cause l'existence d'une nation, quelle qu'elle soit.

Alors pourquoi Israël ?

Quand Israël sera hors de danger,
je choisirai parmi les Juifs et mes voisins arabes,
ceux qui me sont frères par les idées.
Aujourd'hui, je me dois d'être solidaire avec tous les miens,
même ceux que je déteste, au nom de cet ennemi insurmontable :
le RACISME.

Descartes avait tort :
je pense donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5000 ans qu'on pense, et nous n'existons toujours pas.
Je me défends, donc je suis.

Herbert Pagani

Texte écrit le 11 novembre 1975, en réaction à l'adoption par l'ONU d'une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme.
Herbert Pagani le lira en direct sur Europe 1, puis au cours de la célèbre émission des années 70 : "Le Grand Échiquier
".

mardi 29 juin 2010

Kaufman Joyce . Les 7 raisons d'appuyer Israël.

http://www.youtube.com/watch?v=dmV1ffKP0ms&feature=fvw

lundi 28 juin 2010

Ce que l'Histoire ne dit pas !

Une tragédie longtemps ignorée !

Mais quel est le pays qui peut se vanter de n’avoir pas de sang juif sur les mains !!!


LA TRAGÉDIE MÉCONNUE DU STRUMA,QUAND LA TURQUIE A LAISSÉ SOMBRER 769 JUIFS EN MER....

d'après Myriam Esther pour Aschkel.info JEUDI 3 JUIN 2O1O


IL Y A 2 POIDS 2 MESURES.... JE ME DEMANDE QUELLE AURAIT ETE LA REACTION INTERNATIONALE SUITE A CETTE TRAGEDIE... RAPPEL DES FAITS.....

Constanza, sur la Mer Noire , était un port roumain important pour les Juifs tentant d'aller en Palestine . Des milliers de Juifs cherchant désespérément à fuir les Allemands partirent en bateau de Constanza en Palestine via la Turquie, malgré les restrictions britanniques à l’immigration.

Le 12 décembre 1941, le STRUMA quitta Constanza pour Istanbul . Le moteur tomba plusieurs fois en panne, le navire dut retourner à Constanza, repartir. Le voyage de 176 milles marins, durant normalement 14 H., dura 4 jours !!

Le 16 décembre, le STRUMA arriva en Turquie à Büyükdere, au nord du Bosphore; les Turcs interdirent tout débarquement (sauf pour 8 passagers ayant obtenu à Bucarest 1 visa britannique pour la Palestine, et d’une femme sur le point d’accoucher). Le Struma fut mis en quarantaine.

En dehors des soldats turcs gardant le bateau, seuls 3 hommes furent autorisées à monter à bord : Simon Brod, Rifat Karako, personnalités de la communauté juive d’Istanbul, et N.G. "Dan" Malioðlu, représentant du Service maritime roumain d' Istanbul (et membre de l’"Étoile du Danube"). Ces personnes durent attendre 1O jours pour être autorisées à distribuer aux passagers la nourriture chaude achetée grâce aux 10 000 dollars envoyés par le Comité juif américain au grand rabbinat d’Istanbul !!!

Avec l’aide de la Croix-Rouge, Brod, Karako et Malioðlu ravitaillèrent les passagers et interpelèrent les pays neutres, les Soviétiques et les Britanniques. Les conditions à bord se détériorèrent. Parmi les passagers des médecins, Malioðlu put leur fournir certains médicaments.

Le 10 janvier, le capitaine Garabetenko envoya une lettre alarmée aux autorités turques et à l’ambassade britannique. Le 19 janvier, l’Agence juive demanda aux Britanniques d’accepter les réfugiés. Après 63 jours de terrible attente, le 13 février, Moshe Shertok obtint des Britanniques 28 visas pour les enfants de 11 à 16 ans ! Les autorités turques refusèrent de lever la quarantaine.

Affolés par ce refus, les passagers du Struma pendirent des 2 côtés du bateau 2 grands draps où étaient écrits (en grandes lettres et en français) “Immigrants juifs”. Ils hissèrent aussi un drapeau blanc : “Sauvez-nous”.

Le 23 février, 200 policiers turcs encadrèrent le Struma, menaçant de tirer sur quiconque tenterait de se jeter à l’eau, et arrachèrent les draps. Les autorités ordonnèrent au navire d’appareiller, mais après que les mécaniciens eurent saboté la machine de manière à rendre ses pannes irréparables, la marine turque remorqua le Struma en Mer Noire.

Le 24 février 1942, à 2 heures du matin, LE BATEAU FUT COULÉ par un sous-marin soviétique. Quand les canots de sauvetage arrivèrent, il ne restait plus du naufrage... que 4 corps flottant !!!

David Stoliar, agé de 19 ans, fut le seul survivant de cette tragédie. Après des soins dans un hôpital militaire turc, il fut emprisonné à Istanbul et interrogé 2 semaines. Quand il demanda ce qu’on lui reprochait, on lui dit qu’il était “entré en Turquie sans visa”. Il fut finalement remis en liberté. Simon Brod l'accueillit et lui expliqua que c’était un miracle d’avoir survécu au naufrage, mais qu’en réalité le véritable miracle, c’était qu’il soit sorti vivant des griffes turques PARCE QU'IL ETAIT L'UNIQUE TEMOIN VIVANT du drame....

Le gouvernement turc s’exprima une seule fois sur cette TRAGEDIE pour dire que la Turquie n’avait “aucune responsabilité dans cette catastrophe” et que sa seule action était d’“empêcher des individus d'entrer illégalement sur son territoire”.....

BEAUCOUP DE GENS IGNORENT CETTE TRAGEDIE. MERCI DE LA DIFFUSER....

dimanche 27 juin 2010

Paris, le 21 juin 2010
MESSAGE DU GRAND RABBIN DE FRANCE

Je me suis engagé il y a plusieurs mois à présider, le 22 juin, la soirée officielle de la Conférence des Rabbins Européens, qui réunit à Metz les Grands Rabbins de nombreux pays.
Je ne pourrai donc pas être physiquement présent à la manifestation organisée au même moment par le CRIF, le Consistoire et le FSJU au Parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro. Je le regrette profondément et vous encourage vivement à vous y rendre.
Je tiens à diffuser le message suivant :
L’assaut mené le 31 mai par la marine israélienne au large de Gaza a donné lieu à de très nombreuses analyses, critiques ou condamnations en France, en Israël et dans tous les autres pays du monde.

En qualité de Grand Rabbin de France, mon rôle n’est pas de commenter les modalités d’une opération militaire. Cet assaut a fait neuf morts. L’homme de religion que je suis, pensera toujours que neuf morts, c’est neuf morts de trop !

Après cette opération militaire, et au fur et à mesure que l’on y voyait plus clair sur ce qui s’est passé et sur qui étaient dans les bateaux, trois points ont retenu mon attention.

Tout d’abord, les images des soldats israéliens entrant en contact radio avec les bateaux avant l’assaut et entendant la réponse suivante, qui se passe de tout commentaire : « Jews, go back to Auschwitz ! ».

Ensuite, les glissements très rapides chez plusieurs acteurs publics d’une condamnation de l’opération militaire à une condamnation de l’existence-même de l’Etat d’Israël.

Enfin, le refus de cette flottille, qui s’est autoproclamée « humanitaire », de porter à Guilad Shalit un message humanitaire de ses parents.
Cela fait quatre ans que Guilad Shalit, citoyen franco-israélien, a été enlevé en Israël et est détenu comme otage par le Hamas dans le plus grand mépris des Droits de l’Homme. Il détient le triste privilège d’être l’otage français le plus ancien à travers le monde. J’appelle aujourd’hui tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté, épris de paix, de justice et de démocratie, à venir le 22 juin au Trocadéro pour dire trois choses :

Nous voulons la libération de Guilad Shalit par le Hamas.

Nous voulons la fin de l’ostracisme qui frappe l’unique démocratie du Proche-Orient et qui aboutit trop souvent au refus glaçant de son existence.
Nous ne voulons pas l’importation en France d’un conflit et de violences qui se déroulent à des milliers de kilomètres.

Enfin, à tous ceux qui, de bonne ou de mauvaise foi, sont aujourd’hui des supporters directs ou indirects du Hamas, le Rabbin que je suis, a envie de citer cette phrase du midrach qui a une portée universelle : « Pourquoi vois-tu le sable qui est dans l'oeil de ton frère et ne vois-tu pas la pierre qui est dans ton oeil à toi ! »
Gilles BERNHEIM

samedi 26 juin 2010


Une Guerre Contre l'Iran en Juillet?
Par

Thérèse ZRIHEN-DVIR


Si apparemment la Maison Blanche et Obama s'évertuent encore à enrayer une possibilité de conflagration au Moyen-Orient, les évidences et les préparations sur le terrain battent toutefois leur plein.

Il ne fait aucun doute que l'Iran ne cherche pas uniquement la destruction d'Israel, mais qu'elle ambitionne de renverser les régimes pro-américains des pays arabes Sunni, les convergeant à embrasser une domination Shiite dans toute la région.

Malgré les démentis publics des pays arabes, ces derniers souhaitent ardemment un scénario qu'Obama tente d'éviter, et qui n'est autre qu'une intervention israélienne contre le nucléaire iranien.

Toutefois, face à l'obstination insolente et continuelle de l'Iran de perpétuer sa course pour les armes atomiques, les USA se voient à leur insu, forcés de superviser et peut-être se joindre à l'attaque qu'Israel prévoit pour cet été. Cela se traduit par le convoi de navires de guerre américains franchissant le Canal de Suez en direction de la Mer Rouge.

Les récentes demandes du chef du Hezbollah d'un Iran qui s'étendrait de la Palestine à l'Afghanistan et la défaite souhaitée du Wahhabisme Saoudien, a prit de court tous les médias, tandis qu'au Moyen-Orient cet objectif était plus qu'hypothétique. Ce qui explique largement les guerres proxy contre le Yemen et l'Arabie Saoudienne l'année dernière durant lesquelles les rebelles Shiites avaient été immensément épaulés par les iraniens. Ce même régime tente aussi de dominer l'Iraq, le Liban et les territoires palestiniens.

Ce qui revient à dire que les Saoudiens se sentent tout autant en danger que les israéliens. La Jordanie, l'Égypte et l'Arabie Séoudite sont secrètement en faveur d'une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. Les saoudiens sont particulièrement les plus actifs dans la coordination avec Israel, par crainte des risques que leur pétrole pourrait encourir face à une guerre généralisée. Ces derniers collaborent avec l'intelligence israélienne, et ont donné leur feu vert au chef du Mossad pour l'utilisation de leur espace aérien lors d'une attaque contre l'Iran. Information vivement démentie par les Saoudiens, évidemment.

La panique saoudienne émanant d'un Iran atomique est palpable à travers les avertissements lancés par les médias et ceux des figures publiques durant leurs rencontres avec leurs homologues américains et dans les pays arabes.

"Si l'Iran obtient son arme atomique, la situation au Moyen-Orient deviendra irréversible et représentera un danger permanent pour les pays arabes," a déclaré le prince Turki Al-Faisal durant sa visite le mois dernier au Liban.

Il est à noter l'existence d'autres pays arabes outre que l'Égypte et l'Arabie Saoudite supportant une attaque israélienne. "C'est une coalition de tout un éventail de pays musulmans qui nous ont contactés secrètement, exprimant leur support pour toute mesure prise pour arrêter les activités nucléaires de l'Iran. Certains n'ont même pas de relations diplomatiques avec Israel," a affirmé un membre du parlement israélien.

Cela évidemment ne signifie pas qu'une attaque israélienne ne comporterait pas de risques sérieux pour les Arabes Sunnites. L'Iran n'a cessé d'invectiver que les pays arabes abritant des bases militaires américaines sur leurs territoires, subiraient des ripostes si l'Iran est attaquée.

Mais les pays arabes n'ignorent pas non plus qu'ils n'ont d'autre choix que de soutenir Israel, estimant qu'ils seraient de toute façon attaqués avec ou sans leur soutien d'une attaque israélienne.

Thérèse Zrihen-Dvir

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

vendredi 25 juin 2010

4 ans dans les cellules du Hamas
Par TOVAH LAZAROFF ET JONNY PAUL
25.06.10
JPOST

Les lumières, le long des murs de la Vieille Ville, étaient éteintes jeudi soir. Des ténèbres qui viennent rappeler l'absence de Guilad Shalit, depuis 1 460 jours. Le 4e anniversaire de son enlèvement est l'occasion, de par le monde, de manifester sa solidarité.

A New York, "La flottille de la liberté" a appareillé 40 navires autour de la Statue de la Liberté, et le long des bâtiments de l'Organisation des Nations unies.

A Rome, Noam Shalit, devant la foule rassemblée, a appelé la communauté internationale à ne pas oublier son fils. "Je suis ici, ce soir, dans la capitale de l'Italie, Rome, qui est l'une des villes les plus anciennes et importantes d'Europe et du monde civilisé. J'appelle la communauté internationale à ne pas oublier mon fils."

"Je demande à ce que la communauté internationale, qui fait pression sur Israël en faveur de la population de Gaza, utilise tous les moyens à leur disposition pour faire pression sur le Hamas."

Il a rappelé que la libération de Guilad permettra également la libération de centaines de prisonniers palestiniens, actuellement détenus en Israël, dans le cadre d'un échange. "Ceux qui demandent que leurs droits soient respectés doivent aussi respecter les droits des autres", a poursuivi Noam Shalit. "Pendant quatre longues années, notre fils Guilad, un jeune homme de chair et de sang, qui a maintenant 23 ans, a crié pour nous. Un cri silencieux depuis les cellules sombres du Hamas. Un cri silencieux mais qui résonne et implore : 'Rendez-moi la liberté qui m'a été volée il y a quatre ans.'"


jeudi 24 juin 2010

L’appel au boycott des artistes israéliens, c’est la haine d’Israël
Le Monde du 10 juin a publié un éditorial critiquant les appels au boycott d'Israël - y compris ses produits culturels et intellectuels - qui se sont fait entendre avec une insistance augmentée depuis l'arraisonnement par Tsahal du Navi Marmara au large des côtes de Gaza. Richard Kalisz a envoyé le texte suivant à la rédaction du Monde.

J’ai été très sensible à votre appel à ne pas boycotter les artistes israéliens, placé courageusement en éditorial du jeudi 10 juin. Voici une belle pierre jetée dans la mare de l’actuelle hystérie anti-israélienne qui ne cesse de se déchaîner et de s’amplifier depuis la guerre menée contre le Hezbollah, au cours de cet interminable conflit meurtrier du Moyen-Orient et resté, à ce jour, dans une impasse qui pourrait devenir tragique.

Vous mettez l’accent, à juste titre, sur la contre-productivité de ce type d’action et sur le fait qu’elle aboutirait à censurer la création ainsi que des voix différentes, voire dissidentes.

En Belgique aussi, il s’en est fallu de peu, que l’exposition « La ville blanche », consacrée à l’architecture Bauhaus de Tel-Aviv ne soit annulée l’année dernière. Heureusement, in extrémis, elle aura pu se trouver maintenue pour le plus grand plaisir du développement de la connaissance universelle.

Si je prends quelques minutes pour vous écrire, c’est pour vous dire que le sujet aurait mérité un véritable développement. En effet, si votre éditorial est pertinent, il ne met pas à jour le fondement de ce qui se joue.

Car de quoi est-il question en vérité ?

Regardons un instant l’Histoire et ce qui nous entoure :

La France a mené une guerre impitoyable à l’Algérie et en Indochine. A-t’on jamais exhorté à boycotter les artistes français ?

La Belgique a exercé une domination féroce au Congo et a participé à l’assassinat de Lumumba. A-t-on jamais appelé à boycotter les artistes belges ?

Au plus fort de la guerre du Vietnam, a-t’on jamais demandé de boycotter les artistes américains ? Que du contraire.

Pendant la dictature franquiste, n’avons-nous pas accueilli chaleureusement les artistes espagnols ?

Avons-nous appelé à boycotter les artistes sud-africains ? Il aurait été particulièrement malvenu de ne pas lire Brink et de ne pas applaudir Johnny Clegg.

Et pour répondre aux interrogations idiotes de l’écrivain suédois Henning Mankell qui dit « réfléchir » à la possibilité d’interdire la traduction en hébreu de ses ouvrages, on peut lui signaler que personne n’a jamais pensé interdire la traduction d’une œuvre en allemand même à l’époque sinistre du règne d’Adolphe Hitler. Au contraire, il aurait été salutaire de le faire pour tenter une libération des esprits.

A-t’il jamais été question d’appeler à boycotter les artistes russes et soviétiques même aux pires périodes du stalinisme ?!

Allons-nous rejeter les artistes iraniens sous prétexte que ce régime aimerait nous menacer un jour d’une arme nucléaire ?

Doit-on encore multiplier les références et les exemples ?

En vérité les artistes ne sont pas les ambassadeurs d’un Etat et d’un gouvernement. Pourquoi ceux qui crient au boycott feignent t’ils de ne pas le savoir et sèment-ils la confusion ? Pourquoi seul Israël subit-il ce désir de traitement infâmant? Pourquoi cette exception culturelle ?

La réponse est simple : par haine d’Israël. Non pas par haine d’une politique ou d’un gouvernement, mais par négation de ce pays. Obtenir le déni des artistes israéliens et de leurs œuvres, c’est obtenir la preuve in fine de la non-existence de cette qualité : être un artiste israélien. C’est vouloir prononcer la non existence de cette nation. C’est parvenir à la délégitimer.

Voilà le but recherché.

Et les milieux artistiques ou culturels qui se mobilisent autour de pareil but devraient s’interroger de toute urgence sur leur inconscient et le boycotter en eux , toutes affaires cessantes.

Richard Kalisz, metteur en scène.


les commentaires
réponse à Richard Kalitsz
bravo, Richard Kalitsz. Vous opposez des arguments rationnels face à une hystérie qui fait froid dans le dos car on sait où elle mène! Il faut continuer à résister par le bon sens et le rétablissement de la vérité. Merci d'avoir été le porte-parole de toute personne, juive ou non, effrayée par cet antisionisme qui se manifeste sous n'importe quel prétexte, aussi mensonger soit-il.
24/06/2010
sonia@schoonejans.com













Sur la place des Droits de l'Homme

De France,Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ

15 000 personnes étaient rassemblées sur la Place des Droits de l'Homme au Trocadéro à Paris ce mardi 22 juin 2010 en l'honneur de Gilad Shalit et pour soutenir Israël.
Rappelons les faits : Gilad Shalit est enfermé depuis 4 ans dans une prison à Gaza et interdit de la moindre visite, ne serait-ce la Croix-Rouge ; personne ne sait si à ce jour, il est encore vivant. Gilad a été capturé en Israël par le Hamas alors qu'il faisait son service militaire. Gilad Shalit n'est pas un prisonnier de guerre mais un otage, et à ce titre il doit être défendu comme tous les otages dans le monde, comme Ingrid Bettancourt ou les journalistes français en Afghanistan. Derrière ce symbole, c'est aussi Israël qui a été l'objet de l'encouragement de ces milliers de gens venus soutenir l'Etat hébreu, toujours conspué et « bouc émissaire » des nations, toujours accusé par l'ONU, ses ONG et ses médias, comme lors de l'affaire de "la flottille" (voir
le commentaire journalistique allemand de l'Affaire, une réflexion honnête dont devrait s'inspirer nos journalistes français).
Parmi ces supporters, la communauté juive de France, des chrétiens sionistes hélas trop peu nombreux, et la communauté arménienne - les Arméniens savent ce que peut faire la Turquie, cette nation seule responsable ayant affrété les navires comme le Mavi Marmara et engagé ces militants « chauffés à blanc » contre Israël.
Une cassette a été trouvée par les Israéliens ; elle est parlante puisqu'elle prouve l'intention de nature absolument "terroriste" des participants turcs issus des mouvements islamistes et d'extrême-droite.

De nombreux élus, maires et députés français, étaient présents à ce rassemblement pacifique, dont Claude Goasguen, Eric Raoult et Anne Hidalgo représentant la Mairie de Paris
(1), tous chaleureux défenseurs d'Israël ; des intellectuels comme Bernard H. Lévy, Marek Halter, ou Alain Finkielkraut ; des artistes tels Enrico Macias, la troupe Adama et Claude Lanzman, journaliste, écrivain et cinéaste, et bien sûr des responsables de la communauté et des organisations juives - Roger Cukierman, président du CRIF ou Gil Taïeb du FSJU, organisateur du Rassemblement. Était là également l'ambassadeur Daniel Shek pour l'Etat hébreu.
Un rassemblement de paix... pour la vérité et la justice
Comme l'a souligné Enrico Macias, lorsque les Juifs se réunissent, dans des moments de joie ou de tristesse... on chante (voir
VIDEO), on danse et on parle de paix. Quelle différence avec les discours de haine proférés dans les défilés anti-Israël où les drapeaux israéliens sont piétinés et brûlés ! Malgré la densité de la foule, nous avons pu danser "Evenu Shalom alekhem" (nous vous apportons la paix) et nous avons chanté "osse shalom" (D.ieu fera la paix sur tout Israël !).
Ce rassemblement à Paris bien qu'important (il aura lieu aussi à Dijon,à Marseille et à Nice), n'aura que très peu d'impact. Ne nous leurrons pas, il n'y aura aucun mot dans la presse, aucune retransmission dans nos médias français, tous occupés à parler football et retraite. Israël a l'habitude d'être conspué. Les Israéliens savent que l'Islam personnifié par toutes les nations islamiques ne lui feront pas de cadeau, ayant juré leur perte. La Turquie en fait partie à présent. Le pire est que les nations dites démocratiques crient avec ces loups ; le pire est aussi que la masse des gens accepte de croire les médias, sans vérifier les faits.
Un combat du coeur
A propos de Gilad Shalit, Eric Raoult a dit ceci : "Ce n'est pas un combat politique, c'est un combat du coeur". De même, je dis que soutenir Israël n'est pas une affaire politique, mais une affaire de coeur, de justice et de vérité ! C'est la vérité qui est attaquée, la justice qui est bafouée ; et les droits de l'homme sont piétinés avec Gilad Shalit lorsqu'on laisse un garçon de 24 ans pourrir dans une geôle du Hamas sans laisser un droit de visite.
Où est la France des droits de l'Homme pour dénoncer cette injustice ?
Où se trouve l'Eglise professant la justice et l'amour, pour marquer sa solidarité contre la barbarie ?...
En tant que croyants bibliques, comme des millions de chrétiens sionistes dans le monde, nous nous identifions à Ruth ayant dit à Naomi : "Ton peuple est mon peuple et ton Dieu est mon Dieu". Si l'Eglise ne comprend pas ce principe d'amour quand elle enseigne que D.ieu s'est identifié ou incarné en un homme, c'est qu'elle ne connait pas D.ieu... ou qu'elle est aveugle. Elle a besoin, nous avons besoin, dit la Bible, d'un collyre pour dessiller nos yeux et voir ce que l'Ennemi de nos âmes fait pour détruire l'humanité, et combattre cet Ennemi. Si la barbarie nazie a choqué le monde il y a quelques 70 ans, il serait bon que la barbarie islamique alliée à l'inconscience des nations crève nos yeux aujourd'hui.
Et... pendant ce temps où le monde cloue Israël au pilori, le chef de l'Iran fourbit tranquillement ses armes nucléaires et chimiques, et l'Europe n'aura rien à opposer aux scuds iraniens. L'humour, c'est que seules les armes anti-missiles made in Israel pourraient sauver l'Europe !...
Souhaitons au jeune Gilad de tenir le coup et prions D.ieu pour qu'il puisse être libéré sans conditions. Prions-le tous ensemble, Juifs et chrétiens. il y a va non seulement de la vie de Gilad mais aussi de la préservation de la morale, des valeurs humaines... et des droits de l'Homme.
(1) Une dizaine de mairies ont mis le portrait géant de Guilad Shalit. Mais... il n'y aura pas de portrait géant de Gilad Shalit sur l'Hôtel de ville de Paris - dixit la Mairie de Paris (info Guysen News).



8 portraits géant de Gilad Shalit en plus dans les Hauts-De-Seine


Huit mairies des Hauts-de-Seine, dont celles d'Issy-les-Moulineaux et de Boulogne-Billancourt, ont affiché une photo de Gilad Shalit sur leur fronton pour réclamer la libération du soldat franco-israélien, enlevé il y a trois ans jour pour jour par un commando terroriste palestinien.
«Je souhaite que Gilad vienne lui-même arracher cette affiche."
Ce n'est pas le combat de la communauté juive seulement, c'est le combat de citoyens français qui se battent pour la libération d'un otage», a déclaré, devant la mairie d'Issy-les-Moulineaux, le président des communautés juives des Hauts-de-Seine, Elie Korchia, à l'origine de cette initiative.
Devant une cinquantaine de personnes, dont le maire Nouveau Centre (NC) André Santini, le président du Consistoire central de France, Joël Mergui, a regretté pour sa part qu'«autant de mairies» ont affiché le visage d'Ingrid Betancourt et qu'«autant de mairies boudent le portrait de Gilad Shalit». Il a fustigé l'initiative de certaines mairies communistes d'Ile-de-France, comme celles de Gennevilliers, Stains ou Valenton, de faire «citoyen d'honneur» le dirigeant palestinien emprisonné à vie en Israël, Marwan Barghouthi.
Outre Issy-les-Moulineaux et Boulogne-Billancourt, dont le maire est UMP, six autres villes, dirigées par la droite ou le NC, ont accepté de participer à cette initiative, qui doit durer un mois: Neuilly-sur-Seine, Courbevoie, Suresnes, Meudon, Puteaux et La Garenne-Colombes.
Israël a marqué jeudi le 3e anniversaire de l'enlèvement de Gilad Shalit, capturé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, lors d'une opération commando en bordure de Gaza.
http://www.leparisien.fr/









Pour Gilad et pour Israël ! Grand succès du rassemblement au Trocadéro
23/06/10
- - Thème: Crif
Organisé sous l’égide du CRIF avec le concours des organisations juives, le grand rassemblement de soutien à Gilad Shalit et à Israël qui a eu lieu le 22 juin 2010 en fin de journée, mais en plein soleil, au Trocadéro a connu un remarquable succès. Face au Parvis des Droits de l’Homme, entourant la statue du maréchal Foch, quelque 15 000 personnes étaient venues montrer, si besoin était, que l’otage franco-israélien Gilad Shalit n’est pas seul, qu’Israël, victime d’une campagne de délégitimation sans précédent, n’est pas seul.

Vers 19h30, tandis que sur la tribune, Gil Taïeb, grand ordonnateur de la soirée, Meyer Habib, Ariel Goldmann, Arié Bensemhoun, Francis Kalifat et Jean-Pierre Magnier s’affairent à régler les derniers détails, la foule commence à s’amasser, devenant rapidement compacte. Les drapeaux israéliens et français sont agités, des pancartes fustigeant le Hamas ou l’Iran. Un slogan est lancé : « Libérez Gilad Shalit. Hamas, terroriste, Iran complice ». Il sera repris tout au long de la soirée.

Au pied de la tribune, ceints de leur écharpe tricolore, des élus parisiens et des dirigeants politiques, parmi lesquels Serge Blisko, Pierre Shapira, Lynda Asmani, Karen Taïeb, Jean-Jacques Curiel forment une chaîne. Ils sont rapidement rejoints par Anne Hidalgo et Nicole Guedj. Face à eux, les jeunes des E.E.I.F. et de l’Habonim Dror, en tenue, s’installent accroupis à même le sol. On croirait le début d’une soirée « Feu de camp ». Une ovation salue la présence de cette belle jeunesse. « On est fier de vous ! » leur lance Gil Taïeb.

Vers 20h30, Gil Taïeb donne le coup d’envoi. Sa voix est ferme, grave : « Voilà quatre ans que Gilad a été enlevé sur le territoire même de l’État d’Israël. Depuis 1460 jours, il est abandonné. Où sont les ONG ? Où sont les articles de presse exigeant sa libération ? Quand il s’agit d’Israël, on est toujours prêt à condamner et à boycotter. Alors qu’avec le Hamas, on se montre compréhensif et c’est le laisser-faire ! » La foule hurle « Hou, hou, hou ». Et Gil Taïeb de poursuivre : « Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient, nous devons lui affirmer ici notre soutien et adresser un grand message à l’humanité en disant à tous : Réveillez-vous ! ». L’orateur conclut son propos en fustigeant notamment Roland Dumas pour ses récents propos.

Contre toute attente, ce n’est pas un tribun qui lui succède, mais la troupe Adama qui lance un « Hava Naguila » endiablé suivi d’un pot pourri de grands tubes israéliens. La foule reprend en chœur. Les élus parisiens entament un pas de danse, un début de hora. Lynda Asmani lance « Ani medabereth ivrit » et reprend avec fougue les refrains. On croit voir une femme voilée dans la foule. En réalité, c’est une manifestante qui a recouvert sa tête d’un drapeau israélien.

Sur la tribune, tandis que prennent place quatre porte-drapeaux, deux israéliens et deux français, des représentants des amis chrétiens d’Israël, blancs et noirs côte à côte, font résonner, en forme de délivrance, le son du chofar. C’est impressionnant. Puis, le président du CRIF, Richard Prasquier, premier orateur institutionnel de la soirée, prend place. Il est visiblement très ému. « Gilad Shalit a passé quatre ans de sa vie en captivité. Un sixième de sa vie ! Nous ne savons rien, c’est pourquoi nous redoutons tout…L’idéologie des ravisseurs est, hélas inscrite dans leur charte : tous les Juifs sont des ennemis qu’il faut tuer ». Richard Prasquier rend hommage à Siona pour son action constante en faveur de Gilad Shalit et au président de la République, Nicolas Sarkozy. Pour le président du CRIF, renvoyer dos à dos Israël et le Hamas est une ignominie. Fustigeant la terreur islamiste et la tendance de certains à faire croire que le Hamas appartient au camp des héros de la liberté, le président du CRIF revient sur l’affaire de la flottille, sur le déshonneur des supposées organisations humanitaires présentes à bord et sur la catastrophe alimentaire imaginaire à Gaza. « Dans la flottille, il y avait aussi de véritables terroristes islamistes décidés à tuer et à se faire tuer ». Et Richard Prasquier de conclure : « Trop, c’est trop ! Car ce qui est en cause, ce n’est pas seulement le boycott, mais la délégitimation d’Israël. Nous ne laisserons pas faire ! ».

Sur l’écran géant installé près du podium, des chansons écrites par des chanteurs israéliens en l’honneur de Gilad Shalit sont proposées. Puis c’est autour du courageux maire du 16ème arrondissement de Paris, Claude Goasguen, ami fidèle d’Israël, de prendre la parole. « En Israël, il n’y a pas d’otages, il y a des prisonniers…Le Hamas, c’est une bande de terroristes…N’ayons pas peur du combat que nous menons, il est juste ». Et Claude Goasguen de fustiger tout à la fois le Premier ministre turc, le président fasciste de l’Iran et le Hezbollah avant de lancer : « Je suis fier d’être ici, d’être un allié indéfectible d’Israël ».

Après la projection d’une vidéo montrant successivement Gilad Shalit et son père, Noam et après un court message de Bertrand Delanoë, maire de Paris, en déplacement à l’étranger, c’est Anne Hidalgo, première adjointe, qui monte à la tribune. « Nous sommes victimes d’une grande désinformation…La liberté de Gilad, c’est aussi notre liberté…Nous faisons Gilad Shalit citoyen d’honneur de la ville de Paris ». Après un message sur grand écran de Patrick Bruel, c’est au tour de Julien Dray, député PS de l’Essonne, de monter à la tribune : « Nous ne devons avoir aucune hésitation, aucun doute dans ce combat. Les adversaires d’Israël n’ont d’autre but que de le détruire…L’antisémitisme moderne c’est l’antisionisme. C’est inacceptable ! ». Les vidéos succèdent aux orateurs dans un véritable show bien construit. Voici à présent un film qui montre le véritable visage de la flottille et de ses « humanitaire » haineux.

Pour Claude Lanzman, c’est le Hamas qui appelle à l’éradication de l’État juif qui est le premier responsable du blocus de Gaza. Dans son propos, le cinéaste attaquera le rapport Goldstone et citera Jean-Paul Sartre pour étayer ses arguments. « Gaza n’est pas affamée ! Détracteurs d’Israël, vous mentez ! Les soldats de Tsahal ont le droit de tirer si leur vie est en danger…Les aboyeurs ont d’ailleurs compris et mettent une sourdine à leurs prétentions… Honte à la déprogrammation d’un film israélien par le circuit de distribution Utopia ». Et Claude Lanzman de conclure : « Nous ne permettront pas ces attaques d’Israël ».

Lui succédant, Bernard-Henri Lévy est très applaudi. Il met en avant dans un discours prononcé d’une voix forte et ferme, l’imposture de la flottille, l’exemplarité de la démocratie israélienne, les conventions internationales bafouées. Il montre du doigt les « idiots utiles » qui ont refusé de faire passer un message de la famille de Gilad Shalit. Et puis, pourquoi, comme on le fit pour Ingrid Bétancourt, ne place-t-on pas le portrait de l’otage franco-israélien sur le fronton de l’Hôtel-de-Ville de Paris ? Et BHL de se gausser des « petits dialecticiens de comptoir que nous entendons gloser ».

Voici à présent Marek Halter avec sa belle barbe de patriarche et de sage. « Nous aimons Israël car c’est un peuple qui a combattu pour sa liberté. Il n’a pas reçu son État sur un plateau d’argent ! ». Et Marek Halter, qui rappelle qu’il a tenu en son temps compagnie à la famille Shalit sous la tente qu’elle avait dressée en Israël, de reprocher aux Palestiniens leurs marchandages : « Vous n’avez pas honte ! Une vie est une vie, c’est dans le Coran. Et vous demandez mille vies en échange d’une seule ! À croire que vous n’avez pas une haute opinion de la valeur de la vie de vos concitoyens ! »

Et voici Enrico Macias qui, dit-il, sait mieux chanter que discourir mais qui tient à affirmer : « Les Droits de l’Homme doivent être les mêmes pour tous ! ». Le philosophe Alain Finkielkraut, qui sera un peu sifflé pour certains passages de son discours, notamment lorsqu’il critique les implantations, reste sur les positions qui sont les siennes avec la crainte qu’à terme, on soit conduit à un État binational.

Pour lui, les Israéliens sont tombés naïvement dans un piège. « La haine planétaire d’Israël est le nouveau visage de l’antisémitisme. Comment ne pas réagir face au boycott et à des propos comme : « Israël, casse-toi, la Palestine n’est pas à toi » ». Pour le philosophe, il faut dire : « Nous sommes tous des sionistes ! »

Le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, absent de Paris, a exprimé sa solidarité par le biais d’un petit film vidéo. Le Grand rabbin de Paris, David Messas est, lui, à la tribune et lance : « Je suis très fier de la communauté juive de Paris, de son militantisme et de son cœur si attaché à Israël ». Il fait chanter « Kol Aolam Koulo » et « Ossé chalom » concluant par : « N’ayons pas peur ! »

Pour rester dans le domaine des représentants religieux, c’est au tour de Monseigneur Beau du Clos des Bernardins de se dire scandalisé par « le pêché contre Dieu qui est commis par les ennemis d’Israël » et d’appeler à la paix sur Jérusalem.

Pierre Besnaïnou, président du FSJU, de l’Appel Unifié et de la Fondation du Judaïsme Français, pour sa part, fustige fermement Roland Dumas et les hommes politiques français qui critiquent Israël. Il s’en prend également aux médias. « La protection d’Israël, c’est la protection des Juifs du monde entier » Il suggère la constitution d’une flottille israélienne à la rencontre de Gilad Shalit et conclut par un vibrant « Vive Israël ! Vive Jérusalem ».

Tandis que devant la tribune, les éclaireurs installent 1460 bougies qui écrivent en français et en hébreu le nom de Gilad Shalit et que, la nuit tombant eu à peu, le public, de son côté, a allumé des lampions qu’il brandit comme lors des concerts des grandes stars, le président du Consistoire Central, Joël Mergui prend la parole. Il fait référence, lui aussi à Ingrid Bétancourt et lance : « Je vous demande d’être mobilisés en permanence ». C’est au tour de l’ambassadeur d’Israël en France, Dany Shek, qui achève sa mission en septembre prochain, de prendre la parole. Il fustige le rôle de la Croix Rouge et, s’adressant aux détracteurs d’Israël, leur lance : « Vous perdez votre temps ! Nous ne lâcherons pas ! Votre approche est archaïque ! »

Il revient au président Prasquier de conclure. Il rend hommage à Haïm Musicant, directeur général du CRIF et au staff du CRIF, à l’ABSI et à Gil Taïeb, à Jean-Pierre Magnier et Jean-Luc Darmon, aux volontaires du SPCJ, aux forces de police et aux mouvements de jeunesse. La tribune et la foule se mettent ensuite au garde à vous lorsque le baryton David Séréro entonne une « Marseillaise » somptueuse reprise en chœur avec fougue. Et c’est à Rika Zaraï qu’il revient de lancer l’ « Hatikva », chant d’espérance du peuple juif, qui conclut cette très belle, très émouvante et très rassurante manifestation.

Il est bien entendu difficile de citer les très nombreuses personnalités présentes à ce magnifique rassemblement. Citons en vrac et en nous excusant des oublis involontaires : la plupart des membres du Bureau Exécutif et du Comité Directeur du CRIF, Roger Cukierman, ancien président, Élie Chouraqui, Samy Ravel, Anne-Marie Revcolevski, Alexis Govcyian et une forte délégation des Arméniens de France, Guy Konopnicki, Paul-Loup Sulitzer, Philippe Karsenty, Arielle Schwab, le général israélien Yossi Ben Hanan, héros des guerres d’Israël ou encore Éric Raoult qui fera aussi une brève apparition à la tribune. Le rassemblement a pris fin vers 23 heures. Un grand bravo aux organisateurs.

Photo : D.R.

(rédigé par Jean-Pierre Allali)
À VOIR :

http://fun.mivzakon.co.il/video/General/7207/%D7%9E%D7%93%D7%99%D7%A0%D7%AA_%D7%99%D7%A9%D7%A8%D7%90%D7%9C.html
Beyrouth : Israël sera tenu responsable de toute attaque contre le Liban
23/06/10 - - Thème: Liban

Israël sera tenu responsable de toute attaque contre le Liban, a affirmé Beyrouth mardi 22 juin 2010, après qu'Israël ait prévenu qu'il était en droit d'user de « tous les moyens » pour éviter que deux bateaux de militants se rendent à Gaza. Le Liban « ne peut pas interdire à un navire de quitter un de ses ports si sa cargaison, ses passagers et sa destination se conforment à la loi libanaise », affirme Beyrouth dans une lettre adressée à l'ONU en réponse à celle de la représentante israélienne samedi 19 juin.

Lundi 21 juin, l'un des deux bateaux déterminés à briser le blocus de la bande de Gaza ont reçu le feu vert de Beyrouth pour se diriger vers Chypre. La police chypriote a toutefois affirmé mardi 22 que la décision des autorités insulaires d'empêcher tout navire d'appareiller à destination de Gaza était toujours en vigueur.

Photo : D.R.

Source : romandie.com




Palmor : «aucune personne sensée ne peut croire que le bateau iranien est un navire humanitaire»
23/06/10
- - Thème: Iran

L'Iran a annoncé officiellement, mardi 22 juin 2010, son intention d’envoyer un navire transportant de l'aide et des militants pro-palestiniens vers Gaza, alimentant les inquiétudes israéliennes, alors que le pays se prépare à une nouvelle confrontation possible en mer. Israël a immédiatement averti l'Iran d'abandonner son plan.

Selon Abdolraouf Adibzadeh, un porte-parole du bateau, cité par la chaîne, le navire, baptisé "Enfants de Gaza", a commencé son voyage de 14 jours dimanche 20 juin dernier. Il transporte 10 passagers, dont cinq journalistes iraniens, en plus de l'équipage.

«Aucune personne sensée ne peut croire que ce bateau, envoyé par les ayatollahs et leurs gardiens de la révolution, est un navire d'aide humanitaire », a affirmé le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor. «Je ne crois pas qu'il existe un seul pays dans cette région et au-delà qui permettrait à un tel navire de s'approcher de ses côtes », a-t-il ajouté.

Photo (Yigal Palmor) : D.R.

Source : Associated Press

mercredi 23 juin 2010

Il reste encore quelques journalistes lucides et honnêtes !!!

Le combat d’Israel, même si le monde n’est pas d’accord est le combat du monde

Par Pilar Rahola


pilar_rahola
Pilar Rahola est une politicienne espagnole, journaliste et activiste de gauche. Ses articles sont publiés en Espagne et dans les plus importants journaux d’Amérique latine.
Adaptation : Jean Vercors

Pourquoi ne voyons nous pas :
des manifestations contre des dictatures Islamiques à Londres, Paris ou Barcelone ?
Des manifestations contre la dictature birmane ?
Des manifestations Contre l’asservissement de millions des femmes qui ne vivent sans une protection légale ?
Des manifestations Contre l’utilisation d’enfants comme bombes humaines où il y a un conflit avec l’islam ?
Pourquoi n’y a t’il aucun leadership pour soutenir des victimes de la dictature Islamique au Soudan ?
Pourquoi n’y a-t-il aucun outrage contre les atrocités du terrorisme contre Israel ?
Pourquoi ne défendent t’ils pas ( la gauche ) le droit d’existence d’Israel ?
Pourquoi la gauche reste t’elle si silencieuse contre le fanatisme Islamique ?
Pourquoi ce soutien ambigue de la cause palestinienne avec la défense du térrorisme Palestinien ?
Et pour finir, la question à 1 million de dollars, pourquoi la gauche Europeénne et dans le monde s’acharnent t-elles sur les Usa et Israel et pas sur les pires dictatures de la planète ?
Les 2 plus solides démocraties ayant subi les plus sanglantes attaques terroristes, la gauche ne s’en soucie guère.

Et ensuite, au concept de liberté. À chaque forum européen pro palestinien j’entends les hurlements Hystériques gauchistes : « nous voulons la liberté pour le peuple ! »
Faux. Ils ne sont jamais concernés par la liberté pour des gens de la Syrie, du Yémen, d’Iran ou du Soudan, ou d’autres nations ou les droits fondamentaux sont bafoués.
Et ils ne sont jamais préoccupés quand le Hamas détruit la liberté des Palestiniens. Ils sont seulement concernés par l’utilisation du concept de liberté palestinienne comme une arme contre la liberté israélienne.
La conséquence résultant de ces pathologies idéologiques est la manipulation de la Presse.
La presse internationale n’arrange pas les choses, elle les endommage par ses publications sur la question de la question israélo-palestinienne.
Sur ce sujet ils n’informent pas, ils font de la propagande.
Quand il s’agit d’écrire sur Israel, la majorité des journalistes oublie la déontologie de la proféssion. Et alors, l’acte de défense d’un Israelien devient un massacre, et n’importe qu’elle confrontation un génocide.
Il ya eu tellement d’abbérations écrites sur Israel qu’il ne reste pratiquement aucune accusation contre elle.
En même temps, cette presse ne discute jamais l’interférence syrienne et iranienne dans la violence se propageant contre Israël; l’endoctrinement d’enfants et la corruption des Palestiniens.
Et en annonçant les victimes, chaque accident palestinien est annoncé comme une tragédie et chaque victime israélienne est camouflée, cachée ou annoncée à la va vite.
Permettez moi de rajouter ceci sur la Gauche Espagnole :
Plusieurs d’entre eux sont des exemples qui illustrent l’anti-américanisme et les sentiments anti-israéliens, voila ce qui caractérise la gauche espagnole ( et la gauche Européenne: Suède, Angleterre, France, Italie…°
Un exemple : Un parti de gauche espagnol vient de virer un de ses membres parce qu’il avait crée un site web pro Israel.
D’après la lettre de renvoi : « nos amis sont l’Iran, la Libye et le Venezuela, opprimés par l’impérialisme et pas un état Nazi comme Israël. »
Un autre exemple, le maire socialiste de Campozuelos a changé le jour de la Shoah commémorant les victimes de l’holocauste par le Jour de la nakba Palestinienne lequel pleure la naissance de l’état d’Israel Ainsi exprimant le mépris pour les six millions de Juifs européens assassinés dans l’Holocauste.
Dans ma ville natale de Barcelone, le conseil municipal a décidé de commémorer le 60ème anniversaire de la création de l’État Israël, en ayant une semaine de solidarité avec les Palestiniens.
Ainsi, ils ont invité Leila Khaled, un terroriste célèbre des années 70 et le leader actuel du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, une organisation terroriste listée par l’Union Européenne, qui promeut l’utilisation de bombes contre Israël.
Ce mode de pensée du politiquement correct a même pollué les discours de président Zapatero.
Sa politique étrangère rejoint la gauche lunatique sur la question proche orientale
et pour les affaires du Moyen-Orient il est explicitement pro Arabe.
Je peux vous assurer qu’en privé, Zapatero blâme Israel pour le conflit au Moyen-Orient et son ministre des Affaires Etrangères Moratinos suit la cadance.
Le fait que Zapatero ait voulu porter un keffieh lors de sa visite au Liban n’est d’aucune coïncidence; c’est un symbole.
L’Espagne a subi la pire attaque terroriste en Europe et il est dans le colimateur de n’importe qu’elle organisation terroriste Islamique.
Comme je l’ai déjà écrit, ils nous tuent avec des portables accrochés à l’obscurantisme moyenageux.
Encore, la gauche espagnole est la plus anti Israelienne au monde
Et ensuite elle dit qu’elle est anti Israélienne par solidarité. C’est cette folie que je veux dénoncer à cette conférence.
Conslusion :
Je ne suis pas Juive. Idéologiquement de suis de gauche et ma profession est Journaliste.
Pourquoi ne suis-je pas anti Israelienne comme mes collègues ?
Parce que en tant que non juive , j’ai la responsabilité historique de combattre la haine anti Juive et plus précisément contre la haine de ceux qui leur refusent leur terre ancestral, Israel.

Combattre l’antisémitisme n’est pas uniquement le devoir des Juifs, c’est aussi le devoir des non Juifs.
En tant que Journaliste, mon devoir est de chercher la vérité au-delà du préjudice, des mensonges et des manipulations.

La vérité sur Israel n’est pas dite.
Je suis une personne de gauche qui aime le progrès, je suis dans l’obligation de défendre la vérité, la culture, l’éducation civique aux enfants, la coexistence et les 10 commandements devenus des principes universels.
Ces principes que le fondamentalisme islamique veut détruire.
En tant que non Juive, journaliste de gauche j’a un triple devoir de morale avec Israel, parce que si Israel est détruit, la liberté, la modernité et la culture seront également détruites.
Le combat d’Israel, même si le monde n’est pas d’accord, est le combat du monde.

mardi 22 juin 2010

Bateaux de guerre en partance pour Gaza

Selon les informations qui nous parviennent, plusieurs « flottille de la liberté pour Gaza » sont en préparation, voire en route, pour violer le blocus imposé par Israël. Un blocus empêchant le port de cette bande de terre de devenir un port iranien délivrant missiles et autres armes mortelles pour les citoyens israéliens. Des flottilles, de fait, qui n’ont d’humanitaires que le nom.

Selon The Israel Project, (1) un navire iranien, en route pour Gaza, a quitté le port iranien de Khorramchahr le 12 juin et envisage de passer par les eaux territoriales d'Oman, du Yémen et d'Egypte avant d'essayer d'atteindre Gaza. Deux navires iraniens organisés par la Société de Défense de la Palestine en Iran devraient partir sous peu : l'un se nomme Toward Gaza et devrait prendre la route à partir du port Bandar Abbas, au sud de l'Iran, alors que l'autre quittera ce pays par le nord pour s'arrêter en Turquie avant de se rendre à Gaza.

Deux autres Ongs, libanaises cette fois-ci -Journalistes sans Frontières et Free Palestine- parrainent le Naji Al Ali, avec au moins 50 journalistes et 25 bénévoles européens à bord, y compris des membres du parlement européen.

Insani Yardim Vakfi, ou " Le Fonds d'Aide Humanitaire " (IHH), le noyau dur du groupe islamiste turc qui a partiellement organisé la flottille précédente incluant le Mavi Marmara, a dit qu'il enverra six autres bateaux à Gaza au mois de juillet.

Une organisation allemande appelée les Voix Juives pour une Paix Juste (Jewish Voices for a Just Peace) parraine un navire avec à son bord 14 activistes, dont le départ est prévu pour la mi-juillet.

Free Gaza – le groupe qui a parrainé la flottille a été intercepté par Israël le 31 mai – et Viva Palestina, un groupe basé au Royaume-Uni, prévoient un autre convoi de 10 à 15 navires, qui devrait partir pour Gaza vers le mois d'octobre. Un des principaux organisateurs est Iyad el-Sarj, basé en Norvège.

Tous ces navires, qui se disent ‘’humanitaires’’ n’ont, au final, qu’un seul objectif. Celui d’assurer la levée de la tutelle israélienne sur le port de Gaza, et ainsi la reprise du conflit entre les criminels du Hamas qui maintiennent la population de cette bande de terre dans la plus grande pauvreté et une grande précarité quant à sa sécurité, et Israël dont l’existence est vue comme un affront. Un conflit qui s’inscrira comme apport aux ‘’frères’’ du nord, Hezbollah, Syrie et Iran, qui n’attendent que le moment propice pour son déclenchement.

L’état du peuple juif ne peut, en conséquence, baisser la garde et permettre l’entrée de bateaux sans connaître sa cargaison et ses passagers. D’autant plus, lorsque ceux-ci battent pavillons de pays ennemis.

Israël se doit d’immobiliser ces convois et décourager toutes nouvelles tentatives. Pour ce faire, il lui faut stopper ces navires en eaux internationales par une neutralisation des hélices, ou moyens similaires, et non plus par arraisonnements. L’esprit kamikaze régnant parmi ces ‘’humanitaires’’, le danger est de voir ces ‘’flottilles de la liberté’’ se saborder pour en faire porter la responsabilité à Tsahal.

Bloqués, ces navires n’auront de choix que de prendre pour témoins les instances internationales, les autorités de leurs pays respectifs, l’opinion publique internationale, mais devront, bon gré mal gré, se faire remorquer vers leurs ports d’attaches ou d’autres plus proches acceptant de les accueillir pour réparation.

Devant cet affront à leur désir d’atteindre les côtes et crier victoire, devant ces convois n’ayant pas eu de sang versé, l’inutilité de tels convois apparaîtra malgré les condamnations sans effets du machin de l’Onu.

Ainsi, Israël imposera le respect de ses décisions et de ses frontières tout en affaiblissant l’Islam radical. Il ne restera plus qu’à ce camp à affronter « l’entité sioniste » à partir du terrain où il se trouve, et non pas par l’intermédiaire d’idiots utiles, de naïfs ou de quelques sympathisants stupides et prêts pour le ‘’martyr’’.

Ce qui est une toute autre affaire.

Victor PEREZ ©


Une armada de 11 navires de guerre américains et d’un vaisseau israélien a traversé le Canal Suez vendredi, le 18 juin en direction de la Mer Rouge et du Golfe Persique. Une informations exclusivement de sources militaires. La flotte, la première de cette composition à naviguer sur le Canal Suez, est menée par le transporteur Harry Truman USS et son porte-avions de 60 chasseurs-bombardiers et 6 000 marins et fusiliers marins.

Les autorités du port égyptien ont imposé des mesures de sécurité exceptionnelles pour le passage des navires de guerre. Toute la circulation commerciale et civile traversant le Canal Suez a été arrêtée, et les forces de sécurité mises en état d’alerte le long des deux rives du canal. Les pêcheurs égyptiens ont été retenus dans leur port ou dans le lac Amer.

Ce mouvement massif de bateaux de guerre avec une forte aviation navale américaine plus un contingent israéliens un nouveau facteur de tensions à survenir au Moyen-Orient, depuis les deux semaines dernières, et semble viser l’Iran.


L’Iran capable de lancer des “centaines” de missiles contre l’Europe, selon les États-Unis
http://www.bivouac-id.com/2010/06/20/liran-capable-de-lancer-des-centaines-de-missiles-contre-leurope-selon-les-etats-unis/
le 20 juin 2010

Par Melba

L’Iran est capable de lancer une attaque contre l’Europe au moyen de “dizaines ou même de centaines” de missiles, ce qui a conduit les États-Unis a revoir son système de défense antimissile, a assuré jeudi le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates.

La Maison Blanche avait décidé en septembre de troquer un projet de bouclier antimissile en Europe centré sur une menace de tirs de missiles iraniens de longue portée, pour un système protégeant plutôt les alliés de l’Otan de tirs balistiques de courte et moyenne portée.

“Un des éléments (fourni par) les renseignements qui a contribué à la décision (de changer de système de défense antimissile) a été de prendre conscience que si l’Iran devait lancer une attaque de missiles contre l’Europe, il ne s’agirait pas de seulement un ou deux missiles ou même d’une poignée”, a dit M. Gates lors d’une audition au Sénat.

“Il s’agirait plutôt d’une salve, dans laquelle on aurait potentiellement affaire à des dizaines ou même des centaines de missiles”, a-t-il assuré, ajoutant qu’il soutenait le nouveau projet “capable de protéger nos troupes, nos bases, nos installations et nos alliés en Europe”.

M. Gates et la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, ont tenté jeudi de convaincre le Sénat que le nouveau traité START de désarmement nucléaire n’affaiblirait pas les plans de défense antimissile des États-Unis.

Le nouveau traité START prévoit d’importantes réductions des arsenaux nucléaires des États-Unis et de la Russie. Mais cette dernière a dit se réserver le droit de se retirer du traité si Washington poursuit le déploiement de systèmes antimissile en Europe de l’Est d’une manière qui ne conviendrait pas à Moscou.

Sources : ANP/AFP via Radio Nedreland, Poste de Veille


lundi 21 juin 2010



Chers Habitants de la Planète terre,

Navré de vous perturber !

Je comprends qu'en ce moment, nous autres, Israéliens, vous irritons.
Il s'avère, en effet, que vous êtes vraiment contrariés, fâchés, voire indignés.
En fait, vous êtes souvent fâchés contre nous.

Aujourd'hui, c'est pour l'utilisation excessive de la force contre les dirigeants "innocents !" du Hamas.
Récemment, c'était pour "la répression brutale des Palestiniens".
Avant cela, c'était pour le Liban.
Avant encore, c'était à cause du bombardement du réacteur nucléaire de Bagdad,
de la guerre de Kippour
et de la campagne du Sinaï.
Il s'avère que la victoire des Juifs et, par conséquent, leur survie, vous fâchent énormément.

Naturellement, Chers habitants de la planète Terre,
longtemps avant l'existence de l'Etat d'Israël, nous, membres du peuple juif, vous avons irrités.

Nous avons irrité le peuple allemand qui a élu Hitler.
Nous avons irrité le peuple autrichien qui l'a applaudi à son entrée dans Vienne.
Nous avons irrité un bon nombre de nations d'Europe de l'est, dont les Polonais, Slovaques, Lithuaniens, Ukrainiens, Russes, Hongrois, Roumains.
D'ailleurs, l' i r r i t a t i o n que nous causons au monde remonte à fort loin dans l'histoire.

Nous avons irrité les Cosaques de Chmielnicki, qui ont massacré des dizaines de milliers d'entre nous, entre 1848 et 1849.
Nous avons irrité les Croisés qui, en route pour libérer la Terre Sainte, étaient tellement irrités par les Juifs, qu'ils nous ont massacrés en quantité énorme.
Nous avons irrité, durant des siècles, une Eglise catholique qui a fait de son mieux pour établir notre parenté par des inquisitions.
Nous avons irrité l'ennemi juré de l'Eglise, Martin Luther, qui, dans son appel à brûler les synagogues - avec les Juifs à l'intérieur -, a fait preuve d'un remarquable esprit chrétien œcuménique !
Et c'est parce que nous étions fâchés de vous fâcher de la sorte, Chers habitants de la planète Terre, que nous avons décidé de vous quitter, si l'on peut dire, et de créer un Etat juif.

Notre raisonnement était que, vivant en contact étroit avec vous, en tant que résidents étrangers dans les divers pays qui sont les vôtres, nous vous contrariions, vous irritions, vous dérangions. Y avait-il, dès lors, une meilleure idée que celle de vous laisser, afin de vous témoigner notre affection et de bénéficier de la vôtre ?

Et c'est ainsi que nous avons décidé de revenir chez nous, dans la patrie même dont nous avions été expulsés, 1.900 ans plus tôt, par un monde romain qu'apparemment, nous avions aussi irrité !

Hélas, Chers habitants de la planète Terre, il s'avère que vous êtes difficiles à contenter.

Après vous avoir quittés, vous et vos pogroms, vos inquisitions, vos croisades et vos holocaustes, après avoir pris congé du monde en général pour vivre seuls dans un petit Etat à nous, nous continuons à vous irriter !

Vous êtes fâchés de ce que nous réprimions les pauvres Palestiniens.
Vous êtes très en colère de ce que nous ne renoncions pas aux territoires de 1967, qui sont, à l'évidence, l'obstacle à la paix au Proche-Orient.
Moscou est contrarié.
Washington est contrarié.
Les Arabes "radicaux" sont contrariés.
Et les doux Egyptiens modérés sont contrariés.
Eh bien, Chers habitants de la planète Terre, prêtez attention à la réaction d'un Juif normal d'Israël.

En 1920, 1921 et 1929, il n'y avait pas de "territoires de 1967" pour faire obstacle à la paix entre les Juifs et les Arabes.

En fait, il n'y avait pas d'Etat juif pour irriter qui que ce soit.

Néanmoins, les mêmes Palestiniens, opprimés et réprimés, ont massacré des dizaines de Juifs à Jérusalem, Jaffa, Safed et Hébron. En 1929, rien que dans cette dernière ville, 67 juifs ont été massacrés en une journée.

Chers habitants de la planète Terre, pourquoi les Arabes de Palestine ont-ils massacré 67 Juifs en un jour, en 1929 ?

Etait-ce par colère contre l'agression israélienne de 1967 ?

Et pourquoi 510 Juifs, hommes, femmes et enfants, ont-ils été massacrés durant les émeutes arabes, entre 1936 et 1939 ?

Etait-ce en raison de l'irritation arabe pour 1967 ?

Et quand vous, Chers habitants de la planète Terre, avez proposé, en 1947, un plan onusien de partition de la Palestine - qui aurait permis la création d'un "Etat palestinien" à côté d'un Israël minuscule -, et que les Arabes ont crié "Non!" et ont déclenché la guerre et tué 6.000 Juifs, cette irritation avait-elle pour cause l'agression de 1967 ?

Et à propos, Chers habitants de la planète Terre, pourquoi n'avons-nous pas entendu votre cri de colère à ce moment-là ? !

Les 'pauvres Palestiniens' qui, aujourd'hui, tuent des Juifs avec des mortiers, des explosifs, des bombes incendiaires et des pierres, font partie du même peuple qui, quand il avait tous les territoires dont il exige maintenant qu'ils lui soient donnés pour son Etat, a essayé de jeter l'Etat juif à la mer.

Les mêmes visages grimaçants, la même haine, le même cri de "itbah-al-yahud, massacrez le Juif !", que nous voyons et entendons aujourd'hui, ont été vus et entendus alors.

Le même peuple, le même rêve : détruire Israël.

Ce qu'ils n'ont pas réussi à réaliser hier, ils en rêvent aujourd'hui...

Et nous ne devrions pas les réprimer ?

Chers habitants de la planète Terre,

vous êtes restés les bras croisés durant l'Holocauste.
Vous êtes restés les bras croisés, en 1948, quand sept Etats déclenchaient une guerre que la Ligue Arabe comparait fièrement aux massacres perpétrés par les Mongols.
Vous êtes restés les bras croisés, en 1967, lorsque Nasser, follement acclamé par des foules déchaînées, dans toutes les capitales arabes du monde, fit le serment de jeter les Juifs à la mer.
Et vous resteriez les bras croisés demain, si Israël était menacé d'annihilation.
Et puisque nous savons que les Arabes Palestiniens rêvent chaque jour de cette annihilation, nous ferons tout ce qui nous est possible pour rester vivants sur notre terre.

Si cela vous ennuie, Chers habitants de la planète Terre, eh bien, rappelez-vous combien de fois, dans le passé, vous nous avez causé des ennuis.

De toute façon,
Chers habitants de la planète Terre,
même si cela doit vous causer du tracas,
il y aura toujours un Juif en Israël
qui voudra rester vivant
et garantir la sécurité de ses enfants et petits-enfants.

Navré de vous perturber !

Auteur inconnu

dimanche 20 juin 2010

La résistance en France s'organise‏
Le rassemblement du 18 juin 2010, j’y étais. Photos

La manifestation s’est tenue près de l’arc de Triomphe, devant l’ambassade du Qatar, pays de la péninsule arabique qui applique la charia. Nous étions 800 selon la police.


A Sopo et à ses copains démagos qui nous salissent, qu’ils regardent les images. Non, qu’ils les contemplent… Voilà la preuve en image que nous ne sommes pas des “racistes” en puissance. Il y avait des gens “issus de la diversité” (dont je fais à moitié partie puisque mon père était un immigré berbère). Il y avait des blancs, des noirs, des arabes, des métisses, des asiatiques, tous les bienvenus et tous fiers de se dresser sous le drapeau tricolore. Il y avait des personnes âgées, il y avait des jeunes. Il y avait des hommes, il y avait des femmes. Il y avait des gens discrets et des excentriques. Il y avait des gens sérieux et d’autres plus déconneurs. Il y avait des chrétiens, Il y avait des polythéistes (comme moi), il y avait sûrement des athées, il y avait des musulmans laïcs comme Pascal Hilout. Aucun n’a été exclu. Tous, nous avons répondu à l’appel.

A ceux qui prétendent que nous sommes l’extrême-droite, il y avait la gauche, visible, représentée par Riposte Laïque. Certes, il y avait aussi le Bloc identitaire mais il y avait également des Conservateurs gaullistes comme moi, des gens apolitiques et même des Royalistes… En fait, des gens d’horizons divers et de milieux variés se sont rassemblés en ce 18 juin 2010, comme en 1940, pour défendre les valeurs de la République car en dépit de nos différences, nous sommes tous ses enfants et nous la protégerons comme notre propre mère.

Ainsi, c’est sous le mot “liberté” qu’ensemble, nous autres Républicains, après avoir rappelé les principes de notre Constitution, nous avons fait une chose que beaucoup de gens sont désormais incapables de faire dans ce fichu pays : chanter la Marseillaise du fond du coeur… On a aussi écouté “Douce France” de Trenet et Edith Piaf. On a discuté , on s’est pris en photo, on a rigolé et on a bien bu, bien mangé. Regardez les images. Quelle “provocation haineuse”, n’est-ce pas ? ^^

A vous de jouer, la Province. ;)

Les photos exclusives Bivouac-ID









































































































































































































































vendredi 18 juin 2010




Lettre ouverte de François Léotard à Mahmoud Ahmadinejad
le 24 mai 2010

Monsieur le Président,

Franchement, en commençant cette lettre, je n’avais pas envie de vous appeler de cette manière. Ce titre implique en effet un minimum de respect. Je le fais néanmoins parce que c’est vous qui vous exprimez au nom des Iraniens. Sur les photos, je vous vois devant des foules, des visages, des mains levées. Sans doute peut-on y deviner une forme d’enthousiasme, en tout cas d’adhésion. Nous avons, en Europe, connu ces foules. C’était un mauvais moment pour nous. Une période tragique dont nous continuons a porter la honte et I’angoisse. L’un des peuples les plus cultives du monde, un peuple qui avait élevé à un haut degré la philosophie, la musique, la poésie, la science, un peuple qui avait étonné ses voisins par son rayonnement, avait sombré dans la haine, la folie raciale, I’ignominie. Des dizaines de millions d’individus ont subi, dans leur chair, leur culture, leur dignité, cette étrange barbarie qui se voulait un ordre nouveau. Ce furent d’abord les propres ressortissants de cet Etat, des Allemands, puis peu à peu les autres, tous les autres… On appela cette folie une guerre mondiale. Mais ce fut surtout une guerre contre ce qu’il y avait d’hu­main en nous. Les livres furent brûlés, les enfants dépor­tés et assassinés, les intelligences brisées. Tout ce qui fai­sait I’honneur de I’homme fut piétiné. Et puis…
Et puis, j’en viens a vous : une partie de l’espèce humaine, le peuple juif, fut destiné à l’enfer. Oh, je vous le concède: une petite partie. Ce n’était ni les plus nombreux ni les plus riches, ni même les plus influents. C’étaient des hommes et des femmes qui avaient porté très longtemps et très loin leur foi, leurs questions sur le monde, sur Dieu, sur la nécessité de vivre ou de souffrir, sur le bonheur d’ai­mer. Généralement ils fréquentaient les livres. Ils refleurissement beaucoup. Ils ne comprenaient pas bien pour­quoi on ne les aimait pas, pourquoi on les appelait des «sous-hommes », des Untermensch, pourquoi on les considérait comme des insectes… Ils furent pourchassés dans toute I’Europe, pendus, fusilles, brulés…

Vous savez parfaitement tout cela. Mais je I’évoque devant vous pour trois raisons au moins : La première, c’est que nous (je dis « nous », c’est une façon parler) n’accepterons pas que ça recommence. Je ne suis pas juif mais les Juifs sont, comme les Perses, mes frères en humanité. La seconde, c’est qu’ils ont le droit, comme vous, comme moi, d’avoir une patrie. Que ce soit la France ou Israël ne change rien à I’affaire.
La troisième raison ne vous plaira pas. Mais tant pis : ce qu’ils apportent au monde (et probablement c’est cela que vous voulez rayer de la carte), c’est une conception de I’homme et de son destin, qui a enrichi plusieurs siècles de civilisation, et qui fait honneur au peuple juif comme I’Etat d’Israël.
Monsieur le Président, vous avez le droit d’être natio­naliste. Vous avez le droit d’être fier de I’histoire du peuple perse. Vous avez le droit d’être croyant et de prier le Dieu « clément et miséricordieux », comme il est dit au début de chaque sourate du Coran. Vous pensez avoir le droit de voiler les femmes, de torturer les oppo­sants, d’emprisonner les journalistes qui vous contredi­sent, de condamner à mort des enfants mineurs, de persécuter vos minorités. Mais vous n’avez pas le droit de porter sur Israël le regard trouble, imbécile et hai­neux qui accompagne vos discours. Car il me semble que vous haïssez dans cet Etat la libre parole, la diversité des partis, le rôle de l’opposition, I’indépendance de la justice, la recherche universitaire et sans doute aussi… le courage. C’est-à-dire tout ce que nous som­mes en droit d’admirer.
Les hommes qui ont organisé la réunion de Wannsee ou fut décidé l’anéantissement des Juifs d’Europe sont tous morts aujourd’hui. Naturellement, comme chacun d’entre nous, vous suivrez ce destin.
Je souhaite seulement que pour vous-même, pour le peuple perse, pour les jeunes enfants d’Iran ou d’Israël qui vous survivront, il ne vienne a personne l’envie d’al­ler cracher sur votre tombe.

François Léotard.