Merci à tous ceux et celles qui contribuent à l'enrichissement de mes blogs et qui m'adressent des diaporamas, photos, histoires, jeux, chroniques... : Stella Israël, Charles Levy, Jean-Claude Dos Reis, Soly Barchechath, Nina Melloul, Raquel Dahan-Dayan, Gaby et Jacqueline Cabessa, Madeleine Dahan-Bohbot, Sylvie Sabbah, Soly Azran, Claire Erbibo, Claudine Amzallag-Suissa, Simone Barak, Francine Kaufman, Dora Marrache, Jean-Marie Gélinas, Jacky Azoulay, Julia Coriat, Ondine Roustan, Charles Zagury, Daniel Laprès...

Sauf erreur, les chansons, diaporamas, photos, histoires, jeux... adressés par d'anciens safiots et publiés ici sont libres de droit : si toutefois je me suis trompé, c'est de bonne foi et en tout état de cause sans but lucratif. Merci aux ayant droit de se manifester par courriel, je supprimerai ce qui doit l'être ou mentionnerai l'accord de publication.

Veuillez:
* consulter, sur la colonne de droite, le sommaire
* cliquer sur l'article de votre choix.

Nous vous souhaitons une agréable visite!!!

N.B. Nous vous suggérons de consulter, de temps à autre, notre livre d'or: http://www.swisstools.net/guestbook.asp?numero=86997
et vous invitons à y placer vos commentaires et suggestions. Merci!


Un super video juke-box

Grands ou petits , jeunes ou vieux , hommes ou femmes archivez ce document c’est un vrai régal.....
Vous pouvez réécouter + d’un siècle de chansons , une archive à conserver sans " modération’

Un super video juke-box, à conserver dans ses favoris !!!
C’est une vraie mine d’or,
Entrez le nom de l’artiste que vous souhaitez écouter, dans la petite fenêtre prévue à cet effet.
Je n’ai pas réussi à prendre en défaut ce site et pourtant j’ai tapé des noms de chanteurs qui ont eu leurs heures de gloire avant 1940! (par exemple : Berthe Silva, Reda Caire, Jean Lumière, Rina Ketty, Mistinguet....),
On trouve également d’anciennes vidéos.
C’est tout simplement ahurissant!

http://uwall.tv/

vendredi 18 juin 2010


José-Maria Aznar
Une voix lucide dans le désert

[Jeudi 17/06/2010 14:05]

Dans le torrent d’incompréhension, d’hypocrisie et de haine qui frappe Israël, il convient de souligner la prise de position courageuse et lucide exprimée par l’ancien Premier ministre espagnol José-Maria Aznar dans le journal londonien « Times » de jeudi. Le titre de l’article est déjà en soi éloquent, et reprend ce qu’avertissent en vain depuis longtemps certains dirigeants israéliens à l’encontre de l’Occident : « Si Israël tombe, nous tomberons tous ! »

Cet appel émane d’un homme politique qui a payé de sa carrière politique la veule soumission de son pays au terrorisme : lors des élections qui suivaient de quelques jours les terribles attentats de Madrid, en mars 2004, le gouvernement Aznar tombait contre toute attente, donnant ainsi une victoire politique à Al-Qaïda, qui affirmait fièrement « que le peuple espagnol avait puni son gouvernement pour son soutien à l’Amérique ». Le nouveau Premier ministre, Luis-José Zapatero, annonçait immédiatement son intention de retirer les troupes espagnoles d’Irak.

Dans cet article retentissant, José-Maria Aznar appelle l’Europe « à refuser les appels à la destruction d’Israël, car le lien qui lie l’Etat juif à l’Occident est indispensable tout comme la collaboration entre Juifs et Chrétiens ». L’ancien Premier ministre n’utilise pas la langue de bois : « La colère contre Israël à propos de Gaza est une immense erreur. Nous ne devons pas oublier qu’Israël est le meilleur allié de l’Occident dans cette région si tendue (…) Dans un monde idéal, l’arraisonnement du ‘Marmara’ ne se serait pas soldé par la mort de neuf personnes, dans un monde idéal, les soldats auraient été accueillis autrement, et dans un monde idéal, aucun pays – comme l’a fait la Turquie – n’aurait organisé et soutenu une expédition dans le but de mettre un pays ‘ami’ dans une situation impossible, sommé de choisir entre renoncer à sa sécurité et une confrontation avec le monde entier ».

Aznar accuse sévèrement les réactions des pays européens dans l’affaire de la flottille : « La colère aveugle exprimée par les pays européens leur a fait perdre toute notion de raison et de logique, qui aurait dû les faire aboutir à la conclusion suivante : Israël est un Etat légitimé par l’ONU, et dont l’existence ne peut être objet de discussion. C’est un pays aux racines démocratiques profondes, un pays dynamique, avec une société ouverte qui se distingue sur le plan culturel, scientifique et technologique. C’est un pays aux valeurs occidentales mais qui se situe dans un environnement particulier, confronté à la guerre, aux attentats terroristes aveugles, et aujourd’hui, à la montée de l’islam radical et ses alliés qui œuvrent pour délégitimer son existence. Durant 62 ans, ce pays n’a pas connu une minute de tranquillité ».

Aznar avertit les Européens « que l’Islam radical et l’hégémonie iranienne ne constituent pas seulement une menace pour Israël mais pour le monde libre tout entier », et les accuse « de réagir à ces phénomènes de manière complètement erronée ». « Il est très facile d’accuser Israël de tous les problèmes du Proche-Orient », poursuit-il, « et j’affirme que certains en Europe vont même jusqu’à penser qu’il faudrait sacrifier Israël pour arriver à une entente avec le monde musulman, ce qui est une pensée stupide et à courte vue. Israël est notre première ligne de front dans un Proche-orient menacé de chaos. Et si Israël tombait, nous tomberions alors tous. L’Europe me semble avoir oublié les raisons morales et stratégiques qui fondent le droit d’Israël à exister, et malheureusement, j’ai l’impression que les Etats-Unis (sous Obama) commencent à aller dans la même direction ».

Et de conclure de manière magistrale : « Abandonner Israël à son sort aujourd’hui serait la plus belle preuve de la profondeur de notre vide, et nous devons à tout prix empêcher que cela arrive. Nous devrions nous inquièter de notre attitude agressive envers Israël car elle reflète la perte de nos valeurs occidentales. La force d’Israël est la nôtre, sa faiblesse sera la nôtre. »

L’ancien Premier ministre espagnol explique à la fin de son article que ce sont toutes les raisons évoquées qui l’ont poussé à lancer l’initiative du mouvement « Les amis d’Israël », duquel feront partie notamment David Trimble, Prix Nobel de la Paix et ancien Premier ministre d’Irlande du Nord, John Bolton, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Alejandro Toledo, ancien président du Pérou, Marcello Pera, ancien Président du Sénat italien, Piama Nirenstein, politicienne et écrivain italienne, l’homme d’affaires Robert Agostinelli et le penseur catholique américain George Weigel.

« Le but de ce mouvement n’est pas de juger ou de soutenir la politique suivie par Jérusalem, mais de soutenir de toutes nos forces le droit d’Israël à exister et à se défendre, et de nous opposer aux Etats et aux organisations internationales qui sapent sa légitimité. Si la partie juive de notre héritage disparaît, nous, chrétiens sommes perdus. Que nous le voulions ou non, nos destins sont liés ».

IL FAUT SOUTENIR ISRAEL
CAR S'IL TOMBE, NOUS TOUS, NOUS TOMBERONS
Par José Maria Aznar, ex 1er ministre d'Espagne
The Times –Londres 17/06/10
Traduction Albert Soued http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

La colère à propos de Gaza est une diversion. Nous ne pouvons pas oublier qu'Israël est le meilleur allié de l'Occident dans une région turbulente.

Cela fait trop longtemps maintenant qu'il n'est plus "à la mode" de défendre Israël. A la suite du récent incident de la flottille remplie d'activistes anti-israéliens en Méditerranée, il est difficile de trouver une cause aussi impopulaire à défendre.

Dans un monde idéal, l'assaut des commandos israéliens sur le Mavi Marmara ne se serait pas terminé par 9 morts et des douzaines de blessés. Dans un monde idéal, les soldats auraient été accueillis paisiblement à bord. Dans un monde idéal, aucun état, notamment un allié récent d'Israël comme la Turquie, n'aurait promu et organisé une flottille dont le seul but était de créer une situation impossible pour Israël, c'est-à-dire choisir entre l'abandon de sa politique de sécurité et le blocus naval, ou risquer la colère du monde.

Dans nos relations avec Israël, il faut dissiper les brumes rousses de la colère qui trop souvent brouillent notre jugement. Une approche équilibrée et raisonnable devrait inclure les réalités suivantes.

D'abord l'état d'Israël a été créé par une décision de l'Onu. Par conséquent, sa légitimité ne peut pas être mise en question. Israël est une nation qui a des institutions profondément ancrées dans la démocratie. C'est une société ouverte et dynamique qui ne cesse d'exceller dans la culture, la science et la technologie.

Ensuite, grâce à ses racines, son histoire et ses valeurs, Israël est une nation occidentale à part entière. En effet, c'est une nation occidentale normale, mais qui est confrontée à des situations anormales.

Unique en Occident, c'est la seule démocratie dont l'existence est menacée depuis sa création. Elle a d'abord été attaquée par ses voisins, avec des armes conventionnelles. Puis elle a fait face au terrorisme culminant, vague après vague, dans des attentats-suicide. Aujourd'hui sous l'instigation d'islamistes radicaux et de leurs sympathisants, elle affronte une campagne de dénigrement à travers la loi internationale et la diplomatie.

62 ans après sa création, Israël se bat encore pour sa survie. Puni par des missiles qui pleuvent du nord comme du sud, menacée de destruction par un Iran qui cherche à acquérir des bombes nucléaires et pressé par les amis comme les ennemis, il semble qu'Israël n'ait aucun moment de répit.

Pendant des années, l'Occident a concentré son attention sur le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, et on peut le comprendre. Mais si Israël est en danger aujourd'hui et si toute la région est en train de glisser vers un avenir très préoccupant, ce n'est pas du tout parce que les parties ne s'entendent pas sur les moyens de résoudre le conflit. Les paramètres de tout accord de paix futur sont clairs, même si pour chaque partie, le processus final à atteindre est difficile et douloureux.

Les menaces réelles à la stabilité régionale se trouvent, cependant, dans la montée d'un islamisme radical qui voit la destruction d'Israël comme l'accomplissement d'un destin religieux et, simultanément, dans le cas de l'Iran, comme une expression de ses ambitions pour une hégémonie régionale. Les 2 phénomènes sont des menaces qui affectent non seulement Israël, mais aussi tout l'Occident et le monde entier.

Le cœur du problème se trouve dans la manière ambiguë et souvent erronée avec laquelle de nombreux pays occidentaux réagissent à la situation. Il est facile de blâmer Israël pour tous les maux du Moyen Orient. Certains agissent et parlent comme si on pouvait parvenir à une nouvelle entente avec le monde musulman, à condition de sacrifier l'état d'Israël sur l'autel de cette entente. Ce serait une folie.

Israël est notre première ligne de défense dans une région turbulente qui risque à tout moment de sombrer dans le chaos, une région vitale pour notre sécurité énergétique, du fait de notre surdépendance du pétrole du Moyen Orient, une région qui constitue une frontière dans le combat contre l'extrémisme. Si Israël sombre, nous tous nous sombrerons.

Pour défendre le droit d'Israël à exister en paix et dans des frontières sûres, il faut un degré de clarté morale et stratégique qui trop souvent semble avoir disparu en Europe. Les États-Unis montrent des signes inquiétants car ils empruntent la même voie.

L'Occident traverse une période de confusion quant à l'avenir du monde. Dans une large mesure, cette confusion vient d'une sorte de doute de soi masochiste qui concerne notre propre identité, du fait du politiquement correct et du multiculturalisme qui nous forcent à nous mettre à genoux devant les autres, et d'une laïcité qui, ironie du sort, nous aveugle, même lorsque nous sommes confrontés à des djihadistes qui font la promotion d'une foi fanatique. Abandonner Israël à son sort, en ce moment critique, ne servirait qu'à illustrer combien nous avons sombré et combien notre déclin semble désormais inexorable.

On ne peut pas laisser faire. Motivé par le besoin de reconstruire nos propres valeurs occidentales, exprimant une profonde inquiétude au sujet de la vague d'agression contre Israël, et conscient que la force d'Israël est notre force et que la faiblesse d'Israël est notre faiblesse, j'ai décidé de promouvoir une nouvelle initiative d'"Amis d'Israël" avec l'aide de quelques personnalités, dont David Trimble [ex-Premier ministre d'Irlande du Nord], Andrew Roberts [historien anglais], John Bolton [ex-ambassadeur américain aux Nations unies], Alejandro Toledo (ancien président du Pérou), Marcello Pera (philosophe et ancien président du Sénat italien), Fiamma Nirenstein (auteure et politicienne italienne), le financier Robert Agostinelli et l'intellectuel catholique George Weigel.

Nous n'avons pas l'intention de défendre une politique spécifique ou un gouvernement israélien particulier. Les auteurs de cette initiative sont certains d'être parfois en désaccord avec certaines des décisions prises par Jérusalem. Nous sommes des démocrates et nous croyons en la diversité.

Ce qui nous lie, toutefois, est notre soutien indéfectible à Israël et à son droit à exister et à se défendre. Que des pays occidentaux se rangent du côté de ceux qui remettent en question la légitimité d'Israël, jouent avec des questions de sécurité vitales pour Israël au sein des instances internationales, ou apaisent ceux qui s'opposent aux valeurs occidentales plutôt que de s'élever vigoureusement pour la défense de ces valeurs, n'est pas seulement une grave erreur morale, mais une erreur stratégique de premier ordre.

Israël est une partie essentielle de l'Occident. L'Occident est ce qu'il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l'élément juif de ces racines est déterré et Israël perdu, alors nous sommes perdus aussi. Que cela nous plaise ou non, nos destins sont inextricablement liés.

Bravo et merci M. Aznar !

Aucun commentaire: