Merci à tous ceux et celles qui contribuent à l'enrichissement de mes blogs et qui m'adressent des diaporamas, photos, histoires, jeux, chroniques... : Stella Israël, Charles Levy, Jean-Claude Dos Reis, Soly Barchechath, Nina Melloul, Raquel Dahan-Dayan, Gaby et Jacqueline Cabessa, Madeleine Dahan-Bohbot, Sylvie Sabbah, Soly Azran, Claire Erbibo, Claudine Amzallag-Suissa, Simone Barak, Francine Kaufman, Dora Marrache, Jean-Marie Gélinas, Jacky Azoulay, Julia Coriat, Ondine Roustan, Charles Zagury, Daniel Laprès...

Sauf erreur, les chansons, diaporamas, photos, histoires, jeux... adressés par d'anciens safiots et publiés ici sont libres de droit : si toutefois je me suis trompé, c'est de bonne foi et en tout état de cause sans but lucratif. Merci aux ayant droit de se manifester par courriel, je supprimerai ce qui doit l'être ou mentionnerai l'accord de publication.

Veuillez:
* consulter, sur la colonne de droite, le sommaire
* cliquer sur l'article de votre choix.

Nous vous souhaitons une agréable visite!!!

N.B. Nous vous suggérons de consulter, de temps à autre, notre livre d'or: http://www.swisstools.net/guestbook.asp?numero=86997
et vous invitons à y placer vos commentaires et suggestions. Merci!


Un super video juke-box

Grands ou petits , jeunes ou vieux , hommes ou femmes archivez ce document c’est un vrai régal.....
Vous pouvez réécouter + d’un siècle de chansons , une archive à conserver sans " modération’

Un super video juke-box, à conserver dans ses favoris !!!
C’est une vraie mine d’or,
Entrez le nom de l’artiste que vous souhaitez écouter, dans la petite fenêtre prévue à cet effet.
Je n’ai pas réussi à prendre en défaut ce site et pourtant j’ai tapé des noms de chanteurs qui ont eu leurs heures de gloire avant 1940! (par exemple : Berthe Silva, Reda Caire, Jean Lumière, Rina Ketty, Mistinguet....),
On trouve également d’anciennes vidéos.
C’est tout simplement ahurissant!

http://uwall.tv/

dimanche 30 janvier 2011

PHOTOS / MAGASIN LE MARCHEUR

Magasin LE MARCHEUR

Chers amis,
Hier, je suis allé soutenir Mr Archambault, propriétaire du magasin LE MARCHEUR (4062, St-Denis à Montréal). Ce commerçant se fait harceler par le PAJU depuis plus de trois mois. Tout ça parce qu'il a le culot de vendre des chaussures  «made in Israël».
Mr Archambault refuse de céder au chantage. Il vend ces chaussures, d'excellente qualité, depuis plus de quinze ans.
Apolitique, ce commerçant refuse qu'une poignée d'idéologues extrémistes décident ce qu'il doit vendre...

SURPRISE : ni le PAJU, ni l'extrême droite n'étaient présents. ????
Faut-il croire que la présence soutenue de nos coreligionnaires -sépharades et ashkenazes- ainsi que de nos amis quebécois dont Mr Jean-Marie Gélinas -président de «Amitiés Québec-Israël»  commence à porter fruits?
Cependant, il serait bon que nous restions vigilants et que nous soyions présents -samedi prochain à 12h- devant le magasin LE MARCHEUR. En effet, Le PAJU dont l'antisionisme a une dimension «obsessionnelle» risque de récidiver...

Je terminerai par une phrase de Albert Einstein :
«La vie est très dangereuse, écrivait-il, non à cause des gens qui font du mal, mais à cause de celles qui s'asseyent pour regarder ce qui se passe».

Nous, sépharades et ashkenazes, refusons d'être de celles-là, nous ne pouvons nous asseoir et rester les bras croisés...
Albert HAZIZA

N.B. Si vous désirez adresser -à Mr Archabault, des commentaires et/ou des encouragements, veuillez le faire via mon adresse de courriel : ortalbert@hotmail.com
Tous vos messages lui seront transmis. Merci de votre soutien.

Photographies: Albert HAZIZA











De gauche à droite: M. David Ouelette (Québec-Israël), Mr Archambault

À droite: Mr Jean-Marie Gélinas, président de «Amitiés Québec-Israël», récipiendaire du prix Jérusalem 2010.


jeudi 27 janvier 2011

H

Humour :

ATTENTION !!!



Un homme marche dans la rue lorsqu'il entend un cri derrière lui :


"STOP! ARRÊTEZ SINON VOUS ALLEZ PRENDRE UNE BRIQUE SUR LA TÊTE "
Le gars s'arrête et au même moment, une brique qui s'était détachée d'un immeuble lui passe devant le nez. Le gars se retourne. Il n'y a personne...
Un peu plus tard, alors qu'il veut traverser la rue, il entend encore :
"STOP ! ARRÊTEZ SINON VOUS ALLEZ VOUS FAIRE RENVERSER"
Le gars s'arrête, laisse passer une voiture et comme il ne voit personne derrière lui, il demande tout haut:
- Mais qui êtes-vous?
La voix répond:
- Je suis votre ange gardien
Et le gars répond :
- Ah ouais ! Et ALORS où étais-tu quand je me suis marié ?

LA PRIÈRE DU MARI QUI TRAVAILLE.

"Mon D-ieu, je vais travailler tous les jours pendant 8 heures et je ne compte pas les 3 heures que je passe en plus dans le bus.

Tout ça pendant que ma femme reste à la maison !
Je voudrais qu'elle sache à travers quoi je passe.
Pourriez-vous échanger nos corps afin qu'elle se rende compte de mon calvaire? "
Le Bon Dieu, dans son infinie bonté, exauça son souhait.
Le lendemain matin l'homme se réveilla changé en femme.
Alors, elle...
Fit cuire le déjeuner pour la famille
Réveilla les enfants
Prépara leurs vêtements pour l'école
Les fit manger
Emplit leurs boîtes à goûter

Les conduisit à l'école
Reprit le linge du pressing en revenant à la maison
S'arrêta à la banque
Passa au supermarché pour quelques courses
Revint à la maison pour déballer et ranger les courses
Prit le courrier dans la boite aux lettres et paya les factures
Nettoya la litière du chat et lava le chien
Mangea seule en 10 minutes
Se dépêcha de faire les lits
Fit la lessive
Passa l'aspirateur, épousseta, balaya et lava le sol
Courut à l'école ramener les enfants et dut subir leurs cris dans la voiture en revenant
Leur donna quelque chose à boire et à grignoter
Leur fit faire leurs devoirs
Sortit la planche à repasser et regarda la TV en repassant
Commença à éplucher les patates et laver les légumes pour la salade
Prépara la viande et une tarte aux pommes pour le dessert
Servit le repas du soir , puis, elle nettoya la table et la cuisine
Emplit le lave-vaisselle
Ramassa le linge des uns et des autres qui traînait un peu n'importe où et l'enfourna dans le lave-linge
Donna le bain des enfants et les mit au lit et....
À 21 h 00, elle était exténuée même si ses corvées de la journée n'étaient pas terminées ; elle alla donc au lit où on attendait d'elle qu'elle veuille bien faire l'amour.... Ce qu'elle fit sans se plaindre.
Le lendemain matin elle se leva et se mit à genoux près du lit et pria:
" Mon Dieu, je ne sais pas ce à quoi je pensais. J'ai eu tort d'envier ma femme qui restait à la maison. S'il vous plaît, faites que nous puissions chacun reprendre nos corps d'origine ".
Le Bon D-ieu dans son infinie bonté lui répondit :
"Mon fils, je crois que tu as appris ta leçon et je serai heureux de ramener les choses telles qu'elles étaient mais, il va falloir que tu attendes 9 mois :
Tu es tombée enceinte hier soir

C'est la que la dispute a commencé....



Ma femme s'est assise sur le sofa près de moi pendant que je zappais avec la télécommande...
 Elle m'a demandé : Qu'est-ce qu'il y a sur la télé ?
 J'ai répondu :
 De la poussière.
 C'est là que la dispute a commencé…
 ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Ma femme hésitait au sujet de ce qu'elle voulait pour notre prochain anniversaire…
 Elle dit : Je veux quelque chose qui a du punch et qui passe de 0 à 130 en l'espace de 3 secondes.
 Je lui ai acheté une balance.
 C'est là que la dispute a commencé ...
 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------
 La tondeuse à gazon est tombée en panne, ma femme n'arrêtait pas de me demander de la réparer…
 Mais, j'avais toujours autre chose à faire : ma voiture, la pêche, les copains...
 Un jour, pour me culpabiliser, je l'ai trouvée assise sur la pelouse occupée à couper l'herbe avec des petits ciseaux de couture.
 J'ai alors pris une brosse à dents et je lui ai dit : Quand tu auras fini de couper la pelouse, tu pourras balayer l'entrée?
 C'est là que la dispute a commencé ...
 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Ma femme se regardait dans un miroir.
 Elle n'était pas très contente de ce qu'elle voyait.
 Elle me dit « Je me sens horrible ; j'ai l'air vieille, grosse et laide. J'ai vraiment besoin que tu me fasses un compliment sur ma personne! »
 Je lui ai répondu : « Ta vision est excellente ! »
 C'est là que la dispute a commencé ...
 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 J'ai amené ma femme au restaurant.
 Je commande un steak saignant.
 Le serveur me dit : « Vous n'avez pas peur de la vache folle ? » «Non, elle est capable de commander elle-même !»
 C'est là que la dispute a commencé...
 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Ma femme et moi étions à une réunion d'anciens de son école.
 Il y avait un homme complètement saoul, buvant verre après verre.
 Je demande à ma femme « Tu le connais? »
 « Oui », dit-elle en soupirant, « Nous sommes sortis ensemble. Il a commencé à boire quand nous nous sommes séparés. Il n'a jamais cessé depuis »
 Je lui répondis « Qui aurait pu penser que l'on pouvait fêter ça si longtemps ?! »
 C'est là que la dispute a commencé ...
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 Au supermarché, j'ai demandé à ma femme si nous pouvions prendre une caisse de bière à 25 euros…
 Elle me dit non, et, sans me demander mon avis, elle se prit un pot de crème revitalisante pour la peau à 15 euros…
 Je lui fis remarquer que la caisse de bière m'aiderait plus à la trouver belle que son pot de crème...
 C'est là que la dispute a commencé ...


 Eh oui pour un rien, elles se fâchent....
 Allez les comprendre !!!








VT

C 'est un ventriloque hors paire...régalez vous. C' était le Téléthon présenté par Jerry Lewis en personne...





http://www.youtube.com/watch?v=qNJ02rxaNrs

Sh

27 janvier : journée internationale de la Shoah



Le 27 Janvier est l’anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz et la Journée européenne de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité


En 2002, les ministres européens de l’éducation ont adopté à l’initiative du Conseil de l’Europe la déclaration instituant la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires des Etats membres. La France et l’Allemagne ont retenu la date du 27 janvier, date de la libération du camp d’Auschwitz, pour instituer cette journée du souvenir.


A l’occasion du 65ème anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz et de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, le Mémorial de la Shoah a pris l’initiative d’organiser et coordonne sur tout le territoire francais, des manifestations à vocation pédagogiques et commémoratives, en partenariat avec six institutions en charge de lieux de mémoire liés à la persécution, l’internement, la déportationet l’extermination des Juifs de France.


Dr Zvi Tenney

Voici par ailleurs le fameux Album d'Auchwitz, tellement attristant, et révoltant.


http://www1.yadvashem.org/heb_site/heb_exhibitions/auschwitz_album/multimedia/index.html

mercredi 26 janvier 2011

Chronique audio, de dora Marrache
La Gauche, un danger pour la survie d’Israël



1ère de 2 chroniques


http://radio-shalom.ca/mp3/doramarrache/Dora%20Marrache%20-%20Gauche%20danger%20Israel%201.mp3

lundi 24 janvier 2011

BDS

Interview d'un membre de BDS boycotteur des produits israéliens

...Et pour vous changer les idées, voici une petite vidéo à partager entre amis:



http://www.youtube.com/watch?v=Q-10AZIQZ8U&feature=player_embedded


jeudi 20 janvier 2011

KJ

les juifs revendiquent leurs terres tout comme les Kabyles

http://www.youtube.com/watch?v=sByetvpSceQ&feature=player_embedded


LA PAIX
Que chacun de vous prie en disant

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres que je mette la lumière.
Là où est la tristesse que je mette la joie.
Une Kabyle qui a foi en l'humanité

jeudi 13 janvier 2011

G.G.

Metula News



Agency ©


Le tueur de Tucson n’était pas Républicain.
Par Guy Millière © Metula News Agency


On en sait désormais beaucoup sur l’homme qui a tiré sur la représentante Démocrate Gabrielle Giffords, et tué plusieurs personnes présentes autour d’elle, dont un juge et une petite fille de neuf ans, née le 11 septembre 2001.


On sait à peu près tout de ses lectures, qui allaient du Manifeste du Parti Communiste de Marx et Engels à Mein Kampf d’Adolf Hitler, en passant par Vol au dessus d’un nid de coucou de Ken Kesey.

On sait qu’il avait voulu s’engager dans l’armée, mais qu’il avait été refusé parce que des traces de produits stupéfiants avaient été trouvées dans ses analyses médicales.


On sait qu’il avait été exclu de l’université où il s’était inscrit, parce qu’il y avait tenu des propos obscènes et projeté en public une vidéo pornographique et sanglante.


On sait qu’on lui avait vivement conseillé de consulter un psychiatre et de se faire soigner, ce qu’il n’a pas fait.


On sait qu’il a mis sur Youtube des vidéos incohérentes, dévoilant un dérangement mental sérieux : la plupart sont des textes délirants en banc-titre, l’une d’elles le montre en train de s’en prendre au drapeau américain.


On sait, par divers témoignages, qu’outre le dérangement mental qui le frappait, et que le recours aux drogues ne devait pas arranger, il se définissait comme très à gauche, avec de nettes propensions à l’antisémitisme, ce qui n’est pas du tout incompatible.

Il faut savoir que la représentante Démocrate Gabrielle Giffords est une Israélite pratiquante, membre de la congrégation des Khaverim (amis), à Tucson
Gabrielle Giffords


D’abord annoncée morte, elle est au bénéfice d’un pronostic médical favorable


Ce qu’on ne sait pas encore, c’est comment Jared Lee Loughner, l’individu suspecté du meurtre de six personnes et d’en avoir blessées quatorze autres, s’est procuré l’arme qu’il a utilisée. Mais on le saura bientôt.


Ce qui a été remarquablement répugnant, fut la façon dont toute une frange de la gauche et de l’extrême-gauche américaines ont, dès l’annonce du drame, commencé à accuser les Tea Parties, sans la moindre preuve.


C’est aussi la façon dont les mêmes intervenants ont commencé à montrer du doigt Sarah Palin, en jurant leurs grands dieux qu’il y avait sans aucun doute une connexion, alors qu’il n’y en avait aucune.


C’est, en outre, la façon dont lesdits, toujours, ont incriminé la chaîne de télévision conservatrice Fox news, et son principal commentateur politique, Glenn Beck, alors que tout porte à penser que le tueur ne regardait pas Fox news, et moins encore Glenn Beck.


Ces gens n’ont ni décence ni pudeur. Ils ne montrent pas le moindre respect pour les morts ni pour la vérité. Sont-ils à ce point frustrés par le fait d’avoir perdu les élections de novembre dernier ? Craignent-ils tant que cette défaite en annonce une autre en 2012 ?


S’imaginent-ils que, faute de convaincre les électeurs américains par des arguments rationnels, ils les persuaderont de se rallier à eux en diffamant, en mentant, en écumant de rage de manière incohérente ?


Se doutaient-ils que le tueur se prétendait plutôt de leur bord politique, et tentaient-ils de faire écran à des découvertes qui pourraient les embarrasser ?


La gauche américaine, en tout cas, ne sortira pas grandie de ce tragique épisode. Les journalistes appartenant à cette gauche devraient perdre davantage de leur crédibilité, déjà bien altérée, depuis qu’ils ont, à l’automne 2008, renoncé à faire leur métier pour devenir le fan club officiel de Barack Obama.


Dans la presse française, toutes les nuances de la détestation de l’Amérique, et tout particulièrement de l’Amérique conservatrice, se sont évidemment exprimées.


On a incriminé le droit de porter des armes aux Etats-Unis, et l’"extrême violence" qui imprègne la société américaine. Je n’ai pas le souvenir qu’après une tuerie s’étant déroulée voici quelques mois en Allemagne, on ait évoqué l’"extrême violence" de la société allemande ; ou qu’après une tuerie en Finlande, on ait évoqué l’"extrême violence" de la société finlandaise.


Je n’avais pas vu non plus quiconque recourir aux statistiques : s’il y a effectivement, en moyenne, environ quatre fois plus d’homicides par armes à feu aux Etats-Unis qu’en France, nul ne dira qu’en Pologne, qui se situe également en Europe, les chiffres sont proportionnellement trois fois supérieurs à ce qu’ils sont aux Etats-Unis.


On a évoqué la "véhémence" des campagnes contre Obama. Le fait qu’il vienne effectivement de l’extrême-gauche, qu’il ait un passé musulman et qu’il ait menacé la Constitution des Etats-Unis, peut effectivement inciter ses contempteurs à exprimer les sérieux motifs de leur opposition au pensionnaire de la Maison Blanche.


Ceux qui évoquent la tonitruance des anti-Obama auraient également pu se souvenir du temps de George W. Bush, où eux-mêmes affirmaient qu’un fasciste et un taré se trouvait à la Maison Blanche ; mais, cela va de soi, dire qu’un fasciste et un taré demeure à la Maison Blanche n’avait rien de véhément dès lors qu’il s’agissait de George W. Bush. C’était normal et légitime, et presque "nécessaire".


On a parlé d’une "extrême-droite" qui fait peur et qui est en train de "monter en puissance" aux Etats-Unis. Si lire la Constitution américaine, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et quelques autres, c’est être d’extrême-droite, quel espace politique reste-t-il pour situer le nazisme ou le fascisme, le vrai ?


Si défendre la liberté de choisir, de parler et d’entreprendre, implique qu’on se situe à l’extrême-droite, où doit-on placer exactement sur l’échiquier politique ceux qui rêvent de dictature militaire et de censure ?


Je n’ai pu, devant tout cela, m’empêcher de penser à une autre tuerie, survenue il y a un peu plus d’un an, sur la base militaire de Fort Hood, au Texas. Le tueur, en cette occurrence, était un psychiatre, membre de l’armée américaine. C’était aussi et surtout un islamiste djihadiste qui, au moment de tirer, avait hurlé Allahou Akbar ! ("Dieu est le plus grand", formule consacrée dans l’islam, où elle est appelée takbîr. Ndlr.).


A l’époque, la gauche américaine avait appelé à la retenue et averti, sans cesse, qu’il ne fallait pas tirer de conclusions hâtives. Les journalistes de la gauche américains avaient employé le même ton. On avait très peu parlé de l’appartenance du tueur à l’islamisme djihadiste. On a même évoqué plusieurs fois l’hypothèse qu’il souffrait d’une forme de dépression nerveuse.


La presse française à l’époque avait, elle aussi, fait preuve d’une prodigieuse discrétion.


C’est vrai : dans le cas de Fort Hood, il aurait été objectivement difficile de s’en prendre à un courant anti-Obama et à une supposée "extrême-droite". Et critiquer un islamiste djihadiste ? Vous n’y pensez pas ? Ce serait - comment disent-ils déjà ? -, de l’islamophobie !


J’en suis venu à me dire que si le tueur de Tucson s’était converti à l’islam avant de commettre son odieux forfait, s’il avait montré des attirances pour l’islam radical, on aurait bien moins parlé de son crime.


Mais j’oubliais, alors que c’est une évidence absolue : le principal danger sur la planète, aujourd’hui, n’est pas l’islam radical ou le djihad, non, qu’allez-vous chercher ? C’est le conservatisme américain ! Et il est tellement dangereux que, lorsqu’un malade mental s’affirmant gauchiste antisémite tue des gens, il est de bon ton d’affirmer que c’est la faute au conservatisme américain.


Metula News


Agency ©



Lancement du livre : BLEU AZREQ




Les Éditions Sémaphore

et

La Maison de la Culture Sépharade

ont le plaisir de vous inviter

au lancement du roman


Bleu Azreq de Magali Sauves


À la Maison de la Culture Sépharade

5900A, boul. Décarie
Monteéal H3X 2J7


Le mardi 1er février 2011 de 18h à 20h


Un vin d'honneur sera servi

Sarah Ouzari, une jeune juive tunisienne de 15 ans, affronte, entre 1943 et 1945, la mort de sa mère, la Deuxième Guerre mondiale et la montée d’un nationalisme s’opposant à l’hégémonie française.
Pauvre, rebelle et douée pour les langues, elle travaillera pour les Forces alliées qui ont libéré Tunis du joug de l’Occupation allemande. Elle découvrira l’amitié et la solidarité, à l’heure où la collaboration et la dénonciation sont monnaie courante, et vivra une histoire d’amour quasi outrancière au sein d’une époque dévorée par la haine et minée par la tradition.

Déchirée entre naïveté et clairvoyance, Sarah dresse le portrait coloré d’une communauté sépharade sévèrement lézardée sur ses bases sociales et dépeint une société en mutation où le dialogue interculturel et les convergences spirituelles illuminent une des périodes les plus sombres de l’histoire de l’humanité.

Bleu azreq s’appuie sur des faits réels et vécus et raconte une histoire tissée de brins de douleur, d’audace, de tolérance et d’ouverture, telle une chronique où la femme sépharade revendique sa place dans la société.

Magali Sauves est née à Pantin, dans la région pari sienne, d’une mère juive tunisienne et d’un père aristocrate français catholique. Elle est passionnée par les langues mortes et les civilisations. À Montréal depuis sept ans, elle enseigne le français tout en poursuivant une maîtrise en éducation à l’UQÀM.


Bleu azreq, son premier roman, retrace une partie de ses racines.

dimanche 9 janvier 2011

DM

Chronique de Dora Marrache :

Chronique audio:

http://radio-shalom.ca/mp3/doramarrache/Dora%20Marrache%20-%20LettreOuverteRadioCanada.mp3


Lettre ouverte à Madame Miville-Dechêne, Ombudsman,



Radio-Canada

Dora Marrache


CC : Madame Martine Lanctôt, Madame Ginette Viens, CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes)


Objet : Le nombre croissant de plaintes à l’endroit de Radio-Canada concernant les Juifs et le conflit israélo-palestinien


Madame ;
Sans les courriels que je reçois, j’ignorerais tout des émissions de Radio-Canada. Comme je crois vous l’avoir déjà dit, pour ma part, il y a bien longtemps que je ne regarde plus les émissions de notre société d’état pour m’éviter d’être envahie par un sentiment de frustration, doublé d’un sentiment d’impuissance face au traitement de l’information concernant le conflit israélo-palestinien. Et s’il m’arrive de regarder la chaîne ou d’écouter la radio, c’est uniquement pour observer et analyser ce qu’on y présente. Je tiens d’ailleurs à rendre hommage à Richard Martineau, un des rares journalistes à avoir osé souligner l’acharnement des medias contre Israël.


Quand la critique est constructive, quand elle peut déboucher sur une amélioration, aussi minime soit-elle, elle a sa raison d’être. En revanche, quand nos plaintes restent lettre morte, l’indifférence me paraît être la meilleure solution.


À dire vrai, je suis même étonnée que vous ayez encore des auditeurs juifs. Mais, alors que j’étais sur le point de les inviter à boycotter votre chaîne, un profond changement s’est soudain opéré en moi - Il n’ y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’est-ce pas ? - et j’adopte une position aux antipodes de celle qui fut mienne: je voudrais inviter les auditeurs de toute confession et de toute allégeance politique à réagir chaque fois que l’information leur semble erronée ou biaisée. Pourquoi ? D’une part, parce que le boycott ne toucherait guère la SRC; au contraire, il lui permettrait de diffuser l’information sans être importunée, l’absence des Juifs ne modifiant guère sa cote d’écoute. D’autre part, cette société étant financée à même les fonds publics, les citoyens doivent avoir leur mot à dire. Ils peuvent se permettre d’exiger d’elle une information de qualité, et ce d’autant plus que le gouvernement Harper lui a octroyé une hausse de 133 millions, soit une augmentation de 12%. J’ajouterai qu’une phrase de celui qui fut mon idole pendant mon adolescence, Albert Einstein, m’est revenue en mémoire et m’a incitée à agir : « La vie est très dangereuse, écrivait-il. Non à cause des personnes qui font du mal, mais à cause de celles qui s’asseyent pour regarder ce qui se passe ».


Je me refuse à être de celles-là, je ne puis m’asseoir et rester les bras croisés.


Les « fautes » de Radio-Canada, si je puis m’exprimer ainsi, sont de trois types : il y a les préjugés ou les idées toutes faites, ainsi que les figures de style inappropriées, que ce soit à propos des Juifs ou à propos d’Israël ; les reportages et les documentaires qui se limitent à un seul point de vue, donc qui ne sont pas équilibrés ; les informations et/ou les reportages parfois truffés d’erreurs factuelles : ainsi, dans le cas d’un lancement de roquettes, on commence toujours par les représailles israéliennes et, accessoirement, en fin d’article, on mentionne en deux mots, le bombardement de la veille qui a donné lieu à ces représailles. Et c’est sans parler de la langue de bois qu’utilisent les journalistes: les terroristes sont des militants ou des activistes ; les habitants de la Judée-Samarie sont des colons, les roquettes sont toujours de type artisanal, etc., et sans parler également de tout ce que Radio-Canada ne nous dit pas mais que, grâce à Internet et aux autres medias, nous sommes amenés à découvrir.


Le 1er décembre 2010, vous écriviez qu’en trois ans vous n’avez relevé des erreurs que dans six émissions. Certes, mais François Bergeron note que, dans le rapport que vous avez déposé le 6 octobre 2009 pour l’année 2007-2008, « Plus de 200 plaintes ont porté sur le conflit israélo-palestinien, dont 156 sur un seul documentaire diffusé au RDI, Paix, propagande et Terre promise » et il ajoute « Et on dit que derrière toute plainte il y a des centaines d’autres mécontents qui ne se sont pas manifestés ».


Je ne vous cacherai donc pas, Madame Miville-Dechêne, que je vais profiter des ondes pour présenter à nos auditeurs un récapitulatif non- exhaustif des erreurs commises par Radio-Canada.


La dernière en date concerne l’émission Le Club des ex du 31 décembre 2010 au cours de laquelle Mme Liza Frulla souligne, sur un ton qui m’a semblé réprobateur, que Mr Harper courtise l’électorat juif, qu’il va même jusqu'à se rendre à l’allumage des bougies de la fête de Hanoucca. Or, si mes souvenirs sont exacts, cette coutume n’a pas été initiée par Mr Harper ; en cherchant bien, Radio-Canada pourrait sans doute trouver des photos de Jean Chrétien participant aux célébrations de cette fête juive. Même le chef de l’opposition actuel, Michael Ignatieff, a été photographié au cours de la célébration de Hanoucca. Par ailleurs, Mme Frulla devrait savoir que Mr Harper n’a nullement besoin de « courtiser » l’électorat juif : les voix juives lui sont acquises pour son soutien inconditionnel et sincère à Israël. Mais, hélas, ce soutien que désapprouvent beaucoup d’électeurs canadiens aura certainement des conséquences fâcheuses au moment des prochaines élections et Mr Harper en est parfaitement conscient. Mme Frulla a également jugé bon de décocher quelques flèches en direction des Juifs. Elle a parlé de la « puissance » des Juifs « à tout point de vue », tout en se frottant le pouce et l’index en signe d’argent parce que, en bonne méditerranéenne, elle a jugé bon de joindre le geste à la parole, geste à la limite de la vulgarité sur un plateau de télévision et qui la déshonore plus qu’il ne porte préjudice aux Juifs. C’est sans doute son « moi jaloux » qui s’est exprimé et a fait taire la voix de sa raison. Elle commença même à bégayer « toutes les positions que les Conservateurs … », mais Simon Durivage se porta rapidement à son secours et termina la phrase : « que les Conservateurs font en faveur d’Israël ».


Encore une fois les préjugés anti-juifs sont là, d’ordre théologique, comme ils l’ont toujours été. Mme Frulla établit donc un lien entre le pouvoir et l’argent, mais surtout entre la religion juive et l’argent et présente les Juifs comme dominant le monde. Je ne sais pas si Mme Frulla, qui a tout de même rempli le poste de ministre sous le gouvernement fédéral, est consciente du tort qu’elle se fait dans sa façon d’appréhender les Juifs. En effet, à travers de telles réactions qui témoignent d’une certaine haine, pour ne pas dire d’une haine certaine envers le peuple juif, elle révèle ce que les Allemands appellent sa « Weltanschauung », c ‘est–à-dire sa vision du monde et sa façon d’être au monde. Et ce n’est guère en son honneur ! Ses préjugés antisémites en disent plus long sur elle que sur les Juifs. Encore une fois, une animatrice est esclave de ses préjugés et d’idées reçues. Elle devrait avoir honte de se comporter ainsi et de laisser voir le sentiment que les Juifs lui inspirent. Qui plus est, elle couvre de honte Radio-Canada puisqu’elle projette de notre société d’État une image peu flatteuse.


Oui, Mme Frulla a raison : nous avons l’argent. Mais ne lui est-il jamais venu à l’esprit de souligner que cet argent nous ne le volons pas, que nous l’avons parce que nous mettons l’éducation au-dessus de tout ? Non, cela, Mme Frulla se gardera bien de le dire. Dois-je lui rappeler que nous Juifs ne saurions considérer la pauvreté comme une bénédiction, qu’elle nous apparaît comme un mal auquel il est possible de se soustraire ? C’est vrai que le rapport des Juifs à l’argent est historique, mais il serait bon que Mme Frulla lise Jacques Attali et qu’elle apprenne pourquoi. Après tout, ne sont-ce pas les Juifs qui ont inventé le capitalisme et… le communisme ! Et je suppose que nombreux sont ceux qui doivent affirmer, « preuves » à l’appui, que ce sont aussi les Juifs qui sont responsables de la crise financière qui secoue le monde !


Je ne consacrerai que cinq lignes au député Amir Khadir qui, interviewé à Radio-Canada par Mr Labrecque, le 17 décembre 2010, s’est permis de comparer un marchand de chaussures à un vendeur de mines anti - personnelles et Israël au régime d’apartheid qui régnait en Afrique du Sud, et ce sans même que le journaliste ne le reprenne. Se taire, n’est-ce pas acquiescer ?


Le 15 octobre 2010, un autre animateur du Club des ex, Simon Durivage, dans le cadre d’une autre émission, a comparé Israël au Soudan et à l’Iran. Suite au tollé de protestations qui vous sont parvenues, Mr Durivage a, semble-t-il, été contraint de présenter des excuses publiques, une première dans l’histoire de Radio-Canada.


Le 11 avril 2010, Ian Halperin, auteur et journaliste juif, était l’invité de l’émission Tout le monde en parle. Pierre Turgeon, de la maison d’édition Transit, a déclaré à la suite de cette émission : « Si le CRTC permet qu’un tel lynchage soit possible, qu’on fasse un tel abus de pouvoir (…), il y a quelque chose qui cloche ». Le plaignant a déposé une plainte auprès de la Commission des droits sous prétexte que les animateurs se sont « livrés à une vendetta, à un règlement de compte envers leur invité, lui manquant de respect et l’exposant à des propos discriminatoires et haineux ». Le 17 septembre 2010 le Conseil de Presse a rejeté la plainte.


Les animateurs ont affirmé qu’ils ignoraient que leur invité était juif !


Pour ce qui est de l’absence d’équilibre dans les émissions, je ne citerai que quelques preuves. Je voudrais auparavant préciser que le fait de donner la parole à des Juifs pro-palestiniens (self hating jew) ne constitue nullement un second point de vue, donc ne peut en aucun cas être considéré comme une preuve du respect de l’équilibre.


Le 23 novembre 2010, Michel Desautels interviewait le journaliste juif, franco-israélien, Charles Enderlin, à propos de son livre Un enfant est mort. Au lieu de lui poser des questions pertinentes sur l’Affaire Al-Dura, affaire qui a occasionné un tort considérable à Israël, l’animateur laissait parler Charles Enderlin et buvait ses paroles puis, à la fin de l’émission, les auditeurs qui jusque là ignoraient tout de cette affaire étaient convaincus que les soldats de Tsahal se comportent comme des monstres assoiffés de sang puisqu’ils ont tiré sans pitié et sans discontinuer pendant 45 minutes sur un père et son fils de 12 ans, tuant ce dernier.


Suite aux protestations des auditeurs concernant l’absence d’un autre point de vue, et pour respecter les recommandations du CRTC, Philippe Karsenty aurait dû être invité à présenter son opinion sur le sujet. Que dis-je : invité ? Radio-Canada n’avait même pas à s’en donner la peine, je sais que Mr Karsenty a lui-même offert d’être interviewé pour contrebalancer l’entrevue de Charles Enderlin. Or, alors même que Mme Viens, Rédactrice en chef, Actualités, radio, reconnaît dans le message qu’elle a adressé à Philippe Karsenty que la polémique existe toujours autour de cette affaire, elle décline son offre sous prétexte qu’elle a créé deux liens qui proposent des opinions divergentes sur le site de la SRC ! « Nous pensons que notre auditoire pourra prendre connaissance de cette façon de vos arguments. Nous déclinons donc votre offre d'entrevue », lui a-t-elle écrit Cette réponse est inacceptable et prouve que Radio-Canada, contrairement à ce qu’elle affirme, n’a pas pour premier principe de permettre à chaque citoyen « de connaître les principaux points de vue sur toute question d’importance ». En effet, si un lien renvoie à un site qui soutient inconditionnellement Charles Enderlin à qui Radio-Canada a accordé une entrevue, l’autre renvoie à Philippe Karsenty à qui Radio-Canada a refusé une entrevue. Avouez, Madame Miville-Dechêne, qu’il y a là une politique de deux poids deux mesures. Pourquoi ? Pourquoi avoir fait fi encore une fois des recommandations du CRTC et avoir choisi d’imposer aux auditeurs le point de vue de Charles Enderlin ? Parce que celui-ci est anti-israélien? Et vous savez que, ce faisant, Michel Desautels influence les auditeurs. Permettez-moi, Madame, de souligner que Radio-Shalom, dans le respect de ses auditeurs et soucieuse d’offrir une programmation assurant l’équilibre, a offert à Mr Enderlin d’être interviewé, mais que celui-ci, après avoir exigé que l’animateur ait lu son livre – ce qui a été fait- ne semble toujours pas disposé à accepter l’invitation de Radio-Shalom. Peut-être craint-il d’être confronté à des journalistes bien informés sur l’Affaire Al-Dura et qui lui poseront des questions déplaisantes auxquelles il sera acculé à répondre.


Le 9 avril 2010, dans le cadre de l’émission Une Heure sur terre, Radio-Canada présentait un reportage intitulé Le Canada sous influence, reportage qui affirmait que le soutien du gouvernement Harper à Israël était à l’origine de la crise que traversait l’organisme Droits et Démocratie, les membres du CA ayant voulu lui imposer une orientation nettement pro-israélienne. Vous me direz que le Président du PAJU, Bruce Katz, (un autre self hating jew), a félicité Radio-Canada pour ce reportage et a jugé que l’expression « chasse aux sorcières », employée par les auteurs Luc Chartrand et Yanic Lapointe, était tout à fait appropriée pour illustrer le contrôle exercé par le lobby juif sur le gouvernement. Je vous répondrai qu’interroger Mr Katz ou un Palestinien ne fait guère de différence à mes yeux.


Le 16 janvier 2008, l’émission Une Heure sur terre était consacrée au conflit israélo-palestinien. Cette émission, comme tant d’autres, ne présentait que le point de vue des Palestiniens, même si certains Juifs, défenseurs ardents des droits des Palestiniens, avaient été invités à prendre la parole. Après que Mr Lépine n’eut pas jugé utile de donner suite à une lettre du Comité Québec–Israël, celui-ci vous a soumis une plainte. Votre Bureau a reconnu qu’il y avait cinq erreurs factuelles, erreurs, il va de soi, défavorables à Israël. Vous avez écrit que « le texte lu en ondes ne correspond pas à la réalité, étant donné les slogans anti-israéliens utilisés par ce groupe ».


Faut-il qu’un organisme et des particuliers réagissent et déposent des plaintes pour que soient corrigées de graves erreurs ? Les journalistes ne pourraient-ils pas faire preuve de professionnalisme et les éviter? De toute façon, il ne sert à rien que vous rendiez un rapport et que vous reconnaissiez les erreurs : le mal a été fait, les téléspectateurs ont été induits en erreur.


Le 13 décembre 2008, à la demande du Comité Québec-Israël, vous avez reconnu que le film Paix, propagande et Terre promise , film de propagande pro-palestinien diffusé le 23 octobre 2008 dans le cadre de l’émission Les Grands reportages, « contrevenait aux Normes et Pratiques journalistiques de Radio-Canada. Ce film avance, sans en faire la preuve, que le gouvernement israélien contrôle les medias américains. Il contient des anachronismes et des inexactitudes et des groupes militants pro-palestiniens ont été associés à la recherche», écriviez-vous alors.


Mais, encore une fois, le mal avait été fait. Ne trouvez-vous pas regrettable qu’il ait fallu que 156 personnes dénoncent la diffusion de ce film de propagande truffé d’erreurs pour que Radio-Canada reconnaisse que le documentaire n’aurait jamais dû être diffusé ? Et le fait que Radio-Canada ait reconnu son erreur ne changera rien à l’opinion que se sont faite les téléspectateurs et à l’image défavorable d’Israël que la radio leur aura inculquée.


Le 11 août 2010, le Comité Québec-Israël a déposé à votre Bureau une plainte concernant la couverture des hostilités frontalières du 3 août 2010 entre le Liban et Israël. « Dès le lendemain de l’incident frontalier entre les armées libanaise et israélienne survenu le 3 août dernier, écrit-il, les médias étrangers et canadiens rapportaient que l’ONU avait corroboré la version des faits israélienne, à savoir que l’armée libanaise avait ouvert le feu sur des soldats israéliens alors que ceux-ci opéraient légitimement en territoire souverain israélien. Curieusement, ajoutait-il, alors que Radio-Canada a accordé à l’incident une place prépondérante dans ses bulletins de nouvelles du 3 août (à la radio, à la télévision et sur son site Internet), elle n’a pas une seule fois fait écho aux conclusions de l’ONU dans les jours qui ont suivi ».


Donc, une fois de plus, Radio-Canada a donc trompé ses auditeurs . Je vous le demande, Madame l’Ombudsman de Radio-Canada, trouvez-vous cela normal ? Comment des journalistes professionnels peuvent-ils, après avoir diffusé des informations fausses et inacceptables, se garder d’apporter des corrections?


Encore une autre preuve de l’incompétence des journalistes de notre radio ? Qu’à cela ne tienne ! Le 26 février 2009, un article intitulé « Plus le mensonge est gros, plus il passe » vous était adressé par Germain Belzile. Mr Belzile et un certain nombre de signataires vous y faisaient part de leur indignation, « celle de citoyens trompés et à qui est dénié le droit vital à l’information mise dans son contexte. Les reportages de Radio-Canada sur les représailles contre les tirs de mortier, de roquettes Kassam et Grad, qui ont terrorisé jusqu’à un demi-million de civils israéliens pendant huit ans nuit et jour à raison de trois alertes quotidiennes, sont indignes d’une société d’État dans un pays libre et démocratique. Radio-Canada nous a menti et trompés » concluaient-ils.


La liste des erreurs est trop longue pour que je puisse la présenter dans le cadre d’une chronique radiophonique.


Madame Miville-Dechêne, ne croyez-vous pas que trop, c’est trop. En tant qu’Ombudsman de Radio-Canada, vous êtes le représentant des auditeurs et des téléspectateurs. Quoique vous deviez allégeance à votre employeur, la Société Radio-Canada, je ne crois pas me tromper en affirmant que vous prêtez une oreille attentive aux plaintes formulées par les citoyens, et ce même lorsqu’elles sont déposées à titre individuel, et que les Normes et Pratiques journalistiques vous guident dans vos décisions, en dépit de la sympathie que vous inspirent parfois les journalistes.


Qu’accidentellement il y ait quelques dérapages, nous ne saurions le reprocher à la SRC. Or, ce n’est pas le cas. Il me semble plutôt que beaucoup de journalistes à l’emploi de Radio-Canada ne respectent pas les règles de base du code de déontologie de leur profession (esprit critique, indépendance, impartialité, honnêteté, équité et ouverture d’esprit), qu’ils manquent de professionnalisme et qu’ils manipulent la vérité sans aucun scrupule. Un journaliste est censé diffuser de l’information vraie, objective, neutre de préférence. À Radio-Canada , ce n’est plus de l’information, c’est de la désinformation ! Or mieux vaut encore n’être point informé que d’être mal informé.


S’il en est qui admirent les animateurs, permettez-moi de vous dire que je ne partage nullement leur point de vue. Sans vouloir faire leur procès , - ce n’est pas de mon ressort - je juge inacceptable que des animateurs véhiculent des préjugés, interviewent des auteurs ou des invités sans avoir pris soin de s’informer sur le sujet, posent des questions qui n’ont aucune suite logique, lisent leurs notes, fassent de graves fautes de syntaxe et, parfois, posent des gestes à la limite de la vulgarité.


Il serait bon que, devant le nombre très élevé de plaintes provenant de simples citoyens et/ou d’organisations, vous incitiez la SRC à prendre les mesures qui s’imposent afin que les auditeurs et les téléspectateurs la félicitent pour la qualité du travail de ses journalistes et de ses animateurs au lieu de la blâmer. Il faut que le téléspectateur de Saint-Thomas -Didyme, au fin fond du Lac St-Jean, qui s’informe en écoutant les nouvelles de Radio-Canada, puisse se faire une idée claire et impartiale de la situation au Moyen-Orient et non qu’il soit désinformé et gagné aux idées politiques du reporter de Radio-Canada.


Pour cela, en ce qui concerne la communauté juive, - et je parle en mon nom- permettez-moi, Madame Miville-Dechêne, de vous exposer mon desiderata, lequel est partagé à n’en point douter par un grand nombre de mes concitoyens, toutes allégeances confondues.


Il serait souhaitable


1. que les journalistes cessent de donner d’Israël une image déformée, des informations erronées –qu’ils exercent donc leur esprit critique et vérifient leurs sources avant de mettre en ondes - et quand ils parlent des affrontements, il serait bon qu’ils s’interrogent sur ceux qui les ont provoqués au lieu de désigner systématiquement Israël. Faute de quoi, ils inculquent à tous les auditeurs et téléspectateurs la haine d’Israël et, partant, de tous les Juifs. Rien d’étonnant alors si pour une grande partie de la population, les Juifs et Israël sont la principale cause d’insécurité dans le monde. Et même s’il est politiquement correct de calomnier ce pays, de le « démoniser » , voire de lui dénier le droit à l’existence, même si critiquer Israël ne fait courir aucun risque, ne pourriez-vous pas suggérer à notre radio de se démarquer, non pas en défendant ce pays ou en justifiant les actes de son armée, mais en fournissant simplement une information neutre car, en l’absence d’informations vraies et solides, même les gens intelligents en arrivent à croire des aberrations du type : « Ce sont les Américains et les Juifs qui ont comploté pour les attentats du 11 septembre ! » ?


2. que cessent les stéréotypes et les préjugés concernant les Juifs ou encore les figures de style qui dévalorisent l’État d’Israël et alimentent l’antisémitisme.


3. que les émissions concernant le conflit israélo-palestinien– ou tout autre sujet controversé d’ailleurs – servent à informer et non à désinformer, qu’elles ne présentent pas un seul point de vue afin que les auditeurs et téléspectateurs puissent se forger leur propre opinion. Une télévision publique ne doit en aucun cas être une chaîne de propagande, or il semblerait que ce soit la voie qu’ait choisie Radio-Canada depuis un certain nombre d’années.


Qu’on y présente des films d’opinion, qu’on donne la parole à des écrivains ou à des artistes engagés, tout cela n’a rien de répréhensible en soi, à condition que, comme le veut la Loi sur la Radiodiffusion, les auditeurs et téléspectateurs soient « exposés à un éventail d’opinions divergentes sur des sujets d’intérêt général ». Ce qui n’a point été fait dans le cas, entre autres , de l’Affaire Al-Doura ou encore des films Checkpoint et Diffamation signés du réalisateur israélien Yoav Shamir, très louangé par les Palestiniens . Que les invités, tout comme les réalisateurs des documentaires que présente Radio-Canada, soient très souvent, je dis bien « très souvent » pour ne pas dire presque toujours, de gauche, donc anti-israéliens et ce même s’ils sont juifs et, de surcroît, israéliens, soit ! Mais alors, pour assurer un équilibre, il faut accorder à des écrivains ou à des artistes de droite le même temps d’antenne.


En conclusion, Madame Miville-Dechêne, si vous avez à cœur la réputation de Radio-Canada, si vous voulez que cette radio recouvre son lustre d’antan et sa réputation d’impartialité qui la faisaient rayonner dans le monde, alors « il est grand temps que les choses changent ! » pour reprendre une phrase de ses journalistes .


Veuillez croire, Madame Miville-Dechêne, à l’expression de mes sentiments les plus respectueux et les plus dévoués.


Dora Marrache
Chroniqueuse à Radio-Shalom Montréal













mardi 4 janvier 2011