Affaire DSK, où en est-on?
lundi 6 juin 2011, par DSKDevant le tribunal pénal de New York, Dominique Strauss-Kahn a plaidé non coupable des sept chefs d’accusations qui pèsent contre lui. Quelles sont les prochaines étapes ?
DSK plaide non coupable et après ?
Ses avocats l’avaient annoncé, c’est chose faite. Dominique Strauss-Kahn a plaidé non coupable, ce lundi matin, devant un tribunal pénal de New York, en l’absence de la plaignante, Nafissatou Diallo.
A partir de cette décision commence la phase dite de "pré-procès". Elle dure normalement environ un mois et demi, d’où la fixation de la prochaine audience au 18 juillet à 14h.
Le processus de discovery va être ordonné, durant lequel le procureur Cyrus Vance Jr -l’accusation- devra présenter à la défense la totalité des pièces à conviction, ainsi que les différents témoins qu’il appellera à la barre. En échange, Ben Brafman et William Taylor, les avocats de DSK, devront donner les alibis qu’ils ont intention d’opposer.
DSK peut à tout moment changer de stratégie et plaider coupable de certains chefs d’accusation pour ouvrir des négociations. A ce stade, cela semble peu probable, car cela impliquerait d’accepter une peine de prison.
Le 18 juillet, que se passera-t-il ?
Le prochain rendez-vous judiciaire est une audience technique, à laquelle n’assistera pas non plus la plaignante. C’est là que les avocats de DSK pourront demander au juge d’écarter certaines pièces du dossier (c’est la motion practice), pour vice de forme par exemple. Dominique Strauss-Kahn lui-même pourrait être absent.
Des avocats stars pour défendre la plaignante
DSK est défendu par Ben Brafman et William Taylor depuis son arrestation, le 14 mai. Nafissatou Diallo, défendue par Jeff Shapiro, est à présent aussi représentée par Kenneth Thompson et Norman Siegel, des stars du barreau de New York.
Kenneth Thompson est un ancien procureur, réputé "incorruptible", rôdé à la défense des minorités et aux affaires politiques. Norman Siegel est connu pour avoir plaidé en faveur des pompiers new-yorkais face à la ville de New York.
Cette équipe renforcée laisse présager un procès plus féroce, assorti d’une plainte au civil, pour obtenir des dommages et intérêts.
La bataille médiatique reprend
Lundi, à l’issue de l’audience, Ken Thompson est apparu combatif devant les journalistes, insistant sur l’aspect "lutte des classes" auquel la justice américaine est très attachée. Nafissatou Diallo "est une femme digne et respectable" qui a été victime d’une "agression sexuelle terrible", selon l’avocat. "L’argent et le pouvoir de Dominique Strauss-Kahn ne nous empêcheront pas de faire éclater la vérité", a-t-il déclaré. Et d’ajouter : "[DSK] n’en sortira pas indemne."
En face, Ben Brafman a refusé de répondre aux questions des journalistes et s’est contenté d’affirmer qu’il n’y avait "pas d’élément fort montrant qu’il y a eu contrainte dans cette affaire".
Les avocats vont certainement continuer à distiller les petites phrases dans les journaux afin de faire évoluer l’opinion publique, sans vraiment donner d’informations majeures.
Un arrangement est-il envisageable ?
Ken Thompson n’a pas souhaité répondre au journaliste qui lui demandait si Nafissatou Diallo accepterait de l’argent pour mettre fin à la procédure. Il est plus probable que ses avocats portent plainte au civil. Accepter un arrangement pour éviter un procès pourrait en effet discréditer la parole de la plaignante.
REUTERS/Allan Tannenbaum
L’Express.fr
Ses avocats l’avaient annoncé, c’est chose faite. Dominique Strauss-Kahn a plaidé non coupable, ce lundi matin, devant un tribunal pénal de New York, en l’absence de la plaignante, Nafissatou Diallo.
A partir de cette décision commence la phase dite de "pré-procès". Elle dure normalement environ un mois et demi, d’où la fixation de la prochaine audience au 18 juillet à 14h.
Le processus de discovery va être ordonné, durant lequel le procureur Cyrus Vance Jr -l’accusation- devra présenter à la défense la totalité des pièces à conviction, ainsi que les différents témoins qu’il appellera à la barre. En échange, Ben Brafman et William Taylor, les avocats de DSK, devront donner les alibis qu’ils ont intention d’opposer.
DSK peut à tout moment changer de stratégie et plaider coupable de certains chefs d’accusation pour ouvrir des négociations. A ce stade, cela semble peu probable, car cela impliquerait d’accepter une peine de prison.
Le 18 juillet, que se passera-t-il ?
Le prochain rendez-vous judiciaire est une audience technique, à laquelle n’assistera pas non plus la plaignante. C’est là que les avocats de DSK pourront demander au juge d’écarter certaines pièces du dossier (c’est la motion practice), pour vice de forme par exemple. Dominique Strauss-Kahn lui-même pourrait être absent.
Des avocats stars pour défendre la plaignante
DSK est défendu par Ben Brafman et William Taylor depuis son arrestation, le 14 mai. Nafissatou Diallo, défendue par Jeff Shapiro, est à présent aussi représentée par Kenneth Thompson et Norman Siegel, des stars du barreau de New York.
Kenneth Thompson est un ancien procureur, réputé "incorruptible", rôdé à la défense des minorités et aux affaires politiques. Norman Siegel est connu pour avoir plaidé en faveur des pompiers new-yorkais face à la ville de New York.
Cette équipe renforcée laisse présager un procès plus féroce, assorti d’une plainte au civil, pour obtenir des dommages et intérêts.
La bataille médiatique reprend
Lundi, à l’issue de l’audience, Ken Thompson est apparu combatif devant les journalistes, insistant sur l’aspect "lutte des classes" auquel la justice américaine est très attachée. Nafissatou Diallo "est une femme digne et respectable" qui a été victime d’une "agression sexuelle terrible", selon l’avocat. "L’argent et le pouvoir de Dominique Strauss-Kahn ne nous empêcheront pas de faire éclater la vérité", a-t-il déclaré. Et d’ajouter : "[DSK] n’en sortira pas indemne."
En face, Ben Brafman a refusé de répondre aux questions des journalistes et s’est contenté d’affirmer qu’il n’y avait "pas d’élément fort montrant qu’il y a eu contrainte dans cette affaire".
Les avocats vont certainement continuer à distiller les petites phrases dans les journaux afin de faire évoluer l’opinion publique, sans vraiment donner d’informations majeures.
Un arrangement est-il envisageable ?
Ken Thompson n’a pas souhaité répondre au journaliste qui lui demandait si Nafissatou Diallo accepterait de l’argent pour mettre fin à la procédure. Il est plus probable que ses avocats portent plainte au civil. Accepter un arrangement pour éviter un procès pourrait en effet discréditer la parole de la plaignante.
REUTERS/Allan Tannenbaum
L’Express.fr
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