Merci à tous ceux et celles qui contribuent à l'enrichissement de mes blogs et qui m'adressent des diaporamas, photos, histoires, jeux, chroniques... : Stella Israël, Charles Levy, Jean-Claude Dos Reis, Soly Barchechath, Nina Melloul, Raquel Dahan-Dayan, Gaby et Jacqueline Cabessa, Madeleine Dahan-Bohbot, Sylvie Sabbah, Soly Azran, Claire Erbibo, Claudine Amzallag-Suissa, Simone Barak, Francine Kaufman, Dora Marrache, Jean-Marie Gélinas, Jacky Azoulay, Julia Coriat, Ondine Roustan, Charles Zagury, Daniel Laprès...

Sauf erreur, les chansons, diaporamas, photos, histoires, jeux... adressés par d'anciens safiots et publiés ici sont libres de droit : si toutefois je me suis trompé, c'est de bonne foi et en tout état de cause sans but lucratif. Merci aux ayant droit de se manifester par courriel, je supprimerai ce qui doit l'être ou mentionnerai l'accord de publication.

Veuillez:
* consulter, sur la colonne de droite, le sommaire
* cliquer sur l'article de votre choix.

Nous vous souhaitons une agréable visite!!!

N.B. Nous vous suggérons de consulter, de temps à autre, notre livre d'or: http://www.swisstools.net/guestbook.asp?numero=86997
et vous invitons à y placer vos commentaires et suggestions. Merci!


Un super video juke-box

Grands ou petits , jeunes ou vieux , hommes ou femmes archivez ce document c’est un vrai régal.....
Vous pouvez réécouter + d’un siècle de chansons , une archive à conserver sans " modération’

Un super video juke-box, à conserver dans ses favoris !!!
C’est une vraie mine d’or,
Entrez le nom de l’artiste que vous souhaitez écouter, dans la petite fenêtre prévue à cet effet.
Je n’ai pas réussi à prendre en défaut ce site et pourtant j’ai tapé des noms de chanteurs qui ont eu leurs heures de gloire avant 1940! (par exemple : Berthe Silva, Reda Caire, Jean Lumière, Rina Ketty, Mistinguet....),
On trouve également d’anciennes vidéos.
C’est tout simplement ahurissant!

http://uwall.tv/

jeudi 23 décembre 2010

SH

BRAVO A NOTRE PREMIER MINISTRE STEPHEN HARPER QUI A LE COURAGE DE COMBATTRE L'ANTISEMITISME (RARES SONT LES DIRIGEANTS DES PAYS A TRAVERS LE MONDE QUI ONT EU LE COURAGE DE "SE TENIR DEBOUT" ... QUELQU'EN SOIT LE PRIX... ET NOUS SAVONS QUE PAR RAPPORT A CETTE POSITION DE SOUTIEN A ISRAEL, LE CANADA NE S'EST PAS VU OCTROYER UN SIEGE A L'ONU). RAPPELEZ VOUS EN LORS DES PROCHAINES ELECTIONS !!!!!
SALUT A TOUS ET TOUTES.
Jacky Azoulay






Stéphen Harper, Premier ministre du Canada: " Je défendrai Israël coûte que coûte."
Novembre 2010

« Membres du Comité directeur, Collègues parlementaires, Mesdames et Messieurs, je commencerai par vous dire combien je suis heureux de vous voir si nombreux venus ici du monde entier pour la deuxième conférence annuelle de la Coalition interparlementaire de lutte contre l'antisémitisme.


« C'est un signe, non seulement de votre engagement à notre cause commune, mais aussi de l'élan créé à la Conférence de Londres l'an dernier. C’est aussi, par conséquent, un grand signe d'espoir.


« L'histoire nous enseigne que l'antisémitisme est une forme de haine tenace et particulièrement dangereuse. Et des événements récents montrent que cette haine est désormais en résurgence dans le monde entier. Le travail de la Coalition interparlementaire de lutte contre l'antisémitisme n'a donc jamais été aussi important ou opportun.


« Au nom du gouvernement du Canada et de tous les Canadiens, je vous félicite et vous soutiens dans la grande et importante œuvre que vous accomplissez.


« Je tiens à remercier le ministre Jason Kenney, d'avoir invité la Coalition à Ottawa, et du leadership exceptionnel dont il fait preuve dans la lutte contre l'antisémitisme.


« Je voudrais également remercier l’ami qui m’a présenté, Scott Reid, qui préside la Coalition parlementaire canadienne de lutte contre l'antisémitisme, et le vice-président Mario Silva, qui ont organisé la conférence.


« Et je tiens enfin à remercier tous mes collègues du Parlement ici présents, dont le professeur Irwin Cotler, pour leur dévouement à votre mission.


« Mesdames et Messieurs, chers Collègues, il ya deux semaines j'ai visité l'Ukraine pour la première fois.


« à Kiev, j’ai déposé une couronne au Babi Yar, le site de l'une des nombreuses atrocités de l'Holocauste. Je me suis senti là comme à Auschwitz en 2008, en ayant l’impression que de telles horreurs défient toute compréhension.


« Je savais que sur ce site, je me trouvais dans un endroit où s’était déployé tout le mal - dans ce qu’il a de plus cruel, d’obscène et de grotesque. Mais si un mal de cette ampleur peut être inconcevable, il est néanmoins réel.


« C’est un fait historique. Et c'est un fait de notre nature - de pouvoir choisir d'être inhumain. Tel est le paradoxe de la liberté. Ce formidable pouvoir, cette grave responsabilité - de choisir entre le bien et le mal.


« N'oublions pas que, même dans les heures les plus sombres de l'Holocauste, on était libre de choisir le bien. Et certains l'ont fait. C'est l’éternel témoignage des Justes parmi les Nations. Et n'oublions pas que, même maintenant, il y a ceux qui choisiraient le mal et lanceraient un autre Holocauste, si on les laissait faire. C'est le défi auquel nous devons faire face aujourd'hui.


« L'horreur de l'Holocauste est unique, mais ce n'est qu'un chapitre dans l‘histoire longue et ininterrompue de l'antisémitisme. Mais, dans les débats contemporains qui influencent le sort de la patrie juive, malheureusement, il y a ceux qui rejettent le langage du bien et du mal. Ils disent que la situation n'est pas noir et blanc, qu'il ne faut pas choisir son camp.


« Face à la résurgence de cette ambivalence morale, nous devons parler clairement. La commémoration de la Shoah n'est pas simplement un acte de reconnaissance historique.


« Ce doit être aussi une compréhension et un engagement. La compréhension que les mêmes menaces existent aujourd'hui. Et l’engagement solennel de lutter contre ces menaces.


« Dans de nombreuses régions du monde et des contextes très divers, les Juifs sont aujourd'hui de plus en plus soumis aux actes de vandalisme, menaces, insultes et aux vieux mensonges.


« Permettez-moi d'attirer votre attention sur certaines tendances particulièrement inquiétantes. L'antisémitisme gagne du terrain dans nos universités, où les étudiants juifs font quelquefois l’objet d'attaques. Et, dans l'ombre d'une idéologie haineuse aux ambitions mondiales et qui prend la patrie juive pour bouc émissaire, les juifs sont sauvagement attaqués partout dans le monde - je pense par exemple à l’effroyable attentat de Mumbai en 2008.


« Un impitoyable tenant de cette idéologie menace effrontément de « rayer Israël de la carte », tout en faisant fi à maintes reprises des obligations que son pays a prises en vertu des traités internationaux. Je pourrais continuer, mais je sais que vous serez d'accord sur un point : tout cela n'est que trop familier.


« Nous avons déjà vu tout cela. Et notre complaisance est inexcusable. En fait, nous avons le devoir d’agir. Et cette action doit commencer chez soi.


« Au Canada, nous avons pris un certain nombre de mesures pour évaluer l'antisémitisme et lutter contre lui. Vous entendrez sans doute parler, par mes collègues canadiens, des mesures que nous avons prises à ce jour.


« Je mentionnerai pour l'instant que, pour la première fois, nous nous occupons des propres antécédents du Canada dans l'antisémitisme officiellement sanctionné. Nous avons créé un fonds pour l'éducation sur le rejet délibéré par notre pays des réfugiés juifs avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.


« Mais nous devons bien sûr, lutter contre l'antisémitisme au-delà de nos frontières, puisqu’il s’agit d’un nouveau phénomène mondial. Et nous devons reconnaître, que s’il est en substance aussi brutal que jamais, ses méthodes sont aujourd’hui plus sophistiquées.


« En exploitant les idéologies antisémites, antiaméricaines et antioccidentales, il vise le peuple juif en désignant sa patrie, Israël, comme la source de l'injustice et des conflits mondiaux, et utilise pour ce faire et de manière perverse, le langage des droits de la personne.


« Nous ne devons cesser d’exposer ce nouvel antisémitisme pour ce qu'il est. Comme tout autre pays, Israël peut, bien sûr, faire l’objet de critiques justes. Et comme tout pays libre, Israël peut lui-même se soumettre aux critiques que suscite un débat démocratique sain et nécessaire. Mais quand Israël, le seul pays au monde dont l'existence même est attaquée, fait l’objet d’une condamnation constante et ouverte, je crois que nous sommes moralement tenus de prendre position. Il est de notre devoir à nous tous de nous élever contre la diabolisation, les « deux poids deux mesures » et l’atteinte à sa légitimité dont il fait l’objet.


« Et je le sais, soit dit en passant, pour en avoir payé le prix. Que ce soit à l'Organisation des Nations Unies, ou sein de toute autre instance internationale, il est facile de suivre ces discours anti-israéliens, sous prétexte d'impartialité et en se targuant d’être un « courtier honnête ». Après tout, cela rapporte beaucoup plus de votes d’être anti-israélien que de prendre position. Mais tant que je serai Premier ministre, que ce soit à l'ONU ou dans la Francophonie ou n'importe où ailleurs, le Canada prendra cette position, quel qu’en soit le coût. Et Mes amis, je dis cela non seulement parce que cela est juste, mais parce que l'histoire nous enseigne, et l'idéologie du mouvement anti-israélien ne le dit que trop bien si nous l’écoutons, que ceux qui menacent l'existence du peuple juif sont, à terme, une menace pour nous tous.


« J’ai parlé du paradoxe de la liberté. C'est la liberté qui nous rend humains. Qu’elle nous conduise à l'héroïsme ou à la dépravation dépend de la façon dont nous l’utilisons.


« Alors que grandit le spectre de l'antisémitisme, notre responsabilité est de plus en plus claire. Nous sommes des citoyens de pays libres. Nous avons le droit, et donc l'obligation, de parler et d’agir. Nous sommes des citoyens libres, mais aussi les représentants élus de peuples libres. Nous avons le devoir solennel de défendre les plus vulnérables, de contester les agresseurs, de protéger et de promouvoir les droits de la Personne et la dignité humaine, chez nous et à l'étranger. Aucun de nous ne sait réellement si nous choisirions de faire le bien, dans les circonstances extrêmes des Justes. Mais nous savons qu’il y a aujourd'hui ceux qui choisiraient de faire le mal, si on les laissait faire. Ainsi, nous devons utiliser notre liberté dès aujourd'hui, et les contrer de même que l’antisémitisme sous toutes ses formes.


« Voilà, Mesdames et Messieurs, l’objet de notre intervention d’aujourd'hui : notre détermination commune à confronter cette terrible haine. Le travail que nous avons entrepris, dans nos propres pays et en collaboration les uns avec les autres, est un signe d'espoir.


« Notre action commune est un signe d'espoir, tout comme l’existence et la persistance de la patrie juive. Et c'est ici que l'histoire sert non pas à nous alerter mais à nous inspirer.


« Comme je l’ai dit à l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de l'État d'Israël, Israël apparaît comme une lumière, dans un monde émergeant d’une obscurité profonde. Contre toute attente, cette lumière n'a pas été éteinte. Elle brille confortée par les principes universels de toutes les nations civilisées - la liberté, la démocratie et la justice.


« En collaborant plus étroitement dans la famille des nations civilisées, nous affirmons et renforçons ces principes. Et nous déclarons notre foi dans l'avenir de l'humanité, dans la puissance du bien sur le mal.


« Je vous remercie pour tout ce que vous faites pour répandre cette foi. Et merci à vous tous et toutes de votre aimable attention.


Merci beaucoup. »


Source : http://www.aschkel.info/


mercredi 22 décembre 2010

LA CHRONIQUE DE RICHARD MARTINEAU
Personne n'en parle

06/06/2010 07h51
Richard Martineau


Est-ce parce que j'ai l'esprit de contradiction?


Toujours est-il que le drame qui s'est déroulé cette semaine au large de Gaza m'amène à me poser plusieurs questions.


DEUX MURS, DEUX MESURES


Question numéro un: l'embargo.


Tout le monde dénonce l'embargo qu'Israël impose à Gaza. Or, saviez-vous que jusqu'au 2 juin l'Égypte aussi imposait un embargo à Gaza?


Pour renforcer son blocus, le gouvernement égyptien s'est même lancé dans la construction d'un gros mur d'acier (long de neuf kilomètres) en bordure de Gaza.


De plus, afin de lutter contre le trafic d'armes organisé par le Hamas, les autorités égyptiennes projetaient régulièrement du gaz mortel dans les tunnels illégaux creusés par les islamistes entre Gaza et Sinaï.


Les militants humanistes (qui ne ratent jamais une occasion de condamner Israël) ont rarement dénoncé l'embargo égyptien.


Pourquoi? Un mur construit par Israël serait-il plus honteux qu'un mur construit par un pays arabe?


D'ailleurs, parlant de l'Égypte: en mai 2009, les autorités égyptiennes ont brûlé 250 tonnes d'aide alimentaire destinée aux pauvres de Gaza. Si c'était Israël qui avait fait ça, il y aurait eu un tollé international. Mais comme c'est un pays arabe qui a agi de la sorte, personne n'en a parlé.


Pourquoi?


VIVE L'EMBARGO!


Question numéro deux: l'hypocrisie du Hamas. Officiellement, le Hamas dénonce l'embargo qui isole Gaza. Mais officieusement, la formation islamiste profite largement de cette situation.


En novembre 2008, le magazine Courrier International publiait un texte affirmant que le Hamas faisait une petite fortune avec le business lucratif des tunnels reliant Gaza à l'Égypte.


«Le Hamas est depuis longtemps impliqué dans le commerce de contrebande et ses membres contrôleraient de nombreux tunnels. Par le passé, la contrebande était le fait de la pègre. Aujourd'hui, c'est un honneur d'être le propriétaire d'un tunnel, et nombre des hommes d'affaires respectés de Gaza participent à cette industrie.»


D'ajouter Le Figaro: «Ces entrepreneurs capitalistes ont eu le temps d'amasser des fortunes colossales.»


Tout ça, sur le dos de leurs concitoyens. Pourquoi personne n'en parle?


COMME LA MAFIA


Pourquoi aucun militant humaniste ne dénonce le fait que le Hamas a profité au max des embargos israélien et égyptien pour acheter des terrains et des biens immobiliers à très faible prix?


Comme l'a confié un entrepreneur de Gaza au quotidien La Croix: "Les gens du Hamas ont les poches pleines. Ils investissent leur surplus de liquidités dans l'immobilier et dans l'achat de terres. Et chaque fois qu'un contrebandier passe un chargement de ciment dans l'un des tunnels qu'ils contrôlent, ils en prélèvent une tonne." Comme la mafia!


Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, les militants du Hamas ne sont pas révoltés par l'embargo, au contraire: ça fait parfaitement leur affaire!


Comme ça, ils peuvent exploiter à leur guise la population de Gaza.


DANS SES POCHES


Pourquoi tout le monde s'entête à dire que ce sont les Israéliens, et les Israéliens seuls, qui exploitent les Palestiniens?


Selon un article publié dans le magazine américain The Atlantic au lendemain de la mort d'Arafat («In A Ruined Country: How Yasser Arafat Destroyed Palestine»), le leader palestinien a détourné des milliards de dollars qui étaient destinés à nourrir et à éduquer le peuple palestinien.


Pourquoi personne n'en parle?



lundi 20 décembre 2010

Amir Khadir déchaussé par Mario Dumont :

http://davidouellette.wordpress.com/2010/12/17/video-amir-khadir-dechausse-par-dumont/

DMRS

Lettre ouverte aux habitants du Sud d’Israël
Par Dora Marrache


Pour écouter , cliquez sur le lien suivant
http://radio-shalom.ca/mp3/doramarrache/Dora%20Marrache%20-%20LettreHabitantSudIsrael.mp3



Une pensée toute spéciale pour Gilat Shalit enlevé le 25 juin 2006, près de1597 jours dans la solitude la plus exécrable qui soit !
On pense à toi tous les jours Guilat !En ces temps difficiles où la judéophobie étend ses tentacules à travers le monde, le Juif doit savoir que , quoi qu’il arrive, rien ne sera jamais plus comme avant, car aujourd’hui « Le Juif errant » n’existe plus. Aujourd’hui, les Juifs ont un pays où les habitants défendent avec leurs armes et avec leur cœur chaque pouce de terrain.


Et c’est en pensant à eux que j'ai choisi de parler aujourd'hui de la vie des habitants du Sud d'Israël. Je veux ainsi rendre hommage à tous ces Israéliens qui résident dans les villes et villages frontaliers et qui risquent leur vie pour protéger notre pays.
Je veux aussi rendre hommage à une amie irremplaçable, Aschkel Lévy, qui vit également à la frontière avec Gaza et qui est non seulement une amie avec un grand A, mais aussi une « super woman » : elle est professeur d'histoire, s'occupe quotidiennement de son blog absolument remarquable, « Aschkel.info », que consultent près d'un million d'internautes, elle est lue et très appréciée et, comme beaucoup d’Israéliens, elle trouve aussi le temps de travailler pour son pays. Elle mérite toute notre admiration pour son courage et son dévouement.


LETTRE OUVERTE AUX HABITANTS DU SUD D’ISRAEL


Si vous, habitants de Sderot et d’Aschkléon, villes situées respectivement à 2 et à 11 kilomètres de Gaza, et vous riverains de la bande, veniez à parler de votre vie aux touristes de passage, ils vous répondraient: “ On sait ! On sait ! » .


Mais que savent-ils ? Que depuis près de dix ans vous êtes la cible privilégiée des Gazaouis parce qu’à portée de leurs tirs? Que vous êtes aux premières loges pour qu’ils déversent sur vous leur pluie de missiles ? Que vous avez subi de nombreux attentats, sans parler des attentats déjoués ?


Oui, cela ils le savent, oui, cela nous le savons. Nous n’avons pas oublié cette roquette qui s’est abattue sur une salle de classe, par bonheur inoccupée, ni cette bombe qui a frappé un centre de soins situé dans un centre commercial d’Aschkelon faisant alors 14 blessés, ni non plus le tir de roquettes à partir de l'UNRWA, située au cœur d'une école.


Mais qui se souvient aujourd’hui, à l’exception des habitants d’Aschkelon, de cette pluie de roquettes dont les ont gratifiés les terroristes palestiniens alors qu’ils fêtaient Hanoukka, le 24 décembre 2008. Il est tombé en 2009 jusqu’à 32 roquettes par jour, 32 fois vous avez été contraints d’abandonner vos occupations pour tenter de gagner un abri ! 32 fois en 24 heures ! Je lisais même que vous pouviez en recevoir plusieurs centaines par jour !


De 2005 à 2007, immédiatement après le retrait unilatéral israélien de la bande de Gaza, ce sont 5700 roquettes qui se sont abattues sur le Sud d’Israël, soit onze fois plus qu’en 2003-2004. Heureusement, comme vous aimez la vie, que vous vous protégez du mieux que vous pouvez, que vous consentez à vivre dans des abris pour échapper à la mort, et comme pour vous « celui qui sauve une vie sauve l’humanité », le nombre de victimes est somme toute peu élevé comparé à celui des victimes palestiniennes. Mais qui osera se lever et dire que les Palestiniens se servent de boucliers humains, qu’ils entreposent des armes dans les hôpitaux et les écoles ? Qui se lèvera pour déclarer au gouvernement de Gaza qu’il est inacceptable d’agir ainsi et pour l’enjoindre de cesser ses activités? Et qui se rappellera l'attitude humanitaire d'Israël qui, sous le feu incessant des roquettes, prodigua des soins médicaux à 12 000 Palestiniens de Gaza, eux-mêmes maltraités par les leurs?


On se souvient aussi de Sderot qui a dû être désertée mais qui, depuis l’opération « Plomb Durci » connaît une accalmie, accalmie toute relative, puisque la ville ne reçoit «pas plus d’une ou deux roquettes par semaine», aux dires de Avi Melaned, ancien agent du renseignement israélien.


Comme on n’entendait plus parler de tirs de Qassams, on en avait conclu un peu trop vite que vous étiez tous, habitants du Sud, en sécurité. C’était oublier que le mot « trêve » n’a guère de sens pour les terroristes palestiniens, qu’ils n’ont aucun scrupule à la rompre. Et le 30 juillet de cette année les Palestiniens se sont rappelés à notre souvenir en tirant une roquette sur Aschkelon, plus précisément un missile, d’une force et d’une puissance nettement supérieures à celles des roquettes artisanales. Le Premier ministre Netanyaou avait alors déclaré « Israël prend très au sérieux l’attaque contre Aschkelon ». Cette mise en garde n’a pas empêché les Palestiniens de récidiver le 15 septembre dernier en lançant plusieurs obus de mortier sur le terrain du Conseil régional d’Eshkol.


Qui plus est, la situation s’est même aggravée puisque les roquettes artisanales ont ont fait place à des obus au phosphore blanc qui ont une portée de 6 kilomètres et qui ont la particularité de s’enflammer aussitôt qu’ils entrent en contact avec l’oxygène de l’air, provoquant des brûlures et allumant des incendies. Un de ces obus est tombé le 19 novembre près d’Aschkelon, heureusement sur un terrain vague. L’ambassadeur israélien à l’ONU a alors été chargé de déposer une plainte auprès de Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire général de notre ex Société des Nations. C’était il y a bientôt un mois, je ne crois pas que le Secrétaire général ait donné suite à cette plainte.
Bien sûr, on n’ignore pas non plus que le 8 décembre, il y a tout juste deux semaines, pendant les fêtes de Hanoukka, les terroristes ont lancé 5 roquetttes et mortiers sur le Sud d’Israël. C’était leur façon à eux de remercier le Cabinet israélien d’avoir voté des mesures d’aide à l’économie gazaouie.


Oui, tout cela, nous le savons ! Et l’Occident aussi le sait ! Et que fait la communauté internationale ? Que fait l’ONU, elle si prompte à condamner Israël (41 % des résolutions de l’ONU depuis 2003 ont été votées à l’encontre d’Israël) ? L’une et l’autre brillent par leur silence, elles ont choisi de rester les bras croisés comme à l’époque d’Hitler, comme en 67 quand près de 200 millions d’Arabes s’étaient donné rendez-vous à Tel-Aviv en se lançant à l’assaut d’Israël. Les Qassams, vous dira-t-on, ce n’est pas grave, ils ne tuent pas. D’ailleurs, une fois de plus, ce sont des intellectuels antisionistes qui vont minimiser le danger : « Il faut se dire que les roquettes du Hamas, c’est plutôt pour les enfants, avait déclaré Stéphane Hessel, ancien déporté de Buchenwald, cela n’a aucun rapport avec les dégâts de l’armée israélienne ».


C’est pour les enfants, dites-vous, Monsieur Hessel ! Quelle insulte pour les habitants du Sud d’Israël ! N’avez-vous jamais entendu dire qu’à Sderot une personne sur deux connaît quelqu’un qui a été tué par une roquette ? Et que pensez-vous alors des 56% des habitants de Sderot affectés par les dégâts des roquettes, que ce soit physiquement ou émotionnellement , quand ce n’est pas les deux à la fois ?
Ignoreriez-vous que le tiers des enfants souffrent de troubles post-traumatiques dont la guérison prend parfois des années ? Et les maladies chroniques comme la dépression ou encore l’anxiété généralisée, sont-ce là des exagérations des Israéliens ? Mais non, vous êtes trop bien informé pour l’ignorer !


Condamne-t-on le Hamas qui a choisi la violence et qui porte la responsabilité du millier de blessés à Aschkelon et Sderot? Il va sans dire que non. Les roquettes s’abattent sur le Sud d’Israël sans qu’aucun gouvernement ne s’en émeuve. En revanche, quand les Israéliens décident de réagir et de recourir à l’action militaire puisque l’ONU se refuse à prendre une action concrète, quand ils choisissent l’autodéfense (art.51 de la Charte de l’ONU) pour mettre fin aux crimes perpétrés par le Hamas, la communauté internationale le déplore et l’ONU se dépêche de voter une résolution – la énième – condamnant l’État d’Israël.


Bien sûr, tous vous diront qu’Israël a le droit de se défendre comme toutes les nations, mais ce droit est assorti de tellement de MAIS, que tout cela revient à dire en fin de compte qu’Israël n’a pas le droit de se défendre. On vous dira : « Mais la riposte était disproportionnée ! » ou encore « Mais c’est un massacre ! ».


Pourtant, ce qui est remarquable et qu’il est bon de souligner, c’est la retenue dont a fait preuve Israël devant ces pluies de roquettes. Faut-il rappeler que le gouvernement a attendu deux ans et demi avant de décider de riposter militairement pour mettre un terme au quotidien qu’imposait la branche armée du
Hamas aux habitants du Sud d’Israël?


Qu’aurait dû faire alors Israël pour satisfaire l’Occident ? Demander à ses citoyens de se comporter comme pendant la Deuxième Guerre, en « bons citoyens » ou, au contraire, en « peuple guerrier » prêt à tout pour se défendre comme il l’a fait en 67 et en 73 ? Certes, il est évident qu’on préfère le Juif victime, le Juif persécuté et courbant l’échine au Juif qui relève la tête. « Dieu est du côté des persécutés », entend-on souvent dire, et comme les Palestiniens sont passés maîtres dans l’art de la mise en scène pour jouer les martyrs, on pourrait penser qu’il est normal que la sympathie de l’Occident aille vers eux. Seulement voilà, l’Occident ne s’apitoie guère sur le sort des habitants du Darfour, sort infiniment moins enviable que celui des Palestiniens, pas plus qu’il ne s’afflige des génocides ou des guerres ailleurs qu’au Moyen-Orient. En vérité, ce n’est pas le sort des Palestiniens qui préoccupe l’Occident, c’est la puissance d’Israël, c’est la présence d’un état fort qu’il ne supporte pas.


Et vous, habitants du sud d’Israël, que pouvez-vous faire, que pouvez-vous dire ?
Pour savoir ce que vous vivez, il faudrait partager votre vie, ne fût-ce qu’une semaine, et s’imaginer ensuite devoir vivre avec la peur au ventre non pas un jour, ni un mois, mais des années. Les Gazaouis ne vous préviennent pas quand ils vont lancer une roquette, contrairement à Tsahal qui téléphone aux habitants pour les inviter à évacuer les cibles qu’elle s’est fixées.


Faire entendre votre voix, parler de votre vie au quotidien, de cette menace permanente, atténuerait peut-être votre souffrance. Mais, contrairement aux civils libanais ou palestiniens, vous, habitants d’Israël n’intéressez pas les medias, ils ne veulent pas savoir comment vous vivez. Vous aimeriez vivre comme tous les peuples de la terre, vivre dans des villes où vous vous sentirez en sécurité et non avec un code de survie. Chacun considère sa ville comme son chez-soi, il s’y sent en sécurité plus que partout ailleurs, mais vous ne pouvez en dire autant. Quel pays accepterait de vivre sous la menace constante de ses voisins ? Quel gouvernement tolérerait que des roquettes s’abattent quotidiennement, de jour comme de nuit, sur ses villes ? Qui en Europe voudrait revivre la situation des années 39-45, et dormir d’un demi-sommeil pour rester à l’affût du son strident des sirènes qui déchire le silence de la nuit, annonçant la mort et le désespoir ? Qui jugerait normal de vivre dans une ville où l’on dispose de quinze secondes pour gagner un abri quand la sirène annonce un tir de missile ? Et cela peut se produire à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ! « Alors, me disait une amie, si tu es loin d’un abri, tu te couches à terre et tu récites le Chémâ Israël ».


Je vous vois, vous habitants du Sud d’Israël, isolés, menacés de toutes parts par les terroristes du Hamas, en danger de mort. Mes mots ne peuvent ni dresser un mur pour vous protéger ni désarmer l’ennemi. Vous le savez, vous, que les Palestiniens ne veulent pas de vous comme voisins, qu’ils ont refusé en 47 le plan onusien pour le partage en deux États, qu’ils n’ont jamais voulu de vous et qu’ils ne voudront jamais de vous ! D’autres que vous auraient déserté la ville et les terroristes auraient gagné. Vous, vous ne la quittez que le temps de souffler, de reprendre de l’énergie ou encore quand, sous le feu des bombardements, on vous oblige à partir, mais vous revenez, déterminés à lutter de toutes vos forces contre ces terroristes. Les Palestiniens n’ont-ils pas encore compris que vous ne vous laisserez pas terroriser ? Que vous ne leur abandonnerez jamais les territoires qu’ils convoitent ? Je comprends pourquoi le héros toranique Samson est l’emblème de la ville d’Aschkelon et pourquoi vous, les Aschkélonites, portez le surnom de Samsonites. Votre sang-froid, votre détermination et votre courage suscitent l’admiration de tous.


Notre souhait à tous –nous savons qu’il ne s’agit là que d’un vœu pieu - est de voir la communauté internationale quitter cette attitude de passivité pour réagir et condamner les agissements du Hamas. Il faut qu’elle comprenne qu’Israël a besoin de son soutien dans cette guerre qui l’oppose au Hamas, et qu’elle comprenne qu’on ne peut ’établir une équivalence entre Israël et le Hamas.


Pour conclure, c’est à vous, habitants du Sud d’Israël, mais aussi à tous les Israéliens, que je voudrais dédier la chanson que vous allez entendre. C’est ma voix, c’est notre voix à tous – à quelques exceptions près - qui parle ici. Cette chanson a été écrite en 1967 par Serge Gainsbourg, juste à la veille de la Guerre des Six Jours, et elle est restée pendant 35 ans dans les archives de Kol Israël. Ce n’est qu’en 2002, donc 10 ans après sa mort, que les fans de Gainsbourg ont pu l’écouter pour la première fois. Une chanson que vous n’entendrez jamais sur quelque radio francophone que ce soit, exception faite évidemment des radios juives.
Écoutez maintenant, interprétée par Serge Gainsbourg, la chanson intitulée « Le Sable et le soldat » dont voici le texte.


Oui, je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Je défendrai contre tout ennemi,
Le sable et la terre qui m'étaient promis ;
Je défendrai le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;
Tous les Goliath venus des pyramides,
Reculeront devant l'étoile de David ;
Je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;


Dora Marrache, chroniqueuse
Radio-Shalom Montréal

dimanche 19 décembre 2010

Samedi, 18 décembre 2010
Journal de Montréal
Chronique de Richard Martineau
Moi, mes souliers


Hier, à l'invitation de mon confrère Éric Duhaime, ma blonde et moi sommes allés acheter des souliers à la boutique Le Marcheur, située au 4062, Saint-Deis, à Montréal. Vous savez, le commerce qui se fait harceler par Amir Khadir et sa bande de communistes depuis près de trois mois...

LES CLOWNS
Il faut voir le spectacle. Ça bat le défilé du Père Noël.
Malheureusement, lors de mon passage, le député le plus populaire du Québec brillait par son absence. J'imagine qu'il avait des choses plus importantes à faire -comme acheter des produits iraniens ou chinois qu'il distribuera lors du party de fin d'année de Québec Solidaire, pendant que les flûtistes péruviens joueront l'Internationale.
  Mais ses camarades cocos étaient là, brandissant des drapeaux palestiniens et une banderole dénonçant Israël.
  Tout ça parce que le propriétaire de la boutique LE MARCHEUR a le «culot» de vendre quelques made in Israël!

FAUT-IL BOYCOTER RADIO-CANADA?
  Pendant ce temps, Radio-Canada a signé dans le plus grand secret un contrat d'une valur de PLUSIEURS MILLIONS DE DOLLARS avec une firme israélienne afin de monter un projet informatique qui n'a jamais vu le jour (et dont le coût est mystérieusement passé de 11 millions $ à 62 millions $, payés, bien sûr, avec l'argent des contribuables).
  Voyez-vous, Amir Khadir et ses amis cocos manifester devant la société d'État? Non. Nos nostalgiques du rideau de fer préfèrent écoeurer un petit commerçant qui gagne honn¸etement sa vie en vendant des pantoufles et des souliers de randonnée. (À quand une étoile jaune sur la vitrine des «mauvais» commerçants, en passant?).
  Il faut dire que M. Khadir a besoin de l'aide de Radio-Canada pour garder son statut de politicien le plus populaire du Québec. Alors que des soukiers, il s'en torche.
  Ses amis pro-Hezbollah pourront toujours lui en rapporter lors de leur prochain voyage en Palestine...

JOURNALISTE OU MILITANT?
  J'étais en train de demander à deux ou trois cocos pourquoi ils ne marchaient pas devant le consulat d'Israël au lieu de harceler un honnête commer^cant, lorsque j'ai entendu un gars à deux ou trois reprises:
«Aye, Martineau, laisse-les tranquilles, c'est correct ce qu'ils font.»
   Je me retourne. Qui m'engueulait de la sorte?
André Noël, journaliste à La Presse!
Noël était-il à titre de «journaliste» ou à titre de «militant»? Aucune idée. Il faut dire qu'avec lui, on ne sait jamais vraiment quand on a affaire au premier ou au second.

CHOISIR SA CIBLE.
Le plus ironique, c'est à quelques mètres de la boutique Le Marcheur, il y a une boutique qui vend EXCLUSIVEMENT des souliers fabriqués en Israël!
Pourquoi les cocos ne manifestaient pas devant ce commerce, alors?
Probablement pour ne pas se faire taxer d'antisémitisme. Il est plus facile d'écoeurer un Québécois de «souche» qu'un Québecois d'origine israélienne.
  De toute façon, manifester devant un commerce ou un autre est profondèment débile.

MANQUE DE JUGEMENT
  Qu'Amir Khadir ait choisi d'appuyer publiquement ces manifestants montre à quel point le député de Quebec Solidaire manque singulièrement de jugement.
  et à quel point les électeurs québécois (qui en ont fait leur politicien chouchou) sont en manque de leaders crédibles...















Samedi, 18 décembre 2010
Tract, distribué aux passants de le rue St-Denis, par les manifestations du PAJU
    
BOYCOTTONS
la boutique LE MARCHEUR
pour vente de chaussures de la marque Beautifeel,
           fabriquées dans
l'État d'apartheid d'Israël

           Le 2 octobre dernier, dans le cadre d la phase 1 de la campagne pour faire de la rue  Saint-Denis une zone libre d'apartheidisraëlien, PAJU a transmis une mise en demeure au propriétaire de la boutique LE MARCHEUR lui demandant de se joindre au mouvement international de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l'État d'aparteid d'Israël en retirant les chaussures de la marque Beautifeel, fabriquées en Israël, de son offre de vente.

La mise en demeure invitait le propriétaire à répondre à la demande dans un délai de sept jours, faute de quoi PAJU lancerait publiquement un appel au boycott de la boutique Le MARCHEUR jusqu'à ce que le propriétaire retire de ses étagères les chaussures Beautifeel fabriquées à Rishon Lezion, en Israël.

Le propriétaire refuse toujours de donner réponse à la demande et de retirer de la vente les chaussures Beautifeel.
Paju invite donc les consommateurs et consommatrices à boycotter Le Marcheur...



Bonsoir Terry et vous tous

Premièrement Terry félicitations pour votre texte envoyé au journal la Gazette. Votre texte est très éclairant sur la situation inqualifiable provoquée par le député Amir Khadir et ses collaborateurs du PAJU. Aujourd'hui dimanche, je suis allé à la Boutique Le Marcheur sur la rue St Denis. Il avait un monde fou dans le magasin. Des clients avec la Kipa et d'autres non,


Les vendeurs avaient la broue dans le toupet, ils avaient de la difficulté à servir les nombreux clients qui se pressaient dans le magasin. Ils n'attendaient certainement pas une pareille foule de clients ? Le garçon qui m'a servi répondait à plus de 4 clients à la fois. Le rêve le plus fou que souhaite secrètement tous les marchands de chaussures s'est réalisé aujourd'hui. La boutique était pleine à craquer de clients qui achetaient et faisaient sonner sans arrêt le tiroir caisse, c'était incroyable de voir un tel phénomène. Le rêve du marchand de chaussures est devenu réalité aujourd'hui dimanche au 4062 St Denis à la Boutique Le Marcheur !


Tant qu'à moi, j'ai acheté une paire de bottes d'hiver pour mon petit-fils, total de la facture $234.00. Aujourd'hui dimanche, Monsieur Archambault a certainement fait un argent fou ?


Ce n"est pas la clientèle robineux-gauchiste d'Amir Khadir qui pourra égaler un tel achalandage en quantité et qualité d'achats ? J'ai aussi l'impression qu'aucune publicité n'aurait pu valoir à la Boutique Le Marcheur une telle affluence de clients. Surtout, une publicité gauchiste.


Ce n'est qu'une première réponse à Amir Khadir, il faut continuer à lui chauffer la marmite à blanc ! Touche pas à Israël !


Amitiés


Jean-Marie GÉLINAS
Président de «Amitiés Québec-Israël»

MNA Khadir urges boycott of shoe store The Gazette Dec. 18, 2010

Reporter Michelle Lalonde's description of PAJU as a "human rights group" advocating for "the right of Palestinians to live in safety" sounds pretty generic; rather, these folks are not really a human rights group but a ragtag gang that stands for nothing in particular, but will harass any person, institution, or place of commerce that is connected in any way, shape or form with Israel (as long as they are not too powerful to defend themselves against a gang of bullies).

Now this group has been joined by le fameux lanceur de souliers MNA Amir "I am not going to abandon my principles" Khadir, who has seen fit to encourage the boycott of an honest, hard-working merchant in his very own riding. This promoter of the anti-Israel BDS movement, current version of the 1930s' Kauft nicht bei Juden/Don't buy from Jews, earns his MNA salary by demonstrating and handing out anti-Israel flyers in front of Saint-Denis' Boutique Le Marcheur. Yet, we won't see the "most popular" Khadir (or his father) promote a boycott any time soon against his native Iran, where trumped-up charges and execution threats against the widow Sakineh Mohammadi Ashtiani, among other Iranians, are in full force; or one against any of the other totalitarian, human rights violators on the planet. Only Israel and anyone connected to it are worthy of Khadir's visceral target practice.

McGill University, which has several joint academic projects with the Hebrew University of Jerusalem, will never see the PAJU gang and its figurehead Khadir running weekly demonstrations in front of the Roddick Gates: it's easier bullying a small store owner trying to earn an honest living. Yet, contrary to the nefarious intentions of this gang, Quebecers will continue to support their merchants in spite of, and even because of, the scare tactics of a lamentable lot.

Terry Spigelman



 
Chronique
 de Richard Martineau
Journal de Montréal
18/12/2010 11h08

La croisade d'Amir Khadir


Ainsi, Amir Khadir passe ses temps libres à emmerder un commerçant qui a le malheur de vendre des souliers fabriqués en Israël.

Tout ça en compagnie de ses potes du Parti communiste (formation qui fait partie intégrante de Québec Solidaire).

LA RÉPUBLIQUE DU PLATEAU
Remarquez, on est dans un pays libre.

Monsieur Khadir voudrait manifester devant le quartier général de l'Association des pères Noël costumé en lutin, que personne ne l'en empêcherait.

C'est d'ailleurs la beauté de notre système : vous pouvez lancer vos souliers sur la photo de n'importe quelle personnalité, personne ne va vous mettre en prison.

C'est même le contraire : on va voter pour vous ! Surtout les résidents de la République indépendante du Plateau, qui ado-rent jouer aux révolutionnaires dans leur condo à 250 000 $.

UNE RÉVOLTE À DEUX VITESSES

Mais pourquoi boycotter seulement les produits provenant d'Israël ? Pourquoi ne pas manifester devant les consulats d'Iran, de Russie, de Corée du Nord, d'Arabie saoudite, de Cuba, du Zimbabwe, de Libye, de Birmanie, du Soudan ?

Les homosexuels iraniens condamnés à la pendaison ne méritent pas votre appui, Monsieur Khadir ? Les Saoudiennes qui ont besoin de l'autorisation d'un homme pour recevoir des traitements à l'hôpital ne sont pas dignes de votre compassion ?

Pourquoi votre révolte vise-t-elle toujours Israël et les États-Unis (pays démocratiques qui ont eu des gouvernements de droite comme de gauche) et jamais les pays islamistes (qui, comme chacun sait, sont des paradis des droits de l'homme) ? Votre compassion serait-elle à deux vitesses ?

Partagez-vous avec vos camarades communistes une haine profonde de la démocratie ? Votre antisionisme primaire cacherait- il des sentiments plus troubles, moins avouables ?

LE CONFORMISTE

Le pire, c'est qu'Amir Khadir se croit rebelle parce qu'il lance des souliers sur une photo de Bush et appelle au boycott des produits israéliens.

Or, tout ça est d'un conformisme à faire pleurer.

Rien de plus facile que de s'en prendre aux États-Unis et à Israël. La seule chose que vous risquez en agissant de la sorte, c'est de perdre momentanément l'ouïe sous la force des applaudissements. Surtout sur le Plateau !

Le député de Mercier connaît bien ses électeurs. Il sait quoi dire pour gagner leur vote.

S'il était député de Westmount, il pourfendrait la loi 101. S'il était député de Québec, il dénoncerait la «montréalisation » des médias.

Mais il est député sur le Plateau. Alors, il milite contre le capitalisme américano-sioniste.

Rebelle, Amir Khadir ?


Allons donc ! Il donne à sa clientèle ce qu'elle veut. Comme un commerçant...

LE TROUPEAU


Hier, j'ai reçu une trentaine de courriels provenant de jeunes pourfendant mes chroniques. Ces textes utilisaient tous les mêmes tournures de phrases, les mêmes mots, les mêmes formules, la même rhétorique.

J'ai finalement su que ces textes étaient en fait un travail de fin de session en philo.

Un prof de philo du cégep de Terrebonne a donné une grille d'analyse à ses étudiants et leur a demandé de la remplir en prenant mes textes pour cibles.

TOUTES les dissertations disaient EXACTEMENT la même chose !

Et moi qui croyais que l'école apprenait à penser. Eh non : elle apprend à bêler avec le troupeau. C'est Amir Khadir qui va être content...



Journal de Montréal

LES SOULIERS D’AMIR
Éric Duhaime - 17 décembre 2010

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, ne fait pas que lancer des souliers. Il les boycotte!

Au cœur de son comté de Mercier, la boutique Le Marcheur a pignon sur la rue St-Denis depuis 25 ans. Yves Archambault y vend des chaussures venues des quatre coins du monde. Le 2 octobre dernier, Monsieur Archambault reçoit une «mise en demeure» d’une organisation radicale de gauche qui le menace de piqueter devant son commerce pour lancer un appel au boycott s’il continue de vendre des souliers fabriqués en Israël.

Ces radicaux veulent «faire de la rue St-Denis une zone libre d’apartheid israélien». Bref, une grande purge des produits de l’État juif.

Même s’il n’est pas juif et que les souliers israéliens Beautifeel représentent moins de 2% de ses ventes, Monsieur Archambault refuse de céder au chantage. Il vend ces chaussures de bonne qualité depuis plus de 15 ans. Apolitique, il refuse qu’une poignée d’idéologues extrémistes lui dictent ce qu’il peut vendre.

Depuis, tous les samedis, aux meilleures heures de vente, une dizaine d’activistes obstruent l’entrée de son magasin avec des affiches anti-Israël, distribuent des tracts qui appellent au boycott de la boutique et apostrophent les clients.

Surprise samedi dernier: Amir Khadir s’est joint aux manifestants, en compagnie de ses camarades Jafar Khadir, ex-membre du Comité central du Parti communiste du Québec, et William Sloan, membre du comité central du Parti communiste du Canada.

POSITIONS RADICALES


Un député, payé par vos taxes, s’efforce de nuire à un simple commerçant de sa circonscription qui vend légalement des produits venant d’un pays avec lequel le Canada a une entente de libre-échange et le Québec des accords de coopération.

De son activisme pour un groupe «islamo-marxiste» classé terroriste à son soutien public pour George Galloway, propagandiste payé par la télé d’état iranienne, Khadir n’en est pas à sa première controverse avec ses positions extrémistes sur les questions du Moyen-Orient.

Musulman non-pratiquant, Khadir ne soutient pas certaines causes islamistes par conviction religieuse, mais participe plutôt à l’alliance «anti-impérialiste» entre l’extrême-gauche et les islamistes qui se forge partout en Occident.

LONGUE LISTE


À la suite des attentats du 11 septembre revendiqués par al-Qaïda, Khadir évoquait la possibilité d’un complot de la CIA.

En 2006, en plein conflit armé initié par le Hezbollah, Khadir était le seul politicien à ne condamner qu’Israël sans dire un mot contre le Hezbollah.

En mars dernier, Khadir reçoit à l’Assemblée nationale Jamal Zahalka, leader politique israélo-arabe prônant la dissolution d’Israël.

En septembre dernier, Khadir participe à la commémoration des martyrs de la résistance libanaise du Hezbollah.

À l’Assemblée nationale, Khadir multiplie les interventions pour dénoncer la seule démocratie du Moyen-Orient sans jamais une seule fois condamner les organisations terroristes islamistes, ni les tyrannies du monde arabe.

Combien de Monsieur Archambault devront être terrorisés avant que la population déchante et cesse de faire d’Amir Khadir le politicien le plus populaire au Québec?

En attendant, combattons sa campagne d’intimidation en allant magasiner chez Monsieur Archambault samedi après-midi. Votons avec nos pieds en achetant des chaussures. Nous vaincrons le terrorisme économique de Khadir une paire de souliers à la fois.















dimanche 12 décembre 2010

Liens audio

Liens audio:

Film diffamation / par Dora Marrache:

http://radio-shalom.ca/mp3/doramarrache/DoraMarrache%20-%20FilmDiffamation.mp3


Lettre ouverte à M. Ban Ki Moon, secrétaire général de l'ONU

http://radio-shalom.ca/mp3/doramarrache/DoraMarrache%20-%20LettreOuverteBanKiMoon%20A.mp3
Le film « Diffamation » de Yoav Shamir
Par Dora Marrache, chroniqueuse
Radio-Shalom, Montréal- le 12 décembre 2010

Vous pouvez voir ce film sur Youtube



ou encore le télécharger gratuitement à l’adresse






Voici le lien audio et le texte


http://radio-shalom.ca/mp3/doramarrache/DoraMarrache%20-%20FilmDiffamation.mp3
 Je voudrais commencer par une réflexion de Camus qui est encore plus vraie aujourd’hui qu’elle ne l’était en 1947, surtout si on remplace Français par Juif.





"On est toujours sûr de tomber, au hasard des journées, sur un Français, souvent intelligent par ailleurs, et qui vous dit que les Juifs exagèrent vraiment. …
Quant aux millions de Juifs qui ont été torturés et brûlés, l’interlocuteur n’approuve pas ces façons, loin de là. Simplement, il trouve que les Juifs exagèrent et qu’ils ont tort de se soutenir les uns les autres, même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration."


La semaine dernière, les 1er et 2 décembre, Radio-Canada nous a gratifiés d’un film du cinéaste israélien, né à Tel-Aviv en 1970, Yoav Shamir. C’est un documentaire polémique intitulé "Defamation" ; en français,« Diffamation ». Shamir est considéré comme un des plus grands cinéastes, particulièrement au Québec où il a reçu en 2009 le prix « Camera au poing » dans le cadre de la 12ème édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Le jury était composé de Josée Legault, politologue et chroniqueuse à The Gazette et à VOIR, d’Erica Pomerance, fondatrice et coordonnatrice de Initiative Taling Dialo, et de John Walker, un des cinéastes documentaires les plus reconnus au Canada.


Yoav Shamir est aussi le réalisateur de Checkpoint, produit en 2003, documentaire qui a reçu de nombreuses distinctions et qui raconte la vie des Palestiniens contraints d’attendre pendant des heures avant de pouvoir franchir les points de contrôle de Tsahal. Ce film, me semble-t-il, Radio-Canada s’est fait un plaisir de nous le présenter il y a quelques mois.
Évidemment, Yoav Shamir est un cinéaste qui ne laisse personne indifférent. Il me rappelle un peu Michael Moore en ce sens que, comme lui, il a choisi la provocation, art dans lequel il excelle.


C’est le nouveau cinéma, celui qui s’inspire du réel . Dans la même veine, on pourrait citer également Rachel, de Simone Bitton, une Juive d’origine marocaine. (Étonnant
que Radio-Canada ne nous l’ait pas projeté, ce n’est peut-être qu’une question de temps). Simone. Bitton y raconte l’histoire d’une pacifiste américaine tuée, il y a quelques années, dans la bande de Gaza par les soldats de Tsahal. Elle dit, en faisant de tels films, « vouloir montrer aux Palestiniens un autre visage que celui des soldats qui les assiègent et les humilient ». Elle est peut-être appréciée des Palestiniens, et je dirai de tous ceux qui soutiennent les Palestiniens et qui, par le fait même, haïssent Israël. En revanche, elle cause un tort terrible à Israël et contribue à le délégitimer .
Bien avant elle, dans les années 80, Assi Dayan, le fils de Moshe Dayan, avait produit un long métrage, La vie selon Affa, qui avait connu un succès international, sans doute parce qu’il y présentait les soldats de Tsahal comme des sauvages assoiffés de sang, aimant la guerre et la violence.


Ces films, comme ceux de Yoav Shamir, présentent une image on ne peut plus négative d’Israël. Le film Diffamation s’ouvre sur l’image de la grand-mère du réalisateur, une nonagénaire qui affirme que « les Juifs sont tous des escrocs usuriers », mais elle se présente comme la vraie Juive .Le ton est donc donné dès le début et nombreux sont ceux qui au bout de quinze minutes ont choisi de changer de chaîne.


Diffamation se veut un film sur l’antisémitisme aujourd’hui, soixante-cinq ans après l’Holocauste. Yoav Shamir raconte que l’idée de ce film lui est venue quand, après la présentation de Checkpoint, il a été comparé à Mel Gibson. Lui antisémite ? Comment pourrait-il l’être alors qu’il vit en Israël. À partir de ce moment-là, il a réfléchi à l’antisémitisme, il s’est dit que nous le voyons partout, qu’il nous suit comme notre ombre. « Comme je n'ai jamais été confronté personnellement à l'antisémitisme, écrit-il, sauf la seule et unique fois où j'avais été comparé à Mel Gibson, j'ai décidé d'approfondir ce sujet. »
Pour réaliser ce documentaire, Shamir a accompagné des leaders juifs américains à travers le monde, à la recherche des manifestations de la haine du juif. Il a suivi également un groupe d’élèves en pèlerinage à Auschwitz.
Le film pose des questions, en apparence tout à fait pertinentes, et le réalisateur , qui veut faire œuvre impartiale, tend en réalité à nous imposer son point de vue. Certains affirment qu’il ne prend aucun parti, qu’il nous fait entendre différents points de vue et que nous sommes libres de nous forger une opinion.
Faux ! La preuve, c’est que tous les antisionistes – antijuifs, peu importe la terminologie- ont salué ce film, ont rendu hommage à son réalisateur.
Pas un site palestinien qui ne parle de lui, pas une organisation pro-palestinienne qui ne le cite, on pourrait lui appliquer ce que disait en 2005 Rachi Boudjedra en parlant du cinéma israélien dans une chronique intitulée Le cinéma israélien : un cinéma antisioniste et progressiste : « l'art israélien, lui, est dominé par des valeurs anti-sionistes, voire anti-colonialistes, défend la paix et la tolérance et possède un certain complexe de culpabilité vis-à-vis du peuple palestinien. Fondamentalement, les artistes israéliens sont progressistes et humanistes. »


La première question que pose le film est la suivante : Doit-on continuer à parler de la Shoah ?


Pour Shamir, auteur du documentaire, il faut en finir avec la Shoah pour pouvoir avancer, il faudrait donc en quelque sorte cesser d’en parler aux jeunes. La Shoah nous rendrait prisonniers de notre passé et nous empêcherait d’aller de l’avant. Qui plus est, toujours selon le cinéaste, elle expliquerait le racisme des Israéliens.
Pour appuyer sa thèse, il nous présente un groupe d’élèves israéliens partis en compagnie de leur éducateur pour un pèlerinage à Auschwitz.
Au début de leur voyage, ces jeunes n’éprouvent aucune émotion. Ils se sentent incapables de comprendre avec le cœur la tragédie que leur peuple a vécue, et ils s’en veulent. Mais face aux objets, aux chaussures d’enfants, etc. ils réalisent alors que derrière chaque mort il y a une identité, une famille, et ils éclatent en larmes.
Selon Shamir, c’est parce qu’ils ont été endoctrinés. Il affirme que des éducateurs procèdent à un véritable lavage de cerveaux chez les jeunes pour leur distiller savamment la peur des non –Juifs, pour leur faire voir le monde comme dangereux.
Nous avons envie de lui répondre que pour faire passer un message, en l’occurrence, le génocide du peuple juif, il faut faire ressentir les choses. Comment expliquer à ces jeunes l’inexplicable s’ils ne ressentent rien ? Certes, les éducateurs que suit le réalisateur vont peut-être trop loin en leur présentant les non -Juifs comme des ennemis du peuple juif. Mais je ne crois pas que tous les élèves israéliens qui se rendent à Auschwitz en reviennent paranoïaques, pas plus que ne deviennent parano les jeunes Canadiens ou Français au retour de leur voyage dans les camps de la mort. Le cas présenté dans le reportage ne permet pas de généraliser.
En fait, Yoav Shamir soutient l’idée que l’état d’Israël exploite la Shoah à des fins politiques, qu’elle lui permet de présenter Israël comme une victime et , partant, de mettre un frein à toute opposition ou à toute critique de sa politique, entendons par là sa politique de colonisation. Ainsi la Shoah justifierait l’occupation et empêcherait les pays de condamner de façon claire les agissements d’Israël.


Rappelons qu’il n’est pas le seul à soutenir cette thèse : des intellectuels de la gauche post - sioniste, Adi Ofir, pour ne citer que lui, défendent la même idée, une idée que partagent aussi, soit dit en passant, les négationnistes .
Ils prétendent que c’est pour dédommager les Juifs que l’ONU a permis la création de l’état d’Israël. “Les pays du monde ont décidé de réparer deux mille ans d’injustice. […] Le rêve d’un peuple persécuté, qui a connu la souffrance et a subi un Holocauste, est sur le point de se réaliser”, pouvait-on lire, le 30 novembre 1947, dans un éditorial de Ha’aretz. Or, comme l’avait rappelé Georges Bensoussan lors d’une conférence, cette idée reçue selon laquelle l’État d’Israël serait né pour sauver les rescapés de la Shoah présente un grave danger : la délégitimisation de l’État d’Israël.


Certains abondent dans la même ligne de pensée et pensent qu’il faudrait presque cesser de parler de la Shoah. Dans son livre intitulé Vaincre Hitler, Avraham Burg pense que le moment est venu pour Israël de prendre ses distances avec l'Holocauste : "Pour gérer son passé et ses souvenirs, le peuple juif doit appliquer une
stratégie qui consiste à passer du traumatisme à la confiance, à l'espoir d'un monde meilleur. Et cela prendra du temps".


Un point de vue que nous ne partageons pas, car la Shoah n’est pas un massacre semblable aux centaines, voire aux milliers de massacres, qui ont jalonné l’histoire de l’humanité. La Shoah est un événement unique, un génocide destiné à anéantir totalement le peuple juif, avec sa culture et ses valeurs, pour que disparaisse à jamais toute trace de son existence sur cette terre.
La Shoah fait partie de notre histoire, et nous devons nous en souvenir. D’ailleurs si chaque peuple se définit grâce à sa mémoire, c’est encore plus vrai pour le peuple juif qui obéit au commandement: "Souviens-toi ce que t’a fait Amalec…Tu effaceras la mémoire d'Amalec de dessous les cieux. Ne l’oublie point". (Deutéronome, 25, 17).
Souviens-toi est répété à plusieurs reprises dans la Torah, c’est donc dire que c’est un impératif. Comme le disait le Grand Rabbin de France :"Seul le souvenir vigilant et actif permet de détruire à la racine les influences maléfiques d'Amalec. Le souvenir des horreurs du passé nous inspire dans le combat contre les horreurs d'aujourd'hui. À l'inverse, qui veut oublier le mal se condamne à le revivre".


La deuxième question pourrait se formuler ainsi : L’antisémitisme existe-t-il encore aujourd’hui ?


Pour le cinéaste, la peur de l’antisémitisme nous rend paranoïaques et racistes. Pour lui, l’Holocauste et l’antisémitisme ne sont rien d’autre qu’une une industrie qui rapporte de gros capitaux.
Dans le cadre de sa recherche, il suit un groupe de leaders juifs américains appartenant à l’ADL (la Ligue anti-diffamation) dont le rôle consiste à établir des statistiques sur les actes antisémites à travers le monde et à lutter contre toute forme d’antisémitisme. Yoav Shamir considère qu’ils n’ont qu’un objectif : se faire de l’argent en combattant le soi-disant antisémitisme. Poursuivant toujours sa réflexion sur l’antisémitisme, il donne la parole à Norman Finkelstein, historien radié de l’université de Chicago et auteur d’un livre qui a soulevé les passions L’Industrie de l’Holocauste. Celui-ci affirme que l’antisémitisme, tout comme l’Holocauste, est un outil dont se sert Israël à des fins politiques. Pour lui, l’antisémitisme n’existe pas. Il admet qu’il y ait des anti-Arabes, des anti-Noirs, mais des anti-Juifs, nenni, point du tout. Selon lui, le lobby juif est puissant et jouit d’un soutien sans bornes de la part de Washington et il en arrive à la conclusion que l’antisémitisme d’aujourd’hui est une invention des Sionistes pour décourager ceux qui seraient tentés de porter un jugement critique sur les agissements d’Israël vis-à-vis des Palestiniens.
Ces réflexions se passent, me semble-t-il, de tout commentaire. Mais dans quel monde vit-il ? Certes, les actes antisémites tels que nous les connaissons ont beaucoup diminué parce que l’antisémitisme a pris un nouveau visage et porte une nouvelle appellation : l’antisionisme. Mais comme nous ne pouvons dissocier Israël du judaïsme, l’antisionisme se double nécessairement de l’antisémitisme. Comment ne pas prendre au sérieux toute manifestation d’antisémitisme quand on sait que
c’est pour ne pas avoir pris au sérieux les menaces d’Hitler que 6 millions de Juifs sont morts dans les camps de concentration ?
Et l’Iran ? Sans doute Norman Finkelstein nous dira-t-il qu’il ne constitue pas une menace pour Israël. Puisse-t-il dire vrai ! Et les propos tenus par un évêque lors du dernier synode du Vatican ? Et si le terrorisme n’était qu’une diabolique machination de certains pays pour attiser l’islamophobie ?

Voyons maintenant la troisième question que soulève le documentaire : A-t-on le droit de critiquer Israël ?
Comment peut-il poser une telle question puisque ses documentaires constituent une réponse ? Question de rhétorique évidemment. La réponse va de soi : bien sûr ! Qui oserait prétendre le contraire. Après tout, Israël est un état comme les autres : on critique la politique de Sarkozy, on critique la Grèce et le Portugal pour n’avoir pas su éviter la crise économique, alors pourquoi ne critiquerait-on pas Israël ? Ne nous a-t-on pas toujours seriner que la critique est constructive ?
Mais Yoav Shamir prétend que les gens n’osent pas critiquer Israël car ils craignent de provoquer une renaissance de l’antisémitisme. Or, pour Shamir, Israël n’est nullement menacé et nous Juifs, que ce soit en Europe ou ailleurs, nous n’avons pas à craindre quoi que ce soit, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Au fond, pas besoin des non - Juifs pour attaquer Israël : il existe des Juifs qui s’en chargent volontiers, qui les confortent dans leur position et qui partagent leur point de vue sur Israël, principalement sur leur vision d’un état dominateur et colonisateur. Ainsi, alors que partout ailleurs on explique les inégalités sociales par la mondialisation, en Israël, les intellectuels de gauche considèrent que c’est le sionisme, et seulement le sionisme, qui est à l’origine de ces inégalités.
En fait, on a l’impression que les Juifs de gauche, qu’ils vivent en Israël ou ailleurs dans le monde, travaillent avec les adversaires d’Israël à délégitimer « leur » pays.


Ainsi, en France, le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, le BNVCA, a porté plainte contre des Français qui ont participé à une campagne de boycott de produits israéliens. Parmi eux figure le nom de Stéphane Hessel, résistant rescapé de Buchenwald et co-rédacteur de la Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948. Un autre anti-Juif, Edgar Morin, philosophe de renommée internationale, avait jugé que la politique israélienne est une politique raciste.
Je voudrais savoir quels sont les pays qui accepteraient d’être l’objet d’attaques de la part des pays voisins et qui traiteraient les citoyens de ces pays vivant sur leur territoire comme des citoyens à part entière. La France ? Je la crois mal placée pour donner des leçons. Les autres pays européens ? Difficile de le croire en ces temps d’islamophobie.
Et si on posait à Yoav Shamir la question que pose David Ouellette dans son blog :
« Certes, écrit-il, on peut critiquer Israël. Et on ne s'en prive guère. Mais peut-on critiquer la Palestine? »


En conclusion, disons que les anti-Juifs les plus acharnés, ceux qui délégitiment Israël et qui de surcroît légitiment l’antisémitisme, se retrouvent hélas parmi les nôtres et Israël doit composer avec eux. Avec ce documentaire de Yoav Shamir, Radio-Canada me questionne sur le bien - fondé de la plainte que nous avons déposée à la suite de l’émission de Simon Durivage. Mais comme notre chaîne publique est animée par un souci d’équité, je suis certaine qu’après nous avoir présenté le point de vue de Yoav Shamir sur Israël, elle nous proposera très bientôt un point de vue divergent.


Heureusement, ces Juifs anti – Juifs sont une minorité, mais leur voix se fait entendre partout et on ne peut qu’espérer qu’ils ne feront pas un grand nombre d’adeptes, car c’est de notre soutien dont Israël a besoin, principalement en ces temps difficiles où elle est isolée. Il nous faut unir nos forces pour lutter contre les délégitimateurs d’Israël et les combattre où qu’ils soient dans le monde.
Dora Marrache