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Un super video juke-box

Grands ou petits , jeunes ou vieux , hommes ou femmes archivez ce document c’est un vrai régal.....
Vous pouvez réécouter + d’un siècle de chansons , une archive à conserver sans " modération’

Un super video juke-box, à conserver dans ses favoris !!!
C’est une vraie mine d’or,
Entrez le nom de l’artiste que vous souhaitez écouter, dans la petite fenêtre prévue à cet effet.
Je n’ai pas réussi à prendre en défaut ce site et pourtant j’ai tapé des noms de chanteurs qui ont eu leurs heures de gloire avant 1940! (par exemple : Berthe Silva, Reda Caire, Jean Lumière, Rina Ketty, Mistinguet....),
On trouve également d’anciennes vidéos.
C’est tout simplement ahurissant!

http://uwall.tv/

samedi 12 mars 2011

DM

Chronique audio et écrite de Dora Marrache (2e partie):

Chronique audio:

http://radio-shalom.ca/mp3/doramarrache/Dora%20Marrache%20-%20Harcelement..%202%204.mp3



ISRAËL : HARCÈLEMENT ET DÉLÉGITIMATION (2/4)



« Il semble que l'envie et la haine ne diffèrent pas entre elles, et ne soient qu'une même passion. » PLUTARQUE


Dans la première partie de ma chronique, je disais qu’ on en veut à Israël non pas pour ce qu’il fait, ni même pour ce qu’il a, mais pour ce qu’il est, à savoir un État juif, ce qui veut dire un État peuplé de citoyens différents des autres citoyens du monde.

« Les sionistes » - par opposition aux antisionistes- ont fait le choix d’être juifs. Ils résistent, ils se démarquent par leur singularité : ils sont juifs, donc différents des autres peuples. Et il en sera ainsi jusqu’à la fin des temps.


Or, dans une relation perverse, le pervers hait la singularité de l’autre parce qu’il en est dépourvu, parce qu’il la voit comme un plus qu’il aimerait avoir, parce que cette singularité lui fait ombrage.


L’antisémitisme n’a donc rien à voir avec le racisme : alors que celui-ci est dicté par un sentiment de supériorité, l’antisémitisme trouve sa source dans un sentiment confus où se combinent haine et admiration, ce qui génère un sentiment d’infériorité. Je ne veux pas dire que le Juif se sente supérieur, mais c’est ainsi que doit le percevoir l’antisémite. En réalité, il nourrit une haine pour le Juif parce que le Juif – tout comme la victime dans une relation perverse- est différent de lui. Autrement dit, on hait le Juif – ou on hait l’État d’Israël - pour ce qu’il est. Et la singularité attise la haine, donc la violence.


« Les caractéristiques victimaires »


En quoi consiste donc cette singularité ? En un certain nombre de « caractéristiques victimaires » que Girard définit comme étant « des caractéristiques a-normales possédées par un groupe au sein d’une société ».


Dans le cas d’Israël, voyons quelles sont ces caractéristiques


- un peuple ambivalent caractérisé par une double quête : la tentation d’être comme les autres, d’effacer la différence, tentation qui remonte à l’époque de Samuel quand les Hébreux crièrent au prophète : « Nous voulons être comme les autres » mais, en même temps, le désir de préserver cette différence parce qu’elle est perçue comme précieuse.


Ce désir d’être le même et un autre fait du peuple juif un peuple différent des autres peuples. Ainsi, il connaît, par exemple, la fierté d’être le peuple élu, de compter un grand nombre de chercheurs et en même temps il éprouve gêne et regrets devant la situation de ses ennemis. Il est incapable de savourer sa victoire sans éprouver en même temps un sentiment de honte : honte d’avoir gagné « en une matinée », honte d’être vu comme un peuple occupant, comme le voleur des terres d’innocentes victimes. A-t-on jamais vu un peuple remporter une victoire écrasante contre ses ennemis et demander la paix ? C’est pourtant ce qu’ont fait les Israéliens en 67, après la Guerre des Six jours.


Comment ne pas envier ces hommes qui, tout en revendiquant leur identité, tout en la préservant jalousement, aspirent également à être autres que ce qu’ils sont, donc à se dépasser ? Mais en même temps comment ne pas les détester quand ils proposent un modèle d’homme difficile à atteindre ? Le Juif, parce qu’il réussit à réaliser ce souhait commun à tous les êtres humains, présente donc une des caractéristiques des victimes des pervers.


- Un peuple de « révolutionnaires », à l’origine de véritables révolutions telles que le monothéisme, le communisme, le capitalisme. En ce sens, le peuple juif a quelque chose de subversif qui suscite l’admiration et l’envie. Même la Déclaration des droits de l’homme est inspirée de l’Ancien Testament, du commandement « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».


- Un peuple capable de « rebondir », une caractéristique qui semble unique au peuple juif. Sans cette capacité, on parlerait des Juifs aujourd’hui comme on parle des Mayas ou des Aztèques. « Bien que les Juifs de la Terre Sainte soient ainsi entourés par des Etats hostiles 650 fois la taille de leur territoire et soixante fois celle de leur population, nous dit Joseph Farah, et que leur tout dernier et grand espoir est de mettre fin à deux millénaires de persécution internationale, l’État d’Israël a d’une manière ou d’une autre survécu. Lorsque au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’île de Malte a passé trois années terribles de bombardement et de destruction, elle a reçu à juste titre, la médaille George pour sa bravoure, et aujourd’hui, on devrait décerner une décoration similaire à Israël pour défendre la démocratie, la tolérance et les valeurs occidentales contre un meurtrier assaut qui a duré vingt fois plus longtemps. »


Le peuple juif a survécu malgré toutes les persécutions qui jalonnent son histoire. Certains vous diront que c’est grâce à la persécution, mais je ne puis souscrire à ce point de vue qui ferait du Juif un masochiste. Je crois plutôt que c’est au judaïsme qu’il doit sa survivance.


- un peuple d’une vitalité remarquable qui a transformé le désert en un jardin d’Eden, suscitant par le fait même, comme dans toute relation perverse, la jalousie de ses voisins. Un État qui a essuyé pas moins de 4 guerres en 50 ans et qui a réussi à les gagner toutes.


Un État dont l’économie est riche et dont les recherches technologiques et scientifiques ont permis de sauver la vie de millions d’individus à travers le monde. Un peuple dont Churchill avait dit en 1920 : « Nous devons aux Juifs, un système d’éthique qui, même s’il était entièrement séparé du surnaturel, serait incomparablement le bien le plus précieux de l’humanité, valant en fait le fruit de la sagesse et de l’expérience réunies. La contribution juive à la finance, la science, dans les arts, les universités, le commerce et l’industrie, la littérature, la philanthropie et la politique a été étonnante relativement à leur nombre infime. Bien qu’ils constituent moins de la moitié de un pour cent de la population mondiale, entre 1901 et 1950 les juifs ont remporté 14% de tous les Prix Nobel de littérature et des sciences, (et entre 1951 et 2000 les juifs ont remporté 32% des Prix Nobel de médecine, 32% de physique, 39% de l’économie et 29% pour la science). Ce, en dépit de tant de leurs plus grands esprits qui sont morts dans les chambres à gaz. »


- un État démocratique, la démocratie par excellence, pourrait-on dire et ce dans une région d’États totalitaires.


- Une démocratie avec un Parlement où siègent des députés arabes, où dans les tribunaux, incluant la Cour suprême, siègent des juges arabes. - Une démocratie où les Arabes israéliens, malgré leur opposition farouche à l’existence d’Israël, jouissent des mêmes droits que les Israéliens.


- Une démocratie, comme il en existe peu, avec un gouvernement qui admet la critique, laquelle est parfois d’une virulence inqualifiable, même s’il donne le meilleur de lui-même, même s’il a un sens aigu des responsabilités et veut ce qu’il y a de mieux pour ses citoyens, c’est-à-dire une paix définitive.


- Une démocratie où le Premier ministre publie sa fiche de paie sur sa page de Facebook, et on peut y lire qu’il gagne… 15.027,43 shekels, environ 4.500$ par mois !


- un État qui se veut exemplaire et dont le reste du monde attend de lui qu’il le soit. Bien sûr, on nous objectera qu’il ne l’est pas toujours. Et pourquoi le serait-il ? Pourquoi cette exigence ? Pourquoi ce qu’on permet aux autres nations lui serait-il interdit ? Bien des pays ont chassé de chez eux des milliers d’habitants sans même que le reste de la planète en entende parler. À titre d’exemple, la Turquie a chassé pas moins d’un million de Grecs sans qu’on lui ait jamais demandé de les réintégrer. On n’exige d’aucun pays qu’il reprenne ses réfugiés, sauf de l’État d’Israël.


Connaît-on un pays qui s’évertue autant qu’Israël à tout mettre en œuvre pour éviter que pèsent sur lui des blâmes, un pays qui accorde une aussi grande importance aux réactions du monde, à l’image qu’il donne de lui ? L’État d’Israël est très vulnérable aux jugements et aux critiques que porte sur lui la communauté internationale, ce qui l’amène à toujours vouloir se justifier, à ne jamais contre-attaquer rapidement. Il admet trop facilement et trop rapidement sa culpabilité même si les accusations ne lui paraissent pas fondées. Comme toute victime dans le cas de harcèlement moral, Israël ne se défend qu’après coup. Ainsi, après le reportage de Charles Enderlin sur l’Affaire Al-Dura, Israël a accepté, des années durant, les accusations qu’on a fait peser sur Tsahal. D’ailleurs, ce n’est que maintenant, au vu de toutes les preuves collectées par Philippe Karsenty, que le gouvernement israélien prend position et reconnaît que le reportage est un montage.


Certes, cette sensibilité à l’opinion publique occidentale s’est émoussée, depuis la fin des années quatre-vingt-dix, non pas parce qu’Israël se sentait soutenu par le gouvernement américain, mais bien parce que la multiplicité des condamnations de l’ONU frisait le ridicule.


Mais les Juifs antisionistes, toujours soucieux de l’image qu’ils donnent aux ennemis d’Israël, participent à la diabolisation d’Israël et, ce faisant, ils sont responsables d’une augmentation de la violence. En effet, en se montrant gentils et conciliants pour diminuer cette haine, ils sont perçus par leurs agresseurs comme supérieurs, ce qui a pour effet d’accroître la haine. Pis encore : le désir de paix des intellectuels juifs est même interprété par beaucoup d’antisémites comme le désir d’écraser les populations pour que le peuple juif puisse enfin être reconnu comme « le Peuple élu ».


-une histoire jalonnée de tragédies Évidemment, à nos yeux, la condition de victime du peuple juif n’a rien d’enviable, mais les autres peuples considèrent que cette histoire lui confère un certain prestige. C’est un peu comme si la guerre, de par la douleur qu’elle génère, a permis au peuple juif d’acquérir une certaine dignité, un peu comme s’il fallait connaître la souffrance pour mériter le nom d’Homme.


Nous n’avons retenu que quelques unes des caractéristiques qui expliquent pourquoi l’État d’Israël suscite jalousie et convoitise, pourquoi il devient un sujet de haine et le bouc émissaire des nations en proie à de graves problèmes intérieurs.


La singularité de l’État d’Israël est donc source de conflit parce que l’autre souffre de ne pas être riche de ce particularisme. En réalité, les Arabes ne convoitent pas réellement ce territoire minuscule, ils convoitent l’âme de son peuple.


Alors, ils sont persuadés qu’une fois qu’ils auront éliminé ce groupe et pris possession de sa Terre, tous leurs maux disparaîtront et ils deviendront ce qu’ils ont toujours rêvé d’être : son alter ego.


Et c'est précisément là que se situe le noeud du conflit qui les oppose à Israël.


Dora Marrache
Chroniqueuse
Radio-Shalom Montréal



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